Prologue

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5 septembre 1957

09:03

Une petit coup de fusain par-ci, un léger coup de pinceau par-là... Je suis entrain de finaliser ma dernière toile lorsque le téléphone se met à sonner. Je tourne violemment la tête et le fixe. J'hésite à décrocher, alors je fixe l'appareil et le laisse retentir. Depuis que je suis cachée das cette chambre d'hôtel je vis avec, bon peut-être pas de la peur mais disons avec un stress permanent. Le moindre bruit résonnant dans le couloir me fait retenir mon souffle. Le téléphone continue de sonner alors je décide de prendre cet appel.

" Allo ?

- Agent Ikonomova ? "

A l'entente de la voix de mon patron, je pousse un petit soupir de soulagement.

"O...Oui ?

- Rendez-vous immédiatement aux berges à côté du parc de Brooklyn. Vous vous assiérez sur le 3ème banc en pierre en partant de la droite. Vous y trouverez un communiqué que nous venons de recevoir à l'instant. Je compte sur vous et votre discrétion. Me suis-je bien fais comprendre ?

- Oui chef.

- Bien. Terminé."

Les appels sont toujours aussi courts et durent rarement plus de quelques secondes. Même s'ils sont lancés depuis les cabines téléphoniques, on ne peut pas prendre le risque de s'éterniser au téléphone et que notre appel soit intercepté. Je raccrocher alors le combiné, enfile un manteau et une écharpe. J'attrape mon matériel à dessin et m'en vais alors dans les rues de New York.

J'ai à peine eu le temps de faire 3 stations de métro que je me sens déjà suivie et observée. Mes intuitions ne me trompent jamais, alors je décide de descendre au prochain arrêt. Le temps que les portes du métro s'ouvrent, je lance un petit regard autour de moi et essaye de repérer mes stalkers. Je les reconnais, leur attitude ne trompe pas. Ils ont tous un chapeau assez élégant et sont très bien habillés. Ils fuient mon regard, c'est ça qui les trahit. Je me glisse dans la foule et me dépêche de trouver une sortir que ces hommes n'ont pas réussi à "boucher". Je parviens à en éviter quelques uns en zigzagant à travers tout ce monde. Je parviens finalement à me hisser par un escalier au fond de la station. A la sortie, un d'entre eux me fonce dedans. Merde, ils m'ont trouvé.

- Oh, excusez-moi Madame. Me dit poliment l'homme, assez essoufflé.

- Non non, c'est moi. J'ai un peu la tête dans les nuages. Répondis-je en lui souriant.

Mon petit air innocent ne les a pas convaincu, de toutes façon ils savent déjà qui je suis. J'ignore combien de temps ce petit jeu va durer, mais ça commence à vraiment m'agacer. Je m'assieds alors, comme me l'a indiqué mon chef, sur le 3ème banc en pierre à partir de la droite. Je pose mon chevalet devant moi, sors ma palette de couleur et commence à peindre l'East River. Derrière moi se trouve la route et je vois passer une voiture ayant pour conducteur un des hommes à mes trousses. Elle s'éloigne alors je décide de trouver mon indice. Il doit être ici et à chaque fois c'est la même chose : c'est un casse-tête pour le trouver.

- Si j'étais un espion... Où est-ce que je cacherais cet indice ? Chuchotais-je.

Je passe ma main sous le banc et sens un petit objet métallique de forme circulaire. Je le décolle et le regarde de plus près : c'est une pièce. Je la range vite dans ma poche et je finis d'ajouter quelques petites touches à mon tableau avant de retourner chez moi.

