« -Arrête maintenant de faire la victime ! De garder tes habitudes comme si tu étais encore enfermé là haut ! Tu es sauvé ! Réveille toi ! Accepte de manger et parle ! Je sais que tu en est capable et que si tu t'y refuse c'est parce que tu crois que tout ça n'est qu'un rêve mais tout ça est réel ! Tu es sauvé ils ne te ferons plus de mal ! » ~ Elle me secouait terriblement fort et maintenant je voulais y croire. J'étais sauvé. Tout cet enfer est donc loin derrière moi. Ça y est. Enfin. J'en pleure de soulagement.
Je me réveille toujours les larmes aux yeux. Je regarde un instant le plafond quand j'entends une porte s'ouvrir. Je parcourt la pièce des yeux jusqu'à cette dernière. Non ! C'est impossible je suis sauvé. C'est...
Les coups se mettent a pleuvoir sur mon corps affaiblit et cela me parait aussi horrible que la première fois que c'est arrivé. Je vais devoir tout recommencer. J'étais enfin arrivé à un stade de déconnexion total ou je ne sentais plus rien et je vais devoir tout recommencer.
Ce rêve était si intense. Je m'y suis cru mais je n'étais pas dans une chambre d'hôpital et surtout pas entre de bonnes mains. Je suis toujours dans cette sombre salle aux murs de bétons froids. Je sais que mon instinct de survis reprendra la dessus pour me faire oublier tout cela mais quand ? J'étais devenu comme un petit animal bien dressé, je ne criais plus car je ne ressentais plus, j'étais habitué. Mais ce maudit rêve a tout chambouler. Je vais repasser par toutes les phases pour qu'enfin mon esprit quitte mon corps. Ses poings contre mon visage me semble si douloureux et sont corps sur le miens mille fois plus encore. Je ne le supporte pas et ma douleur est trop forte pour être étouffé entre mes lèvres explosées. Je me mets a hurler. Quand va t'il arrêter ? C'est trop, trop pour moi. Je me sens partir, je me sens libre. Finalement cela a pris moins de temps que je ne le pensais. Qu'est ce que ... cette lumière ? Ma mère me temps la main. Il a l'air de faire si beau la dehors. Je glisse mes doigts dans les siens et me sens envahi d'une douce chaleur. Enfin libre. J'ai vécu enfermé mais je renaîtrais libre.
