Chapitre 1 : L'enfer ou plus couramment appelé : le lycée

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Le lycée, sûrement la pire invention au monde. Un concentré d'adolescent,  mal dans leur peau, à qui on demande de prendre des décisions qui vont, sûrement, changer le reste de leurs vies. Ouais, je sais, ça peut faire peur. Moi, en tout cas, ça me fait peur. J'essaie d'éloigner le plus possible le sujet de mon esprit, mais, mes profs ont la bonne idée de rappeler, à chaque moment de ma putain de journée, que l'on joue notre avenir. Alors, certains font passer leur stress dans la cigarette ou les joints, dans l'alcool, ou dans les fêtes qui n'en finissent jamais... Ou d'autres, comme moi, se disent que leur vie serait mieux si l'on vivait comme dans des films ou des livres. Effectivement, je n'ai pas les meilleures moyennes mais si un jour je rencontre un vampire ou un sorcier, je sais comment m'y prendre. Inutile ? Oui, mais on fait comme on peut pour oublier qu'il va falloir, bientôt, se comporter comme un adulte responsable. Je profite de mes dernières années de mineure avant de tomber dans la grande aventure du monde des adultes.

Mais avant d'y arriver, je dois terminer ce cours plus qu'ennuyant d'Espagnol. Une des choses que le lycée m'a appris : rien n'est comme tu l'espères. L'espagnol, par exemple, c'est censé être une langue pleine d'énergie, une langue qui sent bon les churros, avec un prof qui te donne envie de te déhancher sur des musiques latinos. Et bien non, rien de tel ! Juste une prof qui a l'air tout le temps malade et qui a autant d'énergie qu'un paresseux sur sa branche. Dans ce genre de cours tu te surprends à avoir une passion pour les horloges. Tu fixes les aiguilles en espérant qu'elles avancent plus vite, ce qui est d'ailleurs totalement débile car même si les aiguillent s'arrêteraient ou qu'elles avanceraient plus vite, le temps continuerait de s'écouler normalement, mais bon... l'espoir fait vivre !

Allez...Plus qu'une minute ! Ma main est déjà posée sur mon sac, ma veste sur mes épaules, prête à courir hors de ce cours. Je ne suis d'ailleurs pas la seule, je jette un coup d'oeil à ma meilleure amie, Sophie, se trouvant à l'autre bout de la salle. Nous avons été tragiquement séparées après un énorme fou rire qui a rendu madame Masuso hors d'elle. Elle me jette aussi un coup d'oeil, je lui fais un sourire et me reconcentre sur l'horloge. A peine la sonnerie retentit que je suis déjà debout, j'allais sortir mais la voix de ma prof m'arrête. Je me retourne en soupirant, je remarque que nous sommes que quelques un à nous être levé.

-Je ne crois pas vous avoir autorisé à quitter la classe ! De plus, je dois vous distribuer un papier pour le BAC ! Je vous l'ai dit en début d'heure ! dit-elle sèchement.

Je soupire mais je regrette tout de suite en croisant son regard plein de colère.

-Deux heures de colles Victoria pour votre insolence, nous savons toutes les deux que ce n'est pas la première fois !

-Mais madame...

Elle me coupe.

-Silence ! Vous viendrez samedi matin !

Sur ces mots, elle se lève pour nous distribuer son fameux papier. Prise de colère, j'engouffre la feuille dans mon sac et sors. J'attends Sophie, puis, nous descendons dans le hall pour profiter des dix minutes qu'il nous reste de pose. Mon autre meilleure amie, Johanna, que l'on surnomme Jo, nous rejoint. Ayant choisit une filière scientifique, voilà deux ans que Jo n'est plus dans la même classe que nous, mais nous sommes, tout de même, restées très proches.

-Deux heures de colles un samedi, elle abuse ! me dit Sophie une fois que nous sommes posées contre un mur, à l'écart des autres élèves.

-T'es collée ? Qu'est-ce que t'as fait ? me demande Jo.

Je lui explique ce qui s'est passé et je rajoute :

-Ça allait finir par arriver, elle attendait que je fasse encore un pas de travers pour qu'elle puisse me coller.

Side To SideWhere stories live. Discover now