Oops! This image does not follow our content guidelines. To continue publishing, please remove it or upload a different image.
Le début de la fin
Tremblante, je suis. À l'intérieur de la chambre d'amis, j'entends la porte d'entrée claquer. Ses pas lourds montent les escaliers. Je ferme les yeux pour faire semblant de dormir. Mon corps tout entier est sous la couette. Je fais tout pour ne pas attirer l'attention.
Je le sens. Il est dans le couloir, à côté de la chambre. Je sais qu'il vient de sortir d'un bar, ou peut-être de son club.
À savoir : Leyth est responsable des financements chez Jacquemus. Il est aussi directeur d'une boîte de nuit cotée à Londres et possède des actions importantes chez Jacquemus, Bugatti et Rolls-Royce. Bref, le mec est blindé.
Il a sûrement énormément bu, mais pas au point de perdre le contrôle. Quand il est dans cet état, un rien peut l'énerver et l'emporter. Alors vaut mieux faire profil bas.
Je l'entends ouvrir doucement la porte. Il entre dans la salle de bain de la suite pour prendre une douche.
Une dizaine de minutes plus tard, il s'assoit sur le lit et me réveille doucement.
Leyth — Imane, réveille-toi. J'ai envie de toi.
— Hum.
Leyth — Lève-toi.
— Leyth, j'ai mal au corps.
Leyth — Mais ce matin tu m'as bien sucé, non ? Continue ce que t'as commencé.
Soit j'accepte, soit je me fais battre.
Leyth — Alors ?
— D'accord.
Le corps lourd de Leyth, à moitié réveillé, repose sur ma poitrine. J'ai pas fermé l'œil de la nuit. Et là, il est là, à me palper les seins. Si je retire sa main, il est capable de me la couper. Alors, comme d'habitude, je le laisse faire.
Leyth — T'es vraiment bonne, Imane.
— J-je vais aux toilettes.
Il se détache de moi. Je m'enferme dans la salle de bain pendant une trentaine de minutes pour pleurer un bon coup et me débarbouiller au passage. Si je reste plus longtemps, il va finir par défoncer la porte.
Je ressors. Il faisait le lit en me regardant avec un doux sourire. Il s'approche de moi et me fait un bisou sur le front. Je le repousse doucement du torse.
Leyth — Après, quand on est méchant avec toi, tu te plains.
— C'est vrai que quand tu me donnes des coups comme si on était dans un combat de MMA, je me plains pour rien.
Leyth — Je suis désolé Imane, je t'ai dit que j'arrive pas à me contrôler quand je suis énervé. J'te jure que je vais arrêter de te frapper.
— Oui bien sûr, je te crois. C'est pas comme si hier tu n'avais pas failli me jeter par la fenêtre. Hier soir, je te suppliais d'arrêter, mais t'as continué.