2. Samuel.

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- Salvo. Salvo. Mais lève toi bon sang.
- Juste un moment, s'il te plaît. Supplia-t-il.
- ¡ Mierda, hermano ! Tu me reppettes cette phrase à chaque début d'année. Debout.

Il grogna et enfouilla son visage dans le coussin. Je soupirai en levant les yeux au ciel. Avoir un petit frère était la pire chose de l'existence.

- Qu'est ce que tu fais là, toi ? Grouille à la salle de bain ! Ordonnai-je à Ivaldo.

Je me retournai vers Salvo.

- Bon toi, tu m'as bien péter les cables. Marmonnai-je en le tirant par les chevilles.

Il attérit au sol et se leva d'un bond. Je le poussai jusqu'à la salle de bain et l'enfermai.

- Tu as trois minutes, fréro. Déclarai-je devant la porte.

J'allai à la cuisine et préparai une omelette avec des bacons. Je servis deux assiettes à mes frères et ils mangeaient pendant que je rangeais un peu la maison.

J'arrivais toujours en retard à l'école et les gens pensaient car, comme tous les autres, je me réveillais tard. Alors que, la réallité différait beaucoup de leur pensée.

- Allez on bouge. Dis je devant la porte de la maison.

Salvo et Ivaldo sortirent et je les suivis.

Depuis mes quatorze ans, je prenais soin de mes deux petits frères. Et ce n'était pas une affaire facile à un gosse brisé de dix huit ans.  

Cette année, je suis en terminale. Et le truc, c'est que cette année, j'ai Miss Parfaite comme binôme. La perle du lycée, la gatée de maman et papa.

Cette fille me faisait rire. Elle avait un sal caractère mais en quelque sorte, elle m'amusait.

Je passai une main sur mes cheveux pour les rassembler car après la guerre avec mes frangins, je ne ressemblais plus à rien.

Le trajet des quartiers suds à mon bahut me prenait un bon moment.

Arrivé devant l'école, je posai mon vélo au parking et descendis. J'allai à mon casier pour chercher mes affaires et aperçus...

Han ! Choc de ma vie !

¡ Díos Mio !

Le petit ami parfait de demoiselle Parfaite était en train d'embrasser une autre fille. J'écarquis les yeux. Je n'avais jamais aimé ce mec en tout cas.

J'entrai en cours de mathématique et m'assis.

- Bonjour à tous, pour commencer vous ferez un projet à deux sur le théorème de Bézout. Je veux que vous notiez l'égalité de ce théorème ainsi qu'une démonstration bien développée. Annonça la prof.

Ma voisine avait une drôle d'expression. Je parie qu'elle n'a même pas compris ce que madame Eyre venait de dire.

- Dis, Harvidson, tu n'as rien pigé pas vrai ? Demandai-je avec un sourir au coin.
- Ne serais-tu pas en train de parler de toi, par hasard ?

Ces joutes étaient vennimeuses, tranchantes, et c'était ce qui me poussait à la provoquer. Je me jouissais dans la douleur.

À la fin de la jounée, j'étais assis avec mes amis et La Reina Harvidson vint vers nous. Mhm, impressionant.

- Tiens mon adresse. Dit-elle en me tendant une feuille.

Je lui fis un sourir taquin.

- Pour faire le projet. Te fais pas d'idées, Guez. Répliqua-t-elle.
- Je n'ai rien dit. Et explique moi plus, de quelles idées parles-tu ?
- Ton humour est à chier. Cracha-t-elle en tournant les talons.

Shadow d'Ambre...Tahanan ng mga kuwento. Tumuklas ngayon