❝𝐏𝐑𝐎𝐋𝐎𝐆𝐔𝐄❞

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A tous ceux qui ont encore la force de garder la tête haute malgré tout
A tous ceux qui ont subi silencieusement du mal mais qui n'ont jamais su comment se défaire de leurs sentiments
A tous ceux qui font preuve de résilience et qui continuent de se battre malgré tout
A tous ceux qui ont fini par hésiter entre mal et bien, en voyant que dans le mal on est bien et que dans le bien on souffre

Levez-vous, tenez vous droits face à ce monde, et prouvez votre importance, clamez votre force.

L'histoire de Tasnim est pour vous.



❝𝐀𝐁𝐔 𝐃𝐇𝐀𝐁𝐈 | 𝐔𝐍𝐈𝐓𝐄𝐃 𝐀𝐑𝐀𝐁 𝐄𝐌𝐈𝐑𝐀𝐓𝐄𝐒

𝟏𝟒𝟑𝟗 - 𝟐𝟎𝟏𝟕

𝐍𝐀𝐑𝐑𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐄𝐗𝐓𝐄𝐑𝐍𝐄❞






Elle tourna doucement la poignée du grand appartement. Il n'y avait apparemment personne, aucun bruit, un silence religieux régnait. Mais leurs trois voitures étaient garées en bas. Ils devaient être dans leur chambre.

De sa main droite, fermement, elle tenait le calibre. Elle n'était même pas moite, et elle se déplaçait aisément à travers les pièces, sans trembler, contrairement à ce qu'on aurait pu penser. Son coeur ne battait ni vite, ni fort, elle était comme qui dirait sereine.

Rapidement, elle arriva devant la porte coulissante de la grande chambre. Elle se prépara psychologiquement à les trouver entrain de faire leurs affaires, puis elle posa sa main dessus. Prête à entrer, elle souffla silencieusement. Elle allait trouver celui qui avait prétendu vouloir l'aimer pour toute la vie avec une autre. Il lui avait promis mondes et merveilles, et elle, la mort en échange de sa traîtrise.

Elle sourit ensuite en s'imaginant le reste des événements. Elle joua la scène dans son esprit complètement détraqué, et émit presque un rictus, qu'elle retenu pour ne pas alerter et risquer de rater son entrée.

D'un grand coup, elle poussa le battant, faisant le plus de vacarme possible.

— Qu'est-ce qu'il se passe, hurla directement une voix clairement féminine à l'entente du bruit que l'autre avait suscité.

Un homme sursauta, quittant son occupation. En se retournant brusquement, il tomba nez à nez avec la femme qui avait pénétré dans son lieu conjugal, au lit fait et à l'odeur sucrée.

— T... Ta...

Il tentait de dire quelque chose mais ses lèvres étaient figées de stupeur, ressortant étonnamment sur son teint devenu livide en une fraction de seconde.

— Tasnim, répondit impassiblement la femme.

Ils s'observèrent, lui vêtu d'une simple serviette autour de la taille, et elle d'une abaya noire au col roulé qui épousait le sol. Elle scruta ensuite la chambre, qui ne possédait que trois murs, le dernier étant une baie vitrée.

Elle tourna ensuite la tête, tenant toujours le calibre dans la main droite. Elle constata que la femme ayant hurlé avait débarqué, habillé de la même manière que l'homme : une simple serviette blanche doublement rayée attachée au niveau de la poitrine. .

— Ton mari et moi avons des choses à nous dire, ou plutôt des comptes à régler, lui lança-t-elle sèchement.

Elle braqua alors le canon de l'arme sur l'homme et s'approcha progressivement de lui. Il resta cloué au sol, sans défense. Il savait très bien qu'il n'avait aucun échappatoire. Une fois arrivée à quelques centimètres de lui, elle lui souffla son haleine désagréable, presque carnivore, dessus.

— Tu veux quoi, murmura-t-il finalement, sortant subitement de son hébétude.

— Toi-même tu sais, fit-elle.

