Jour 64

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Je suis une survivante, errant dans un monde dévasté par la guerre. Armée seulement d'un pistolet et d'un sac à dos usé, je fouille les ruines à la recherche de provisions. Le silence oppressant du désert déchiré par la guerre est brisé soudainement par un bruit derrière moi. Mon cœur s'emballe tandis que je me retourne vivement, me préparant au pire.

Je me retourne vivement, mes yeux cherchant frénétiquement un endroit où me cacher. Mon cœur bat la chamade dans ma poitrine, menaçant de s'échapper à travers ma cage thoracique. Je repère un bâtiment en ruines non loin de moi. Un homme est devant moi mais il ne me voit pas. Je fais rapidement le point sur la situation et décide de foncer vers le bâtiment en ruines. Me baissant, je sprinte aussi vite que possible, les semelles de mes chaussures martelant le sol poussiéreux. L'homme ne semble pas me remarquer, absorbé dans ses pensées alors qu'il reste là, ignorant ma présence.

Je laisse échapper un soupir de soulagement en atteignant la sécurité du bâtiment en ruines. Haletante, je m'appuie contre le mur, mon rythme cardiaque revenant lentement à la normale. Je jette un coup d'œil en arrière vers l'homme, toujours immobile au même endroit. Il semble totalement inconscient du danger qu'il vient tout juste d'éviter de peu. Alors que je reprends mon souffle, je ne peux m'empêcher de me demander ce qui se serait passé s'il m'avait vu. Un frisson me parcourt à l'idée de confronter un autre survivant dans ce désert désolé. Je déplace mon poids d'un pied à l'autre, essayant de décider de la suite des événements.

Tandis que j'observe l'homme de loin, mes yeux captent un mouvement sur le côté. En me retournant pour regarder, je repère un chien à proximité, ses oreilles dressées et sa queue battant l'air. Le chien semble perdu, mais il y a quelque chose en lui qui suggère qu'il pourrait être amical.

Alors que je m'approche du chien, je remarque que son pelage est sale, sa maigreur m'indique qu'il n'a pas eu de vrai repas depuis un certain temps. Le chien semble hésitant au début, mais une fois que je m'accroupis et tends la main, il s'approche lentement. Il accepte prudemment la nourriture que je lui offre, la dévorant rapidement. Après avoir fini son repas, il semble se détendre un peu, sa queue battant légèrement contre le sol. Je caresse doucement sa tête, lui grattant derrière les oreilles. Le chien se love contre ma main, appréciant visiblement l'attention. Alors que je continue de caresser le chien, je remarque son apparence unique. C'est un Berger belge malinois, une race dont j'ai seulement entendu parler dans des histoires. Son pelage est court et rugueux, parfait pour les conditions difficiles de ce désert. Le chien semble apprécier l'attention, se penchant vers ma main.

-Salut toi, comment tu t'appelles ?

Je ne trouve pas de collier à son cou.

-Je vais te nommer Isis.

Le chien me regarde lorsque je parle, ses oreilles se redressant. Il semble reconnaître ma voix et penche la tête sur le côté, comme s'il essayait de comprendre ce que je dis. Après un moment, il regarde autour de lui, puis de nouveau vers moi, comme s'il avait décidé que je ne représentais pas une menace.

Isis se met à aboyer, semblant inquiet par quelque chose derrière moi.

Je me retourne, le cœur battant, mais il n'y a rien. Je scrute la zone, essayant de comprendre ce qui a pu effrayer le chien. Puis, je remarque quelque chose au loin, un groupe de silhouettes se déplaçant vers le bâtiment en ruines où je me cache.

Mon cœur se serre en réalisant qu'il doit s'agir d'autres survivants. Alors que le groupe de survivants s'approche, je reste sur mes gardes, la main posée sur le pistolet à ma hanche. L'homme qui était seul un peu plus tôt semble avoir disparu.

Les voyants venir vers moi, je brandit mon arme. Le groupe se compose de cinq personnes, toutes portant diverses armes de fortune. Une femme du groupe s'approche plus lentement et dit :

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