Sur la route des vacances

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Réveillé par le doux ronron régulier du moteur de la clio jaune d'occasion de sa maitresse, il ouvre successivement un œil, puis l'autre, avant d'étirer ses pattes avant en relevant celles de derrière qui était endolorie.

Il poussa un petit soupir de contentement en sentant le soleil lui réchauffer le dos au fur et à mesure qu'il montait dans le ciel.

Après s'être ébrouer des oreilles à la queue pour finir de réveiller ses muscles, il examina plus attentivement l'intérieur de la voiture.

À l'avant, Karine, assise, "conduisait" du moins c'est ce qu'elle lui avait dit pendant qu'elle mettait les valises dans le coffre avant de partir :

《 Allez Capsule, monte dans la voiture, Maman va conduire. 》

Il avait hâte de savoir où ils allaient, il avait entendu des chiens voisins parler d'une grande étendu d'eau salé appelée "mer" où les humains partaient souvent en vacances l'été. Rien que l'idée de sauter dedans tout entier lui donnait des frissons d'excitation le long de la colonne vertébrale.

Il fit quelques pas sur la droite et appuya ses pattes de devant sur le rebord de la fenêtre. Trop petit. Il s'enfonçait dans le siège. Il essaya de s'allonger le plus possible en poussant avec ses pattes arrière et en allongeant son museau. Encore un peu, sa y était presque, ah voilà ! Il pouvait enfin admirer tout le paysage qui défilait rapidement derrière la vitre.

Une vaste étendu jaune, du blé sans doute, à l'odeur, s'offrait à sa vue. Des collines au loin semblait être effleurer par le vent qui transformer l'herbe verte en une immense vague inoffensive et la route qu'ils empruntaient commencer à être parsemer de petit caillou.

Il revint s'allonger à sa place juste après avoir fait plusieurs tours sur lui-même pour trouver l'endroit le plus confortable possible, Karine n'avait pas l'air de vouloir s'arrêter maintenant. Le cuir du siège était encore un peu frais et il comptait bien en profiter.

Il ne s'était pas senti partir dans le monde des rêves, le second réveil arriva quand Karine l'appela. Au début il avait associé cela à son rêve mais après plusieurs tentatives il se leva finalement.

《 Capsule ! Regarde mon bébé. 》

Il flottait une odeur spéciale dans l'air, le genre d'odeur qui vous picote la truffe pensa t'il. En parlant d'air il paraissait plus humide ! Il répéta la même opération que précédemment pour regarder derrière la vitre.

Ils descendaient une pente avec un suite de virages plus ou moins serrer et après ces virages, devant un petit village à l'air ancien et sympathique, il vit enfin la mer pour la première fois.

Comme il se l'était imaginé, une immense étendue d'eau aussi large que l'horizon avec des reflets lumineux éblouissant sur la surface. Des vagues pleines d'écume blanche venaient s'écraser sur une autre étendue jaune et brillante plus petite : "le sable".

Le sentiment d'impatience qu'il avait maintenu au fond de lui jusqu'ici remonta dans son cœur d'un coup, en même temps qu'une vive envie de sortir courir et il aboilla joyeusement en remuant la queue arrachant un petit sourire à Karine.

《 Aller Capsule, on descend ici. 》

Bondissant de la voiture avec délice, Capsule se positionna devant la porte de sa maitresse et la regarda sortir les valises. Il voulut l'aider en poussant les sacs mais cela avait l'air de plus la déranger qu'autre chose et elle lui demanda de la laisser tranquille.

Il lui tourna autour en gémissant d'impatience, l'envie d'aller voir la "mer" devenait de plus en plus forte. Karine ne semblait pas l'entendre, et, la tête commençant à lui tourner, il décida de s'assoir à ses pieds.

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