✝️First part✝️

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"Je suis le chemin, la vérité et la vie"
(Jean14v6).

Il y a longtemps, j'ai appris qu'aimer peut détruire comme embellir. J'ai appris que dans ce monde, on s'attache aux personnes et qu'après, on finit par être brisé à force d'avoir tout donné sans compter, à force d'avoir été sincère. Cela nous coûte beaucoup. Les gens vous utilisent et, après avoir aspiré votre essence, ils vous lâchent.

Encore mieux, ils vous brisent en s'en allant. Aimer, oui, c'est magique, mais aimer les mauvaises personnes peut coûter cher.
Ce qui est mon cas : vide d'émotions, brisée à force de donner sans recevoir en retour ce même amour. Oui, il est brisé, mon cœur, piétiné par la méchanceté des hommes. Seule la nuit, je me retrouve avec les morceaux de mon cœur qui, malgré ses fissures, continue d'aimer.

Oui, longtemps j'ai été brisée, souillée, une innocence volée. Seule, personne... Je ne l'avais pas encore rencontré. J'étais seule, triste, aigrie, méprisante envers ma personne. Je me détestais, je m'en voulais à mort.

Le jour, je riais. Lorsqu'on me demandait : « Ça va ? », c'est avec un large sourire que je répondais oui. Hahaha... mais hélas, mon cœur n'était pas bien. Il saignait, il pleurait, quant à mon esprit : « Tu es forte, ne te laisse pas abattre. »
Au fil du temps, des années, je me suis créé ce masque de fille forte qui sourit la journée, prend soin des autres, sans qu'on ne se demande si elle a besoin de soins, d'amour. Je le faisais et je continue.

Mais quand arrive la nuit, seule dans mon lit froid, glacial, plongée dans le noir de la chambre, dans le brouillard de mes pensées, c'est un combat psychologique que je mène.
Mon cœur, lui, crie : douleur, douleur. Bam bam... une explosion de cocktails de douleurs m'enivre à tel point que j'ai la gorge nouée tellement le mal grandissait. Je luttais seule. Chaque nuit, je menais ce combat et, la journée, je paraissais bien aux yeux de tous.

Haaaaaa le monde !
Haaaaaa les hommes !
Haaaa la vie !

Quelle cruauté envers moi, me dis-je.




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