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11:15

De retour dans ma chambre d'hôtel, je pose ma veste en vrac sur mon lit et m'assieds directement à mon bureau. Je regarde attentivement cette pièce de monnaie. Grâce à une petite petite lame de rasoir, je parviens à l'ouvrir en deux. A l'intérieur se trouve un minuscule papier plié en huit. Je le déplie, prend ma loupe et lis ce qui est écrit dessus. Enfait c'est une combinaison. Il y a des "phrases" de quatre "mots" contenant 4 chiffres chacun. Mon devoir est de déchiffrer cette combinaison et ainsi renvoyer mes données trouvées les jours précédents à mes supérieurs. Je décide d'aller prendre une douche histoire de m'aérer l'esprit. Ma chambre n'est pas très grande, ni très bien agencée ou meublée, mais ça me convient parfaitement. Elle est assez lugubre, malgré la grande fenêtre qui couvre presque un mur entier. Quelques minutes après m'être fait ma toilette, je me place devant mon miroir et commence à me maquiller. Soudain j'entend un bruit infernal dans le couloir et les escaliers de l'hôtel. Ils hurlent et cassent ce qui se trouve sur leur passage. A ce moment je réalise qu'ils viennent pour moi, alors j'enfile vite-fait un peignoir, prend un magazine et fais semblant de le lire sur les toilettes. Ils viennent d'enfoncer ma porte. Le bruit est si énorme que je sursaute. Ils cassent la porte de ma salle de bain et devant moi : j'aperçois des policiers, armés jusqu'au cou, avec des gilets par-balles. Deux d'entre eux se jettent sur moi et m'attrapent les bras.

- Essaye pas de te débattre... Me menace un premier policier.

Par reflex j'essaie de dégager mon poignet.

- J'ai dis n'essaye pas de te débattre putain ! Crie-t-il.

- Assieds-toi sur ton lit salope ! Hurle un autre.

Il m'assoit sur mon lit, toujours en me tenant les bras, et fait signe à d'autres d'entrer. Ils sont peut-être dix dans mes 20m². Les policiers commencent à fouiller ma chambre de fond en comble, ils balancent mes cadres et mes vêtements, jettent les chaises, démontent mes tiroirs et arrachent le papier peint.

- Wow wow wow, vous faites quoi là ?! Demandais-je un peu secouée.

- Mademoiselle Ikonomova, vous êtes en état d'arrestation.

- Mais je...

- Ohhh tu sais très bien ce que tu as fais, sale traîtresse ! Ajoute un autre flic.

- Je ne vois pas de quoi vous parlez monsieur, je suis innocente. Persistais-je. Je n'ai rien fais et vous arrivez chez moi, un lundi matin, pour saccager ma chambre !

Ils se mettent à rigoler puis à m'insulter. Ils cherchent des informations compromettantes pour moi. Heureusement ici, ils ne trouveront rien... Oh non. Le papier. Je tourne ma tête vers mon bureau et vois un homme s'approcher et commençant à jeter mes pinceaux.

- NON ! Criais-je en me levant d'un coup.

Ils me regardent tous et se taisent, ne savant pas si ils doivent m'écouter ou me frapper.

- Je... S'il vous plait, laissez-moi nettoyer ma palette. La peinture va sécher et abîmer mon matériel. Demandais-je en essayant de trouver un prétexte débile.

- Pfff, allez. De toute façon c'est tes dernières secondes de liberté alors autant en profiter. Rigole un policier.

Il me pointe avec son arme, histoire de s'assurer que je ne puisse pas m'échapper. Je me lève doucement, prend ma palette. J'attrape ensuite un chiffon, et discrètement, le petit papier en même temps. Je commence à la frotter contre ma palette, histoire que plus aucune combinaison ne soit lisible. Puis n'ayant rien trouvé et commençant à s'impatienter, les polices me menottent et m'emmènent au poste de police.


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Hello ! :D

Je suis tellement heureuse de vous présenter mon nouveau projet, sur lequel j'ai passé pas mal de temps ;) Ce prologue est assez important pour la suite de l'histoire, sinon ce sera difficile de vous y retrouver. J'espère vraiment que cette fiction, basée sur le film Le Pont des Espions va vous plaire. N'hésitez pas à me mettre un vote ou un petit commentaire, ça fait toujours plaisir ^^

Bisous <3

LE PONT DES ESPIONS ( Fanfiction )Stories to obsess over. Discover now