Volontairement, elle lâcha l'arme à feu, tenue jusque-là fermement dans sa main droite, au sol. Lui se baissa immédiatement pour tenter de la récupérer, mais elle plia le coude et lui tapa dans le dos avec, de tout ses forces, le forçant à se mettre à terre. Elle lui saisit la nuque et le fit ramper à terre, les mains dans le dos.

— Fous lui la paix, bordel ! cria sa femme en attrapant l'autre. T'es qui même putain ?

Sa voix était empreinte de stupeur, et surtout, de désarroi à l'idée de perdre la vie. Mais l'autre n'était pas venue avec l'intention de faire preuve d'une quelconque forme de pitié. 

— Tasnim, bagra.

Lançant une feinte à Tasnim, l'autre tenta de récupérer le calibre. Mais Tasnim, l'ayant largement anticipé, la récupéra avant elle, le saisissant cette fois ci de sa main gauche en le pointant sur la petite femme.

Elle releva l'homme à terre, à présent nu, ce qui ne la dérangea pas plus que ça. Elle l'amena jusqu'à la baie vitrée et le regarda. Il avait terriblement pâli, alors qu'il été plutôt bronzé.

— Tout acte que l'on commet a une conséquence. Et parfois même un prix, sache le bien, Ali. Et lorsqu'on prend une vie, à un moment ou un autre, on doit donner la sienne.

Ali, l'homme, pâlit encore plus, alors qu'il était déjà devenu transparent aux mots de Tasnim. Cette dernière avait toujours le canon braqué sur la femme derrière elle.

— Tu sais très bien ce qu'il va se passer, ajouta-t-elle.

Il ne sembla pas comprendre. Mais au fond de lui il savait pertinemment pourquoi elle était venue. Il ne réagit pas non plus lorsqu'elle le lâcha afin de mettre à terre son épouse.

— Mais Tasnim... souffla-t-il quand elle le ressaisit.

— Mais Ali... Regarde-moi. Je suis Tasnim Sariya, qui m'arrêtera ?

Et sur ces derniers mots, elle mit un coup de pied devant elle et poussa l'homme de toutes ses forces, le faisant passer violemment à travers la vitre faisant office de mur. Rapidement, elle se pencha, le voyant chuter. Le coeur battant cette fois-ci à mille à l'heure, elle plaça son doigt sur la détente, et appuya. Elle acheva l'homme d'une balle, la seule qu'elle avait chargée, en plein dans l'organe vital qui pompait le sang dans sa cage thoracique. 

Un bruit sourd retentit lorsque le cadavre d'un Ali à présent décédé vint au terme de sa chute, ne faisant que satisfaire Tasnim qui su qu'elle avait réussi. 

— C'est fini...

Ces mots s'échappèrent de ses lèvres pulpeuses, presque involontairement, tant elle avait attendu de pouvoir les prononcer avec gloire. Elle regardait Ali, qui n'était maintenant qu'un cadavre, terminer sa descente, qui serait poursuivie par celle en enfer. Elle avait triomphé, et malgré l'atrocité de son acte, la fierté l'envahissait.

Une fois que son corps ne fut plus visible, elle se retourna.

— A ton tour, dit-elle à l'épouse de sa victime, à présent veuve.

Elle l'attrapa et la poussa. Cette fois-ci, elle ne prit même pas la peine de la regarder, elle était tellement insignifiante à ses yeux, à quoi bon lui donner de l'importance lors de son décès ?

Elle avait fait ce qu'elle s'était promis de faire, elle pouvait elle aussi mourir en paix.

𝐖𝐔𝐉𝐔𝐇 𝐀𝐋-𝐙𝐀𝐘𝐅 | 𝐒𝐎𝐔𝐕𝐄𝐑𝐀𝐈𝐍𝐒 𝐃𝐄 𝐋'𝐄𝐏𝐇𝐄𝐌𝐄𝐑𝐄 // 2028 //Stories to obsess over. Discover now