La petite ville de Privet Drive s'est endormie depuis quelques heures maintenant. Seul le mari du 4 ne parvient pas à trouver le sommeil, pensant à des hiboux en plein jour, à des étoiles filantes dans le Kent et aux Potter. Il ne parvient à tomber dans les bras de Morphée que vers minuit.
Quelques instants plus tard, un homme apparaît au bout de la rue. Il semble avoir un âge assez avancé, comme le témoigne ses cheveux et sa barbe argentés qui lui arrivent au bassin. Le vieil homme est vêtu d'une robe et d'une cape violettes qui frôlent ses bottes à talons munis de boucles argentées ainsi qu'un chapeau pointu. Il sourit au chat tigré qui est allongé sur le jardin du 4 Privet Drive. Il cherche alors dans sa longue cape un objet. D'une des poches, il en sort un briquet. Il l'actionne et le dirige vers le lampadaire le plus proche. La lumière qui en émergeait est immédiatement attirée par le briquet. Il refait l'action autant de fois qu'il le faut pour que la rue soit dans le noir. Seulement à ce moment-là, quand il fut sûr de n'être vu par aucun des habitants, il s'approche du chat et lui adresse la parole :
« - Je me doutais que vous seriez là, professeur McGonagall !
- Comment avez-vous su que c'était moi ? Demande le chat qui n'est plus un félin mais une vieille femme avec un chignon serré.
- Je n'ai jamais vu un chat aussi raide.
- Vous le sauriez aussi si vous étiez resté assis ici toute la journée.
- Toute la journée ?! Alors que vous pouviez faire la fête avec les autres ! Ce n'est pas tous les jours que Voldemort disparaît ! Un esquimau au citron ?
- Un quoi ? Mais je voulais savoir si tout ce qu'on raconte est vrai, à propos de la disparition de Vous-Savez-Qui et des Potter...
- Oui, tout est vrai.
- Alors, les Potter... Oh je ne voulais pas y croire. C'est terrible ! Et leurs enfants ?
- Ils vont bien. Hagrid est allé les chercher.
- Êtes-vous sûr qu'il est judicieux de confier une telle mission à un garde-chasse ?
- Je confierai ma propre vie à Hagrid. »
Soudain une lumière venue du ciel les éclaira. Les deux personnages tournèrent la tête vers la source et distinguèrent au fur et à mesure les contours d'une moto volante sur laquelle était juché un mastodonte. Celui-ci avait des cheveux et une barbe, hirsutes et longues. Il porte un manteau de cuir qui semble avoir été fait main. Il salua les deux professeurs, descendit de sa moto et récupéra deux petits paquets sur la place arrière qu'il tendit aux professeurs McGonagall et Dumbledore. Ces derniers observent les deux petits bébés qu'ils viennent de recevoir. Les deux étaient profondément endormis. Des mèches noires encore très courtes dépassent des couvertures qui les enveloppent. Celui dans les bras de McGonagall avait une cicatrice sur l'œil gauche où une larme de sang semblait avoir goûtée. L'autre bébé avait une cicatrice en forme d'éclair sur le front.
« - Albus, l'œil de la petite semble être crevé. Et la cicatrice du garçon n'est pas belle à voir. Vous ne pouvez pas arranger ça ?
- Certaines cicatrices doivent rester. Mais j'avoue que celle à l'œil peut être camouflée. »
Il pose le bébé sur la porte et commence à fouiller dans ses poches jusqu'à trouver une petite boîte. Il l'ouvre et en sort un globe oculaire dont l'iris est rouge. Du bout de sa baguette, il l'insert à la place de l'ancien. D'un autre coup, la cicatrice qui barrait son œil disparaît comme si elle n'avait jamais existé. McGonagall pose le bébé à côté de son frère.
« - Êtes-vous sûr de vouloir les laisser ici ? Je les ai observés toute la journée. Ce sont les Moldus les plus horribles qui soient !
- C'est la seule famille qui leur reste, affirme Albus en déposant une lettre sur les deux petits.
- Ils seront célèbres dans le monde. Tout le monde connaîtra leur nom.
- C'est mieux qu'ils grandissent loin de tout ça, explique-t-il alors qu'Hagrid se mouche bruyamment. Allons Hagrid, ce n'est qu'un au revoir.
- Pardon professeurs. Je vais y aller, je dois rendre sa moto à Sirius. »
Hagrid monte sur la moto et s'envole. Le professeur McGonagall se transforme en chat et s'en va. Dumbledore sort de nouveau son briquet et l'actionne. Aussitôt, les lampadaires de la rue clignotent avant d'illuminer. Le vieil homme se retourne une dernière fois et murmure "Bonne chance, Harry et Emmy Potter" avant de disparaître dans la nuit.
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Happée Par Son Destin
FanfictionEt si Harry Potter n'était pas enfant unique ? Et s'il avait une sœur jumelle ? Emmylia Potter a vécu avec son frère sous le joug des Dursleys jusqu'à ce qu'un géant au grand cœur vienne leur apprendre la vérité. Ils partent tout deux pour Poudlard...
