-«Zoé marche, marche de plus en plus vite jusqu'à courir, elle veut arriver la première. Elle passe le chêne vert où avec Noah ils avaient gravé leurs initiales dans un coeur. Elle tourne sec, jusqu'à se faire une petite frayeur quand son pied quitte le sol, entre les deux haies du petit passages. Elle arrive directement devant chez Madame Pumberton qui comme à son habitude passe le bout de sa figure prise par l'âge entre le cadran de la fenêtre en bois blanc et le rideau de dentelles. Puis, enfin, Zoé distingue le bout de la vieille Ford de sa mère garée devant la maison. Zoé à les pommettes rouges au centre et violette sur les bords, son souffle est fort, elle a du mal à respirer, l'appréhension, la peur, l'effort pour tirer sa jambes ce ressentît sur sa vitesse. Elle n'est plus qu'à deux mètres de l'entrée . Elle s'arrête net. Même l'épaisseur des vitres, elle entend des cris. Une larme coule sur ses pommettes écarlates. Elle n'a plus la force mais il lui reste l'envie, alors elle y va. Elle attrape la poignée d'un coup et ouvre la porte»
Soudain je n'entend plus la belle voix douce avec ce soupçon de rhume de Elia mais une voix rauque usée par l'âge et la cigarette. C'est la mère d'Elia, Isabelle. Cette voix m'énerve déjà, elle gâche mon moment préfère pour dire:
- QUOI?! Elia il est minuit passé! Tu te fiche vraiment du monde ! Je t'avais.pourtant dit d'éteindre et d'arrêter ce foutus livre!
-Mais maman ! dit Elia d'un ton agacé et innocent.
-NON Elia, tu éteins maintenant!
Elia résiste, je la comprends elle a envie de savoir la suite. Soudain le sol résonne, sa mère arrive décidée. Elle m'arrache des mais d'Elia, qui pousse un petit cru étouffé. Je sens des doigts humides sur moi, ça bouge fort! Je ne me rappelle pourtant pas être sur une bateau par tempête. J'entends une porte calquée. Droite, gauche, droite, gauche, on descend des escaliers. Maintenant l'air est plus froid, peut-être somme nous dehors. Je reconnais le bruit d'un briquet qui s'allume, le même bruit quand j'entends quand Elia est avec ses amis sur le petit muret à côté du lycée sous les cerisiers. C'est sans doute Isabelle qui allume sa cigarette. Elle est assise sur le banc du perron qui entoure la maison.
Je commence à avoir vraiment froid. Elle aurait quand même pu me jeter sur le canapé ou sur son lit mais non elle a décider de me punir moi aussi comme Elia. Cette nuit est calme, le chouettes goulûment, les grenouilles croissent, le vent souffle, les feuilles bruissent et la lune est pleine. Cette une belle nuit. J'aimerais pouvoir voir ce spectacle avec ces lumières dans le ciel. J'aimerais qu'Isabelle rentre dormir. J'aimerais qu'Elia connaisse déjà ma fin. J'aimerais ne pas être un livre.
Isabelle me serre dans ses mains pour se lever. Enfin elle rentre. Puis avec grande chance, pour la seule et unique fois de sa vie me pose délicatement dans la bibliothèque!! Je suis tellement content! Je vais enfin pouvoir faire des rencontres, discuter, échanger, entre Papiertien, population constituée de papier, ont de comprends même si de temps en temps il t'a a de petits accrochages. Mais bon dans une société c'est normal que nous n'ayons pas tous le le même caractère. En tant que tant polar je soupçonne jeunesse et animations de toujours se chercher des fautes d' orthographes.
C'est le matin, les poulets au fond du jardin me font déjà regretter de m'être réveillé. Une porte claque puis une autre, c'est Elia qui se presse car elle est en retard. Elle est en retard mais ne m'oublie pas et me plonge dans le fond de son sac rapidement. J'espère qu'elle aura le temps de lire la suite aujourd'hui. La journée passe et je n'ai toujours pas sentit le moindre petit bout d'ADN sur moi ni entendu la voix d'Elia. Quel dommage, elle va devoir attendre ce soir avec la chance que sa mère ne lui confisque pas. Elia sort du lycée vers 16h, la journée est enfin finit donc bientôt finis les remous que je subis entre les 24 32 recouverts de plastique. Elia rentre à pied comme chaque soir, elle passe sur la motte de terre en face du parc, elle s'amuse à marcher en ligne droite sur le bord du trottoir là où le béton est le plus gris clair. Elle arrive près de son lotissement à l'Américaine. Il doit y avoir une vingtaine de maisons, toutes aussi grandes et belles les unes que les autres. C'est un peu le quartier parfait, avec des gens parfait qui disent bonjour et vous sourient quand ils passent près de vous. Mais au fond qu'est ce que ça cache? Peut être que les gens pensent la même chose d'Elia quand ils la croisent et pourtant tout est loin d'aller pour le mieux chez elle. Son père est mort mais la battait elle et sa mère et était alcoolique, c'est les Misérables qui me l'a dit, sa mère n'est pas morte mais est alcoolique et ne s'occupe pas d'elle. Alors Elia n'a que moi c'est pour ça que je tient tant à ce qu'elle sache la fin, pour qu'une fois elle apprécie quelque chose, pour qu'une fois elle se dise qu'elle est forte et plus toute seule. Elle arrive près d la maison des Bottelli à l'angle de sa rue.
Normalement il n'y a personne chez elle à cette heure mais là des lumières bleues l'interpelle accompagnée d'une sonnerie commune la font s'arrêter. Elle se crispe. Ella a peur. Elle se pose des questions. Elle décide d'avancer et d'affronter. C'est la police chez elle. Elle s'avance sur les dalles en gravillons qui forment le chemin pour rejoindre l'entrée. Elle avance et ouvre la porte.
ВЫ ЧИТАЕТЕ
Le papiertien
Короткий рассказVoici une nouvelle entraînante, avec des notes d'humour sur un fond dramatique.
