Il y a beaucoup de choses dangereuses sur Pandora.
Certaines ont des crocs assez grands pour vous couper en deux. D'autres peuvent vous tuer avant même que vous ayez compris qu'elles étaient là. Pendant longtemps, j'ai cru que le danger ressemblerait toujours à ça : quelque chose qu'on pouvait voir arriver, quelque chose contre lequel on pouvait se battre.
Puis j'ai rencontré Neytiri.
Et j'ai découvert qu'il existait quelque chose de bien plus terrifiant que de risquer sa propre vie.
Aimer quelqu'un.
Parce qu'à partir du moment où vous avez quelque chose à perdre, la peur change de visage.
Après la guerre contre la RDA, je pensais avoir déjà connu le pire. J'avais vu mon nouveau foyer tomber, perdu des amis et regardé des hommes détruire en quelques minutes ce qu'un peuple avait mis des générations à construire. Quand Eywa m'avait permis d'abandonner définitivement mon ancien corps pour celui-ci, j'avais cru que ma seconde vie commencerait enfin.
Et d'une certaine manière, c'était vrai.
Nous avions survécu.
Les humains étaient partis. Pas tous — certains, comme Norm et Max, avaient gagné leur place ici, même spider, un bébé trop jeune pour les cryo-capsules — mais ceux qui avaient voulu prendre Pandora avaient été renvoyés dans leur monde.
Alors nous avions recommencé.
La forêt aussi.
Pandora avait cette capacité presque insolente à guérir. Là où il ne restait que des branches brûlées, de nouvelles pousses apparaissaient. Les animaux revenaient lentement sur les terres qu'ils avaient abandonnées. Les chants des Omaticaya avaient remplacé le bruit des machines.
Et moi, pour la première fois de ma vie, j'avais une maison.
Pas une base.
Pas une mission.
Une maison.
Neytiri était devenue ma compagne, puis la mère de mes enfants, et j'avais découvert quelque chose que personne ne vous apprend lorsqu'on vous entraîne à devenir Marine : élever une famille était infiniment plus compliqué que partir à la guerre.
Neteyam fut le premier.
Notre fils aîné.
Je me souviens encore de la première fois où Neytiri me l'avait placé dans les bras. J'avais affronté des AMP, volé sur le dos de Toruk et sauté dans le vide sans savoir si j'allais survivre, mais tenir ce petit être contre moi m'avait paralysé.
Neytiri avait ri.
Elle disait que je le tenais comme s'il allait se casser.
Elle n'avait pas complètement tort.
Neteyam avait été un bébé bruyant, curieux, toujours en mouvement. Il semblait déjà vouloir savoir ce qui existait derrière chaque arbre avant même d'être capable de marcher.
Puis, un peu plus tard, notre deuxième enfant était née.
Une fille.
Saeyla.
Elle avait été différente dès le commencement.
Pas d'une manière inquiétante. Pas encore.
Simplement différente.
Lorsqu'elle était venue au monde, elle n'avait presque pas pleuré. Elle avait ouvert de grands yeux jaunes sur Neytiri, puis sur moi, comme si elle cherchait déjà à comprendre où elle venait d'arriver.
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SECOND BREATH
Fanfictionfanfiction sur Avatar 2 Saeyla Sully aurait dû mourir à neuf ans. Mais lorsque son cœur cesse de battre, Eywa la ramène à la vie. Des années plus tard, alors que le Peuple du Ciel revient sur Pandora et que la famille Sully est forcée de fuir, Saeyl...
