Chap 1

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Je me souviens de rien. Je me réveille d'un éternel coma. Les yeux toujours fermé, presque sourd, et assoiffé, attaché les mains liées, sur ma chaise. Minable que je suis. Pour tant, je ne me rappelle pas de la cause de ce bordel dans lequel je me suis mis.

Je lève ma tête, et ouvre mes paupières lourdes de fatigue. Je me situe dans une pièce vieillotte. Le parquet de bois poussiéreux et fragile. Les murs en moquettes pourries, et délavées. Un plafond crasseux et démoli par le temps. Les fenêtres brisées, recouvert par des rideaux déchirés. Des trainées de sable en sort, amenant cette chaleur époustouflante.

On reconnait le salon. Un canapé et deux fauteuils. Arrachés, et moisis. Une télé explosée. Des lampes sans ampoules. Un tapis dégueulassé par des traces de boue asséchée.

Un éclairage dans le seul couloir menant aux autres portes. Quelques jeux arcades débranchées. Un distributeur de bouffes périmés. Et toujours pas d'eau en vue . Ça fait depuis un sacré temps que le lieu est vide.

Je commence à retrouver mes sens. Je me laisse tomber pour récupérer un morceau de verre tranchant sur le plancher. J'en prends un, et me délivre de ces cordes serrées. Me frottant les poignées, cherchant une solution. Commençant déjà à me nourrir des barres de nourriture périmées, qui n'enlève pas ma soif.

Je passe me décrasser à la salle d'eau. La plomberie est hors usage. Je m'observe dans le miroir cassé, me grattant la barbe. Je regarde dans l'armoire à pharmacie. Je récupère le plus utile. Je me brosse les dents avec le dentifrice sec, qui m'assure une haleine puante. J'utilise l'un des rasoirs rouillés. Fini, je ressemble à une testicule atrofié, avec des poils vagabondes.

Après le visage bien rafraîchit. J'explore les chambres, la cuisine. Je fouille dans les placards, les commodes, les valises. Je récupère l'essentiel. Mais le plus stupéfiant dans tous ces décombres, dans un trou béant dans le sol, s'aperçoit une mallette métallisée avec un code. Mais qu'est-ce que ça peut-être être ? Curieux ? Ce peut-il que cette mallette appartienne aux évadés ? J'ai bien envie de voir l'intérieur ?!

Donc, Il faut utiliser les grands moyens ! Je tente avec les couteaux de cuisine sans résultat. Puis, avec la machette... brisée maintenant. Par contre, la hache, lui, a été la clef miracle. La pauvre que je le plains.J'ouvre la boîte :

- Hey hey heeey ! Parfait !

Un fusil laser avec ses capsules de recharges. Une ceinture de grenade et des flingues, plus une paire de lunettes ! RIEN DE MIEUX POUR UN CARNAGE ! Croyez-vous que c'était ça la raison de ma situation actuelle ?

- Je vais les trouver ces enfoirés de merdes ! Qu'ils crèvent avec agonie !

Enfin, je me tiens devant la sortie. Une fois que j'aurais posé un pied dehors. Ces personnes se seront fourrées la pire des merdes à leurs baskets. Je les pisterai, et ils vont être torturés. Voilà !
Bien équipé, armé jusqu'aux dents, avec ma hache sur le dos "La clé miracle". Je tourne la poignée pour découvrir l'endroit.

Wow, un paradis ! Un paysage désertique, et aride. Un ancien village, sous forme de ruines. Un endroit pommé. Et juste quoi ?! Un pauvre Android modèle B-91AIR* grinçant au moindre souffle d'air s'élançant sur lui. Qui lui se dirige vers sa destination programmée . La route était toute tracée.

B-91AIR: machine pour les infortunés, ne pouvant transmettre des messages, ou d'apporter des charges, sans fonction d'armement. Mais facile à customiser.

Je le suis, pensant qu'il m'amènera auprès d'une personne de la région ou de son maître.

La marche est fatigante et ennuyeuse. Marcher lentement derrière me rendait fou. Des collines de roches et de sable fins, d'ici à l'horizon. Le soleil commence à quitter son Zénith.

-Bip -Bip -Bip !

L'android se stoppe, il en sort un tuyau le planté dans une crevasse étroite, et ingurgite un liquide dans ces réservoirs. De l'eau ? Pas besoin de réfléchir... Je me positionne devant son dos. Et brandis ma clé miracle derrière son crâne de fer. Oui je le plante avec force !

- Oh ! Sacré ouvre-boîte !

Je le disséque et bu l'eau à grosse gorgées. Et je m'en verse sur moi pour me raviver. Je poursuivis ma route. Avec la super pêche (#péju).

Puis je poursuivis le chemin. Douloureuse pour mes jambes. Des heures de marche plus tard. Le soleil commence à prendre des couleurs rose, orangeâtre. Mon équipement pèse à la finale. Pour me localiser, je monte sur l'une des collines les plus hautes. Puis mes premiers mots !

-Et ben la vache....! ENORME !

Je vis une cité dans un cratère d'un diamètre inimaginable. Entouré d'une murailles de métal collosale, faisant plusieurs centaines de mètres. Comment ai-je pu louper ça ? Mais attends ? Ai-je contourné ce cratère ? ....

-Non ! Mais noonn ! Comment est-ce possible? Que je suis trop con !!!

Devant ces murs, une brume mauve entourent la ville. Jonché de squelettes et de corps frais. Des gigantesques marécages mêlés aux terres fangeuses. Seuls les lézards géants y survivent déchirant leurs tendre victuailles en les niaquant. Et c'est pas sûr. Peut-être autres choses de plus dangereux s'y cache. Je campe alors. Car la nuit porte conseil. Je trouverai bien une solution ! Et non je n'ai pas de tente.

L'aventurier de merde !



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⏰ Last updated: Jan 08, 2017 ⏰

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