Chapitre 1

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Chapitre 1 : le début

Je ne savais pas si je devais être effrayée ou sauter de joie lorsque j'ai appris que j'allais partir pour New York afin d'y poursuivre mes études universitaires. Une avalanche de sentiments contradictoires s'entrechoquait en moi, me laissant dans un état de confusion exaltante. C'était mon idée, après tout. C'est moi qui avais timidement évoqué la possibilité d'aller à New York devant mon père, un rêve formulé presque à demi-mot, sans oser croire qu'il l'accepterait. Mais contre toute attente, il avait dit oui, sans même que je n'aie à insister. Maintenant que tout cela devient réel, une part de moi est submergée par l'impatience, tandis qu'une autre ne peut s'empêcher de ressentir une certaine appréhension. Comment expliquer cette tempête intérieure, ce mélange d'euphorie et de peur ?

Et pourtant, malgré ces doutes, une chose est sûre : je brûle de hâte. Cette nouvelle aventure, ce grand saut dans l'inconnu, m'appelle, et l'idée d'explorer cette ville fascinante, pleine de promesses, fait battre mon cœur à toute allure.

Lorsque l'avion touche enfin le sol de l'Aéroport international de New York-John F. Kennedy, c'est comme si un nouveau chapitre de ma vie venait de commencer. Le grondement sourd des moteurs ralentissant se fait l'écho de mon propre rythme cardiaque, plus rapide, plus affolé. Je prends une grande inspiration, essayant de calmer mes nerfs. L'air de New York, légèrement chargé d'humidité, porte avec lui une fraîcheur inattendue qui me fait immédiatement du bien. Je ferme un instant les yeux, savourant cette première bouffée d'une liberté nouvelle.

« Ça y est, je suis là, » me dis-je en descendant avec la foule hors de l'avion.

D'après ce que mon père m'a dit, quelqu'un doit venir me chercher. Je ne connais pas encore cette personne, mais l'idée qu'elle m'attend de l'autre côté des portes automatiques me rassure. J'ai cette excitation enfantine que procure l'idée de rencontrer quelqu'un dans une ville inconnue, un peu comme dans un film, où tout est à la fois imprévu et magique.

Après avoir récupéré mes bagages, je me dirige vers la sortie, le cœur battant à chaque pas. Mais dès que les portes coulissantes s'ouvrent devant moi, la réalité me frappe de plein fouet : une mer humaine s'étend à perte de vue, les visages des voyageurs et de ceux qui les attendent se mêlant en une masse informe et oppressante. Comment pourrais-je reconnaître la personne censée me chercher au milieu de cette foule ? Je n'ai aucun détail à son sujet. Je ne sais même pas à quoi elle ressemble, ni même son nom.

L'excitation qui m'animait quelques secondes plus tôt commence à s'effriter, remplacée par une légère panique. Mon regard scrute frénétiquement la foule, mais chaque visage semble aussi inconnu que le précédent. Je me sens soudain incroyablement seule, perdue dans cette ville gigantesque, sans le moindre repère.

Je fouille rapidement dans mon sac, cherchant mon téléphone, convaincue que la meilleure chose à faire est d'appeler mon père. Peut-être pourra-t-il me donner des informations supplémentaires sur la personne qui doit me chercher. Mais alors que je m'apprête à composer son numéro, quelqu'un me bouscule violemment, me faisant perdre l'équilibre. Tout mon contenu – téléphone, passeport, documents – s'éparpille sur le sol, et je tombe maladroitement à genoux.

— Aïe ! m'exclamé-je en grimaçant de douleur.

Je me redresse péniblement, une main frottant mon genou douloureux, et aperçois mon téléphone à terre. Je le ramasse précipitamment, priant pour qu'il ne soit pas endommagé, mais un simple coup d'œil me suffit pour comprendre l'ampleur des dégâts : l'écran est complètement fissuré.

— Non... soupiré-je, la gorge serrée par la frustration.

C'était la dernière chose dont j'avais besoin. Déjà perdue dans une ville inconnue, voilà que je me retrouve sans le seul moyen de communication qui pouvait me rassurer. Une vague de colère m'envahit, et sans même réfléchir, je me retourne vers l'inconnu qui m'a bousculée.

Son étoileOù les histoires vivent. Découvrez maintenant