Bonjour à celles et ceux qui me lisent. Ce sera sûrement la dernière marque de politesse que vous recevrez si vous traversez la même situation que moi.
Alors, parlons de la ville. Elle est mauvaise, depuis son centre. Les seules belles choses, et c'est une insulte à ce qui est véritablement beau, sont les quelques parcelles de nature qui y subsistent. Je pourrais citer le reflet du soleil sur l'eau ou les dernières feuilles de l'automne. Malgré tout, cela compose un triste tableau, la faute aux immeubles et autres absurdités du modernisme. Ce ne sont finalement que de pâles copies de la sainte nature qui devrait nous entourer. Les arbres ne sont là que par pur désir humain, plantés pour plaire au petit bourgeois à l'esprit aussi arrêté qu'une voiture en panne.
La « beauté » de la ville, comme ils disent, n'est qu'une imitation de ce qui est beau. J'arrive à le percevoir, de la même manière qu'un critique d'art reconnaîtrait un faux Monet.
Mais je l'avoue, certaines personnes sont agréables à côtoyer : les enfants ! Leur joie et leur innocence me rendent heureux. Je me dois de l'admettre, tout n'est pas si morose. Et le « bonjour », eux, le maîtrisent à la perfection. Alors, du fond du cœur, je leur souhaite une belle journée à eux aussi.
Les gens, ici-bas, sont étranges. Tout ce qui leur importe, c'est leur petite vie de confort et de caprices. "Vides", ce mot les définit bien. Pas un sourire, pas un "bonne journée". Même la plus élémentaire des politesses que je leur adresse est perçue par eux et leurs semblables comme de la maladresse.
Pourtant, il est préférable d'être maladroit qu'ignorant, car l'ignorance est l'une des pires punitions qu'un Homme puisse infliger à son prochain. Ils sont sûrement trop pressés pour être aussi inhumains et détestables.
Bande de John Wayne.
M.L Ridler
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Lettre et Pensées
General FictionChers lecteurs, chères lectrices, Je vous livre ici le premier d'une série de fragments, de pensées jetées sur le papier dans l'instant. Libre à vous d'en sonder le sens ou le non-sens, d'y voir le meilleur ou le pire. L'interprétation vous appartie...
