Depuis deux mois, l'agent V se trouvait en Chine, dans Pékin, en infiltration dans la filiale terroriste se faisant appeler La Mama. Aujourd'hui avait lieu une réunion de la plus haute importance dans l'organisation. Dans le temple du Ciel, monument pékinois représentant les anciennes croyances chinoises, mettant en avant que la terre est carrée et le ciel rond. 23:00. C'était l'heure dite pour le rendez vous, afin de ne pas être importuné par quelques touriste ou gardien. C'était l'heure pour Le Conseil de se réunir. Leur projet préparé, façonné, depuis tant d'années, l'achèvement du projet d'une vie, aller se discuter dans les prochains instants.
L'agent V, de son vrai nom, Sélène Vinile, était en relation directe avec les services secrets de renseignements américains. Voilà plusieurs mois qu'elle espionnait en tant que garde du corps de l'un des membre de Conseil les agissements de La Mama. Car effectivement, par un dernier infiltré américain, les renseignements avaient reçus un message codé disant que New York était la cible d'un projet de La Mama. Quelques jours plus tard, ce même infiltré avait été renvoyée dans une valise de cuir imbibée de sang. Lorsque l'ouverture s'était faite, non seule my un torrent de liquide rouge humain s'était déversé, mais des os, des lambeaux de chair, un œil, et d'autres organes tels que le foie et un poumon étaient agrafés aux fond de la valise. La Mama était sans pitié.
La mission était donc d'une extrême dangerosité. L'agent V était la plus qualifiée.
Il était 22h55 dans le temple du ciel. Sélène était derrière l'homme qu'elle devait, selon sa couverture, protéger. Elle se trouvait derrière lui, pieds et mains jointes, la tête vers le bas. Un simple regard qui pouvait être mal interprété, et elle pouvait se faire descendre tel un chien enragé. Elle portait une combinaison de cuir noire moulante. Une coupe à la garçonne faite de cheveux noirs, des yeux bleus ciels.
6 des membres du conseil siégeaient autour d'une longue table en bois vernis foncée. Ils ne parlaient pas. Quelques raclements de gorge, des petites quintes de toux, de discrets plissements de chemises, c'étaient les seuls bruits qui l'on distinguait dans la pièce. Soudain, un bruit domina la salle : l'horloge sonnait 23 heures. Une seconde plus tard, la porte à double battant au bout de la pièce s'ouvrait, et une silhouette se dessinait dans la pénombre. Féminine, des yeux de chats si profondément verts qu'on les distinguait même dans le noir. Lorsqu'elle entra dans la lumière, cette femme aux cheveux si blonds qu'ils paraissaient blancs cessa sa marche rythmée de pas de talons. Tous les autres membres du Conseil se levèrent, faisant crisser leurs chaises sur le sol. Pendant ce bref instant, Sélène en profita pour poser un minuscule caméra circulaire derrière elle qui allait filmer la scène. Le bruit des chaises couvrir le sien. D'une signe de tête, la femme ordonna à Sélène et à un autre vigile de sortir de la pièce. Il s'exécutèrent, en effectuant un salut que cette femme jugea qu'il ne valait pas de daigner tourner la tête.
Une fois dehors, ils se postèrent devant la porte et l'autre vigile demanda à Sélène si elle avait du feu pour une cigarette. Celle-ci fit mine de chercher dans l'une de ses poches, mais your ce que le vigile reçu, c'est un crochet du droit dans la mâchoire, ce qui l'assomma. Elle sortit un téléphone portable et pu, grâce à cet objet, suivre en direct la retransmission de la pièce par la caméra.
Les membres du Conseil s'étaient assis, tous, sauf la femme aux cheveux blancs.
"Messieurs, entama-t-elle, voici l'accomplissement de tous nos efforts et nos sacrifices. L'armée, les Engins, et le Bouquet sont prêts. Chacune de nous dirigera une portion de ce plan. Alors nous allons faire une récapitulation générale."
Ce qui suivit estomaqua Sélène : La Mama avait pour projet de d'abord lancer une attaque terrestre sur New York par des hommes, des chars d'assauts, dans le but de prendre le contrôle de la ville et de la passer en état de siège. Puis, des bombardements aériens devaient suivre sur tous les commissariats et ce qui pouvait encore causer causer des complications à La Mama, le tout en blessant un minimum de civils. Et puis, au bout de mois de siège, La Mama comptait sacrifier sa propre Armée en lançant un tête nucléaire sur la ville, ce qui dévasterait et tuerait toute vie.
