Explication

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Salut tout le monde,

L'heure des confidences a sonné !

Ça fait des années, des années que je traîne mes guêtres sur Wattpad. Quand j'y pense, ça me fait un drôle d'effet. J'ai commencé, je devais avoir quatorze ans à peine. Quatorze ans ! Une ado avec des étoiles plein les yeux, des histoires qui fourmillaient dans la tête et cette envie irrépressible de les coucher sur papier.

Aujourd'hui, j'en ai vingt-six. Vingt-six bougies soufflées, et autant vous dire que ce laps de temps, ce n'est pas juste "un bail", c'est une éternité à l'échelle de nos vies numériques, une période durant laquelle j'ai vu la plateforme évoluer, grandir, changer de visage, et moi avec elle. J'ai traversé l'adolescence et le début de l'âge adulte avec Wattpad comme toile de fond, comme confident, comme défouloir. C'était mon échappatoire, mon terrain de jeu, et pendant longtemps, la source d'une joie immense.

C'est simple, l'écriture a toujours été mon truc. Ma bouffée d'oxygène. Depuis mes premiers gribouillis sur des cahiers d'écolier jusqu'aux longs textes tapés frénétiquement sur un clavier, cette passion m'a accompagnée, portée, et parfois même sauvée, à travers toute ma scolarité. C'était plus qu'un passe-temps, c'était une partie intégrante de mon identité. Je pouvais passer des heures, des nuits entières, à construire des mondes, à donner vie à des personnages, à explorer des émotions. Les mots coulaient, presque sans effort, comme une source intarissable. J'avais cette capacité à écrire des millions de mots, à une vitesse fulgurante, portée par une inspiration que je croyais éternelle.

Mais voilà, la vie, cette grande chamboule-tout, est passée par là. Vers mes vingt ans, quelque chose a commencé à se fissurer. L'insouciance de l'adolescence s'est estompée, remplacée par les réalités de l'âge adulte. Le travail, les responsabilités, la pression du "vrai monde" se sont immiscés dans mon quotidien. Et puis il y a eu Wattpad lui-même. La plateforme a changé, ses algorithmes ont évolué, la communauté s'est transformée.

Progressivement, cette joie pure de l'écriture s'est muée en une lourdeur, une contrainte. Moi qui pouvais enchaîner les chapitres à la vitesse de l'éclair, je me suis retrouvée bloquée dans une boucle infernale. Le syndrome de la page blanche est devenu mon compagnon de route, les idées se sont taries, l'envie s'est étiolée. C'est une sensation terrible, un peu comme si une partie de moi s'était éteinte. Cette passion qui me définissait, cette source inépuisable de créativité, était à sec. Et ce n'est pas seulement sur Wattpad que je n'arrivais plus à m'épanouir ; c'est l'acte même d'écrire qui me semblait insurmontable. C'était un peu comme perdre l'usage d'un sens essentiel.

J'ai essayé beaucoup de choses pour retrouver cette étincelle, pour briser ce blocage. J'ai tenté d'écrire sur d'autres plateformes, de changer de genre littéraire, de m'imposer des routines strictes, de m'isoler, de me forcer... Rien n'y a fait. La magie ne revenait pas. Le puit restait désespérément vide. Et c'est en réfléchissant à ce qui a pu me mener là que j'ai réalisé l'évidence : avec l'arrêt progressif de l'écriture, j'avais aussi complètement arrêté de lire.

Et pourtant, tout le monde le sait, c'est une vérité universelle dans le monde de la création : les meilleurs producteurs sont avant tout les plus grands consommateurs. Comment pourrais-je espérer retrouver ma plume d'antan, ma capacité à créer des histoires, si je ne nourrissais plus mon esprit, si je ne me plongeais plus dans les mots des autres ?

La lecture, c'est le carburant de l'écrivain, son inspiration, sa bibliothèque de références, son école continue. C'est en lisant que l'on apprend, que l'on s'imprègne de styles, de structures, de vocabulaire. C'est en lisant que l'on entretient sa propre imagination.

Quand je regarde en arrière, les chiffres sont effrayants. En sept ans et demi, j'ai dû lire au maximum une dizaine de livres. Dix livres en près de huit ans ... C'est une catastrophe quand on sait qu'à l'époque, c'était mon rythme de croisière en moins d'un mois, parfois même en quelques semaines. Je dévorais les pages, je passais mes nuits plongée dans des univers, transportée par des personnages. La lecture était mon autre grande passion, indissociable de l'écriture. J'étais une lectrice compulsive, une boulimique de mots. Et sans m'en rendre compte, j'avais laissé cette partie de moi s'endormir.

Alors, la décision s'est imposée, claire et nette : je dois m'y remettre. Je dois rouvrir des livres, replonger dans des histoires, me réapproprier ce plaisir simple et fondamental. Et pour cela, je pense que le chemin le plus évident, le plus familier, est de retourner aux sources : les livres de critiques. C'est un peu un clin d'œil à celle que j'étais il y a douze ans, quand j'ouvrais déjà ce genre de livres avec enthousiasme. C'est une démarche qui a du sens, qui me ramène à une époque où tout était plus simple, plus fluide. Ce n'est peut-être pas la solution miracle, la baguette magique qui va tout résoudre d'un coup de pouce, mais c'est une tentative sincère, une main tendue vers l'ancienne moi, celle qui aimait tant les mots. C'est un premier pas, et parfois, un seul pas suffit à relancer la machine.

Il y a quelques années, je me suis beaucoup, beaucoup investie dans des projets d'entraide sur Wattpad. Je donnais sans compter mon temps, mon énergie, mes conseils. C'était une période où l'altruisme me semblait essentiel, où l'idée d'aider les autres à s'améliorer me motivait énormément. Mais, avec le recul, je dois admettre que ces projets m'ont tuée à petit feu. J'ai trop donné, au détriment de ma propre écriture, de ma propre passion. La charge mentale est devenue trop lourde, les attentes trop nombreuses. Au final, je me suis éclipsée comme une voleuse, presque du jour au lendemain, submergée et épuisée. J'en garde un goût amer, celui d'avoir épuisé mes ressources sans savoir poser de limites.

Aujourd'hui, j'ai toujours cette envie de donner, de partager, d'aider, mais avec une approche différente. L'expérience m'a appris l'importance de l'équilibre. Je ne veux plus me consumer. Je pense qu'une ou deux critiques par semaine serait une excellente cadence pour commencer. C'est un engagement raisonnable, qui me permettra de me réinvestir dans la lecture, de redécouvrir des histoires, et de contribuer à la communauté sans me sentir submergée. Cela me laissera le temps de me reconstruire, de retrouver mon propre rythme.

D'autant plus que je dois l'avouer, j'ai beaucoup de mal à m'investir sur Wattpad sans les messages privés et le fil d'actualité. Ces fonctionnalités, qui ont été modifiées ou supprimées, coupaient un peu le côté "réseau social" de l'application, ce qui était pour moi essentiel pour créer du lien et se sentir partie prenante d'une communauté. Revenir aux critiques, c'est aussi retrouver une forme d'interaction plus directe, plus "ancienne", qui me manque.

Bref, plus de blabla inutile. Dans le chapitre suivant, vous trouverez le formulaire d'inscription pour les critiques de ce livre. J'espère que vous serez nombreux à vouloir participer. Vous êtes tous invités à y prendre part avec grand plaisir, et j'ai hâte de découvrir vos histoires et de replonger dans l'univers de Wattpad avec un œil neuf, mais avec la même passion qu'à mes débuts.

Celle qui donnait son avis - Recueil de critiquesHistorias para obsesionarse. Descúbrelo ahora