Prologue

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On ne devient pas tueuse à gages par hasard.
On le devient quand le silence rassure plus que les battements du cœur.

Je vérifie mon équipement une dernière fois.
L'arme silencieuse est chargée. La lame fine glisse à sa place , contre ma cuisse. Les gants serrent parfaitement. Rien ne doit gêner mes mouvement.

Quand je démarre la ville est encore éveillé à cette heure si tardive.

Je coupe le moteur à bonne distance.
La cargaison n'est pas encore partie , mais les hommes sont là. Je les vois avant qu'ils ne me voient. Des silhouettes qui bougent lentement, sures d'elle. Trop sûres.

La grille apparaît devant moi , haute , froide.
Je m'en approche sans bruit , teste le métal , repère l'endroit où mes personne ne regarde vraiment. Mes doigt s'accrochent , mes pieds trouvent leur place. Je grimpe sans précipitation, le corps collé à la structure. Aucun cliquetis. Aucun mouvement inutile.

De l'autre côté je retombe souplement dans l'ombre.

Le premier garde est proche , je sens presque sa présence avant de le voir.

Je me glisse derrière lui. Un geste simple est contrôlé.
Il tombe sans comprendre.

Le second tourne la tête. Juste assez pour croiser mon regard. Pas assez pour réagir

Plus loin , un autre s'agite. Il a perçu quelque chose. Le bruit est étouffé, définitif.

À l'intérieur l'air était plus lourd.
Le cinquième m'a vu. Il a voulu crier.
Il n'en a pas eu le temps.

Le dernier a levé les mains.
Je n'ai pas hésité.

Quand le silence est revenue , il était total.

Je me suis dirigé vers le conteneur.
Serrure renforcé.
Qu'est-ce que sa sert d'être une fille.
Je sort une barrette à cheveux de ma poche puis le met et bidouille.

Hop , ouvert.

Je prend mon téléphone et envoie un message neutre et court

« c'est fait. »

Je range mon téléphone ,  je déserte de cette endroit rempli de mon œuvre d'art.

Je reprend le passage où je suis passé et marche jusqu'à ma voiture , comme si de rien n'était.


Mission terminé.

J'allume ma voiture et roule jusqu'à chez moi. En rentrant je fonce dans ma salle de bain , je me déshabille et je vais prendre ma douche.

En sortant de ma salle de bain , mon téléphone sonne :

« parfait. » il y a 23 minute
« on vient de récupéré la cargaison , tu as fait un vrai carnage ! même si je sais rien de toi , j'adore faire affaire avec toi. Au revoir.» A l'instant.

Je ne répond pas , je vais directement me coucher.

Live or DieWhere stories live. Discover now