Bonjour cher(e)s lecteurs (trices).
Après avoir fini d'écrire mon premier tome, je suis en pleine réécriture
Je rajoute des chapitres qui vont s'intercaler tout au long de l'histoire.
Je vous invite à laisser des commentaires, que je lis toujours avec plaisir.
Dites moi si certains personnages vous intéressent plus que d'autres, si vous avez des attentes etc...
Je me suis fixé de faire la relecture/réécriture pour le 31/12/2017.
Au fur et a mesure de la réécriture, je l'inscrit dans le titre du chapitre.
Bonne lecture
Quelque part, une nuit, en pleine forêt... C'est un soir de pleine lune. Le ciel est si clair que les bois sont à peine effrayants, pour un enfant de cinq ans.
Au loin on distingue des aboiements et des cris d'hommes.
Le garçon court aussi vite qu'il peut ; « toujours tout droit »...Une voix dans sa tête lui rappelle que c'est le seul moyen d'aboutir quelque part lorsque l'on est perdu. Et perdu, il l'est.
Apeuré, il entend ces groupes qui se rapprochent à une vitesse folle. Plus il avance dans cet environnement hostile et moins il lui semble progresser.
Cela fait bientôt une demi-heure que ce petit homme fuit. Sur son visage, on lit la peur, une peur qui ne devrait pas exister à cet âge. Ses traits semblent si marqués ; que fuit cet enfant à une heure si avancée de la nuit?
Pourquoi en arrive-t-on à organiser de telles expéditions de nos jours pour un enfant ? ...
Au loin enfin, il aperçoit comme un tunnel dans les arbres ; « Ouf ! se dit-il, j'arrive à l'orée du bois, je vais être sauvé, ils ne me suivront pas plus loin ! » ...
Cinq cent mètres derrière lui, tels des chasseurs rabattant leur gibier, une cinquantaine d'hommes, tenant chacun en laisse deux dobermans, courent, tels des machines sur deux rangées, déployées sur plus de cinquante mètres de long.
Ils avancent dans la nuit presque aussi silencieusement que les Indiens, l'un d'entre eux tenant un écran détecteur, leur fait soudain signe de s'arrêter.
Comme dirigés par ordinateur, les maîtres-chiens stoppent net et se mettent à détacher leurs fidèles compagnons. L'homme au détecteur fait un geste et tous se remettent à courir, les chiens les devançant de deux mètres environ, mais sans qu'aucun d'eux n'aboie.
Comme si tous les animaux de la forêt avaient pressenti qu'un énorme danger pesait sur ces lieux, aucun bruit ne se fait entendre. Pas une chouette ne veille, aucune chauve-souris ne fend l'air, tout semble abandonné à ces chasseurs nocturnes poursuivant une proie bien trop facile.
Que cache une telle battue ?
A force de persévérance, le garçon n'est plus qu'à quelques dizaines de mètres de l'orée des bois lorsque soudainement, il sent des formes basses passer près de lui ; c'est comme si un tas d'ombres sortait des sous-bois, effrayé par une force mystérieuse.
Mais alors qu'il va franchir le passage vers sa liberté, le garçon s'arrête brusquement. Son menton se met alors à trembler violemment. Mêlées à sa sueur, des larmes coulent sur ses joues. Il est subitement pétrifié sur place, son corps tout entier est pris de violents spasmes, il essaye de hurler, mais aucun son ne veut sortir de sa bouche.
Son regard balaye l'espace devant lui ; où qu'il le pose il ne voit que ces paires d'yeux rouges qui le fixent, il se sent entièrement cerné.
Il se dit qu'il pourrait faire demi-tour et tenter une échappée mais il sait ce que sont ces yeux, il sait pourquoi ces formes ne bougent pas et il sait également que derrière lui les hommes attendent qu'il fasse un seul geste pour ordonner à leurs fauves le signal fatal.
L'homme au capteur semble extrêmement concentré sur des sons reçus dans son oreillette. Puis, d'un geste vif il donne l'ordre à ses congénères.
A ce moment, le garçon sait qu'il ne verra plus jamais un lever ou un coucher de soleil, il sait que dès lors, ses jeux serviront à un autre petit garçon ou au pire, qu'ils termineront aux ordures. Il prend conscience de tant de choses, alors que derrière lui d'innombrables rayons viennent soudain éclairer des dizaines de mâchoires découvrant des crocs acérés.
A présent il sait qu'il aurait mieux fait de tout ignorer. Mais il est trop tard !!! Il lui semble que la forêt s'est brutalement mise en mouvement. Ses yeux se fixent alors sur l'orée du bois, et tandis que l'étau se ressert autour de lui, le garçon se déconnecte peu à peu de la réalité...
Soudain au cœur de la nuit, des cris retentissent. A l'aube, un garçon de cinq ans aura cessé de respirer. Demain aucun journal n'en parlera, il n'y aura jamais d'avis de recherche, aucun parent ne pleurera sa disparition.
Quel mystère se cache derrière cette scène ?
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Le dur chemin vers la paix - Tome 1
Science FictionLe garçon court aussi vite qu'il peut ; « toujours tout droit »...Une voix dans sa tête lui rappelle que c'est le seul moyen d'aboutir quelque part lorsque l'on est perdu. Et perdu, il l'est. Apeuré, il entend ces groupes qui se rapprochent à une v...
