CHAPITRE 1

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J'ai toujours aimée la rentrée. Ce jour excitant où l'ont rencontre ses nouveaux camarades de classe, ses nouveaux professeurs... J'ai toujours pensée que, d'une façon ou d'une autre. La vie nous accordait un nouveaux départ, pour ce reconstruire, ce réinventé.

La rentrée de ma cinquième je me suis teint les cheveux en rose. Outre le fait que cette couleur de cheveux ne m'allait pas le moins du monde, je me suis aussi inventée une nouvelle « personnalitée ». Je voulais être la fille rebelle, qui « n'avait peur de rien ». Et ainsi de suite pour chaque année, une foi on s'octroi le rôle d'intello de la classe, une autre de fille « mystérieuse »...

Mais ce que l'ont oublie, et cela chaque année, c'est que notre vrais personne fini toujours par réapparaître. Nos réactions que l'ont a si souvent répéter dans notre tête, pour rester fidèle à notre rôle s'en vont. Et nous redevenons nous même. Malheureusement.

Cette année je rentre en seconde. L'entrée au lycée, et, pour ce grand changement, mes parents n'ont rien eu de mieux à faire que de déménager à Manhattan. Fini mon beaux Paris, fini les copines, fini les amours. Outre le fait que je vais devoir continuer mes cours dans une école d'une langue étrangère, notre maison ne sera prête qu'en février. Nous devrons loger dans un hôtel. Cinq étoile ou pas, je ne vivrais pas quatre mois dans la même suite que mes parents. Les négociations sont encore à faire mais on peut dire que j'ai déjà gagnée la partie.

L'année de ma troisième, je me suis perdu. Je ne sais plus vraiment qui je suis, qui je veut être. J'ai eu des problèmes du comportement alimentaire, j'ai touchée à la drogue... Lorsque nous nous retrouvons dans une impasse, la seule chose qui peut encore nous sauver est l'entourage. Dans mon cas, je ne pouvais compter ni sur mes parents, qui passent leur temps au travail à gagner plus d'argent qu'ils n'en ont déjà, ni sur mes amies qui elles, n'ont pas hésité à me laisser tomber dés lors qu'elle on entendu le mot « anorexique ». Dans notre milieu tout est question de réputation. Trainer avec une anorexique n'été pas assez « chic » à leur goût. Donc me voilà, après deux mois d'hospitalisation et quinze kilos de plus, plus cassée que jamais. On le dit souvent mais, mieux vaut trop que pas assez, l'argent ne fait pas le bonheur.

C'est pour cela que je suis tombée dénue, lorsque j'ai appris notre déménagement permanent dans l'Upper East Side, je ne connais ce milieu que trop bien pour y être allé des dizaines de fois et, pour ainsi connaître sa réputation. Quiconque goûte à la vie sulfureuse de Manhattan se vois changée. A tout jamais.

J'avais décidée cette année de me reconstruire et de pansé mes blessures. Mais je ne pense pas que Manhattan soit le meilleur endroit pour réussir à s'épanouir. Après tout comparé Paris à Manhattan c'est comme comparé notre professeur de sport à... Hitler ? Mais non je vais devoir essayer de garder la tête haute et de surtout, ne pas replonger dans cet univers malsain déguisé en soirée mondaine et création haute couture.

Mis à part l'environnement rien ne va me manquer à Paris, la seule qui aurait pu me manquer aurait été Ella, ma gouvernante attitrée, ou plutôt ma deuxième mère. Et oui je suis de celle qui, à défaut de ce faire élever par ses géniteurs. Se fait élevée pas leurs employés avec un léger accent porto ricain. Mais mes parents, fondateurs d'une association qui aide à luter contre les droits de l'Homme, m'ont annoncé qu'ils allaient amener Ella avec nous à New-York. Elle accepta après que mes parents lui est doublée sont salaire pour, je cite : « Les dédommagements que vont occasionner, au niveau moral, l'éloignement d'Ella et sa famille ». Comme si l'on parlait d'un vulgaire objet. Cette dernière n'a pas pu refuser une telle opportunité. Nous somme très proche elle et moi mais l'argent passera toujours avant tout, après tout elle à deux enfants à nourrir.

Comme vous avez pu vous en rendre compte, chez les bonnes familles aussi on à notre lot de problèmes à porter.

Mais aussi nos secrets...

LOSTWhere stories live. Discover now