La grande grue tourne une fois sur elle même. Dans sa cabine, un homme a vue sur tout Paris. Paris et sa grisaille. Ses odeurs, sa verdure,ses immeubles.
Il ne prend pas le temps d'observer la tour Eiffel, il l'a déjà trop vue et elle fait partie du décor. Comme tous les gens qui prennent le métro de nombreux mètres plus bas, il pense de lui et à lui. Sa journée touche à sa fin. Il va retourner dans son petit deux pièces du onzième arrondissement. Sa femme rentrera tard comme d'habitude, c'est lui qui ira chercher les enfants à l'école. Il salue ses collègues et quitte le chantier. Il ôte son gilet jaune et ses chaussures de sécurité il enfile une jolie veste et on ne reconnaît plus l'ouvrier qu'il était peu de temps auparavant.
Il s'engouffre dans le métro. Dans un tournant il percute un jeune femme, une étudiante. Elle a vingt ans et étudie le cinéma à Paris 8. Très classe dans ses borines à talons sa jupe noire et sa veste en jean, elle s'excuse avec effusion et s'accroupi pour ramasser son sac. Elle a eu une mauvaise journée. Elle s'est battue, elle si calme et douce s'est révélée violente et de ses longs ongles elle a lacéré les bras et joues de son ennemie.
Après quelques changements, elle sort aux Halles et se dirige vers le cinéma.
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Le vent se lèvera demain
General FictionParis, ses odeurs, ses couleurs, sa grisaille. Sa verdure ses parcs ses immeubles. Son ciel ses ponts ses musées. Des habitants. De Beaubourg aux tuileries et des tuileries aux Buttes Chaumont. De barbes à Clichy de république à nation et de la Vill...
