Il y a 3 ans
-On en a déjà parlé Caleb et c'est non !
-Eliyanah tu sais aussi bien que moi que ça nous serait profitable à toi comme à moi.
Débattre avec Caleb revient à parler à un mur, je suppose que sa carrière politique et ses nombreux débats gagner avec succès proviennent en partie de ce trait de caractère considérer comme un atout dans son milieu bien qu'il en soit tout autre dans une sphère plus privée.
Cependant s'il pense me faire plier sur ce genre de chose c'est qu'après tant d'années à mes côtés il ne me connait toujours pas comme je l'imaginais.
-C'est hors de question, je ne te donnerais pas un enfant dans le seul but de t'apporter de la crédibilité et une pseudo image de père de famille comblé pour faire décoller tes votes. En plus de ça je suis jeune et j'ai des projets autant te dire que donner la vie n'en fait pas partie.
Sans prendre le temps d'écouter sa réponse qui je le sais, sera seulement celle d'un Caleb frustré et persévèrent je tourne les talons et m'apprête à quitter la pièce avant de sentir une main ferme qui me retient par le bras. Lorsque je me retourne je le vois. C'est lui, ce regard que je déteste, ce regard annonciateur, celui qui me crie que je n'aurais pas dû le contredire, que je n'aurais pas du lever la voix.
Sans même avoir eu le temps de me préparer il me pousse me laissant tomber sur le canapé puis le premier coup tombe. Puis un second et s'en suit une longue série de coups dont je ne saurais compter le nombre. Bien évidement aucun coups ne touchera mon visage car lieu mieux que quiconque sait que je peux être amenée à être exposée et pour cause, sa carrière. Quoi de mieux que se montrer au bras d'une femme aimante et jouer les amoureux modèle pour convaincre toute une population.
Une fois son excès de colère passer il se relève en me regardant, tout ce que je peux voir dans son regard s'apparente au dégout et à la haine. Un regard bien trop hargneux pour me permettre de le soutenir.
-Cet enfant tu l'auras, de gré ou de force. Ce n'était pas une proposition si tu ne l'avais pas encore compris et tu connais mon obstination mieux que personne alors ne pense surtout pas pouvoir y échapper.
Retour au présent
Me voila entrain de ressasser le passé pendant ma pause déjeuner tout en regarder Éric accueillir de nouveaux clients. Un couple de jeunes amants venu diner, peut être s'agit-il d'une date qui leur est chère ou simplement un moment qu'ils se sont dédier pour se retrouver où ne sont-ils peut être même pas amants. Qu'importe, inventer une vie à tout ceux qui passent cette porte est pour moi un moyen de me distraire des flashs de mon passé qui s'introduise sans cesse dans mon esprit.
Dire que mon passé me hante serait euphémisme, ce passé qui n'est que présent par moment.
Trois ans que j'ai fuis l'enfer de mon quotidien mais également trois ans que cet enfer me suit. Il ne me lâche pas, il tente en vain de se faire pardonner en feignant d'être ronger par la culpabilité, en m'énonçant ce que l'on aurait pu être et devenir dans des lettres, sans compter les cadeaux et les fleurs que je retrouve devant ma porte chaque soir en rentrant où le jour de mon anniversaire. Mais évidement ce n'est encore une fois que pour recoller les pots casser car sous cet air d'homme changer qu'il se donne il reste égal à lui-même et la preuve en est que je reçois à l'instant un message de sa part.
Tu peux fuir aussi longtemps que tu veux mais tu me reviendras toujours. Tu sais mon amour personne ne m'a jamais manqué de respect comme tu l'as fait en me quittant et je ne peux pas laisser passer ça. Reviens moi ou je serais obligé d'abimer ce beau visage que plus personne ne voudra après ça. Alors reviens moi, tu es à moi et seul moi sais t'aimer.
Tous les jours je reçois des menaces de ce genre, bien que celle-ci ne soit pas aussi tranchante que les précédentes. Commencerait-il à s'essouffler ? J'aimerais que ce soit le cas mais l'espoir est mince.
Le bloquer ? Il reviendra toujours avec un nouveau numéro. Aller voir la police ? Mon cher et tendre ex fiancé est dorénavant maire alors à quoi bon ? De plus ce n'est pas comme si la police n'était pas corrompue jusqu'aux os. Leur cerveau est tellement retourné que je suis presque sûr que chez eux même un gay banderait devant une paire de seins.
Le fils de mes pensées est coupé lorsqu'Éric s'installe face à moi.
-Tu a l'air fatiguée ma petite, tu es sûr que ça va ? Me demande-t-il l'air inquiet.
-Oui ça va Éric ne t'en fais pas, c'est juste la fin de journée et la nuit a été courte. J'ai qu'une seule hâte, rejoindre mon lit. Lui répondis je avec un léger sourire
-Bon tu as beaucoup travaillé ces derniers jours rentre chez toi ma grande et repose-toi. M'incite-t-il en prenant appuis sur la table pour se relever.
-Tu es sûr ? Ça ne me dérange pas de rester.
-Aller va-t'en je ne veux pas te revoir avant lundi ! Dit-il en souriant.
Je le remercie avant de récupérer mon manteau et sortir du restaurant.
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God answered
RomanceEliyanah, jeune femme Uruguayenne vivant en Amérique est poursuivie par son passer. Elle fait la troublante découverte d'un homme soit disant prêt à l'aider à se débarrasser de ses chaines grâce à un accord. Hésitante mais obstinée à reprendre une v...