Au bout du plan, Sélène lâcha un petit souffle de stupéfaction tant l'émotion était grande, mais cet infime son, la femme le sentit. Dans la pièce, pendant que Sélène ne regardait plus sa caméra et cogitait, adossé à la porte, la femme se retourna et en un éclair, une lame de katana chinois sortit de sa manche avec une telle vitesse et une telle force qu'elle traversa la porte en bois et transperça Sélène a l'épaule. La femme hurla de douleur lorsque la lame la traversa. Mais, toujours alerte, elle se retira à grands efforts de l'objet et dégaina ses deux arme : des pistolets mitrailleurs, de FN FNP précisément. Elle les points vers la portés et appuya sur les gâchettes. La femme blonde entendit le cliquetis des armes et eut le temps de se de se jeter à terre et d'hurler à ses comparses de disparaître. Sans un geste, les 6 autres équipiers se décomposèrent littéralement et s'évaporèrent dans les airs. L'instant d'après, les balles tirées par Sélène traversaient la porte et fusaient dans tous les sens dans la pièce. Les vitres se brisèrent, les la table était trouée de toutes parts, les chaises renversée.
Comme il n'y avait pas d'autres issues, elle poussa les deux battants et se lit à courir dans la pièce voulant s'échapper par une fenêtre, mais sa course fut freinée par une main ferme qui l'a dit tomber : la femme était toujours par terre, sabre au poing. Sélène tira une autre slave de balles ce qui obligea la femme à se déplacer pour éviter les projectiles. Sélène se releva et courut pour finalement sauter à travers la fenêtre. Mais elle sentit en nouvelle douleur fulgurante dans son mollet qui la fit hurler de nouveau et elle s'abattit sur le sol sans pouvoir se rattraper dans sa chute. Un couteau, c'est ce qu'elle retrouva dans sa chair. Elle l'enleva et le jeta à terre. Elle se mot à courir alors vers une moto qu'elle avait garée en prévision de ce moment et se mit à rouler à une allure fulgurante dans les rues de la capitale chinoise poursuivie par deux voitures.
"Ici l'agent V, demande exfiltration urgente à l'endroit initial, mayday mayday !!"
Elle fut coupée dans sa phrase par une explosion à sa droite qui la fit passer par dessus le guidon tant l'Inde de choc fut grande. Ils avaient un lance roquette. Elle continua à pied en courant dans les rues les plus étroites pour éviter que les voitures ne puissent entrer. Mais elle s'engagea dans une longue petite rue sans issue, ce qui permit à ses assaillants de tirer une seconde roquette dans la ruelle. Elle dit donc se coucher par terre pour éviter le projectile fumant. El escalada rapidement les murs de deux maisonnettes pour se retrouver sur le toit. Suivie de près par les balles et les hommes à sa poursuite, elle répétait sans cesses le même message, suppliant une exfiltration, sans succès. Elle se reteouva alors, par un concours de circonstance, au bord d'une immense falaise. Elle avait déjà perdu beaucoup de sang et était à bout de souffle. Elle était encerclée, avec tous les canons des armes pointes sur elle. Les hommes s'écartèrent pour laisser passer la femme blonde qui te dit son katana vers elle. Elle eu un petit sourire moqueur, puis elle se laissa tomber dans le vide pour atterrir dans l'eau. La femme s'avança au bord de la falaise avec ses hommes pour finalement voir un destroyer aux couleurs de l'Amérique s'éloigner rapidement vers le large. Les hommes tirèrent sur l'embarcation blindée. Cela n'eut aucun effet. La femme qui savait que cela était perdu d'avance, se retourna et dégaina son téléphone.
"Il va falloir avancer le programme" dit elle à l'appareil
A bord du destroyer, une équipe de médecins s'activait pour soigner Sélène. Un homme en uniforme militaire et clairement décoré entra dans la salle où elle se trouvait.
"Alors ? lança-t-il
- C'est pire que ce que l'on imaginais. Même avec toutes les forces du pays, on ne pourrait pas les arrêter, ce serait du suicide."
Après un soin intensif et les plans de La Mama racontés, Sélène et l'homme restèrent muets. Puis elle brisa le silence :
"Une solution, monsieur ?
- je n'en voit qu'une. L'opération The Dark squad peut commencer."
