PREMIÈRE INTERACTION

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Ça y est, le jour de la rentrée est arrivé. Après avoir essuyé 2 échecs en études de médecine je me suis rabattue sur le domaine de la biologie. Je commence donc officiellement aujourd'hui ma deuxième année de licence.

Comme à mon habitude j'entame toutes mes journées avec un café et une cigarette. Ainsi appuyée dehors sur la rambarde de la passerelle menant aux chambres étudiantes, je tire une longue latte de ma cigarette avant d'expirer la fumée toxique. Il faudrait que j'essaye de me débarrasser de cette mauvaise habitude, mais je crois bien que je n'en ai pas vraiment l'envie.

Je dois me dépêcher si je ne veux pas arriver en retard le premier jour de cours. Je rentre donc me préparer. Une fois à l'intérieur de mon studio je m'arrête l'espace d'une minute pour observer les lieux. L'entrée se compose d'un mini couloir avec la porte à droite donnant sur une petite salle de bain, et d'une kitchenette dans la continuité de ce dernier. Le tout donne sur un espace carré comprenant un lit, un bureau et une petite table accompagnée de son tabouret. La fenêtre est relativement grande permettant une luminosité assez agréable. (Chose rare dans un logement étudiant). Depuis j'ai réarrangé le mobilier de ma chambrette, de façon à avoir le lit juste en dessous de la fenêtre. Car le soir j'apprécie contempler les lumières de la ville depuis mon lit.

Je me brosse les dents, enfile un jeans noir mom délavé ainsi qu'un sweat à capuche rose pâle. Puis je passe en coup de vent dans la salle de bain maquiller rapidement. J'attrape mon sac et quitte ma résidence étudiante d'un pas rapide afin d'attraper le tramway qui s'approche au loin. Je check mon téléphone dans l'attente d'avoir reçu un message d'Ellie. On est censées se rejoindre devant la faculté afin de se rendre ensemble dans l'amphithéâtre.

Mais rien, pas de nouvelles, je range donc mon téléphone et mets en marche mon casque d'où la musique rugit. Il se trouve que j'ai du mal avec  les endroits bondés de monde et le surplus de stimulations me met mal à l'aise. Et autant dire que prendre le tramway à cette heure-ci correspond parfaitement à ce que je cherche à éviter. Malheureusement je n'ai pas le choix, mon université se trouve à 1h à pieds, je m'y rends en transport en commun la plus part du temps. Le matin je préfère dormir même si ce n'est que 30 minutes de plus.

Les arrêts passent et toujours pas de nouvelles d'Ellie. On s'est connues en première année de licence, on partageait des cours ensemble. Elle s'est rapidement rapprochée de moi lors de la construction des binômes pour les travaux pratiques. C'est une jeune femme très intimidante qui respire la confiance. De mon côté en tant que timide, je n'osais aller vers les autres. Mais Ellie ne connaissait encore personne, tout comme moi. Le hasard a fait que nous avons fini côte à côte en travaux pratiques. Nous sommes devenues plus ou moins proche avec le temps je suppose. Même si dès que la fin de l'heure arrive elle prend rarement la peine de passer plus de temps que nécessaire avec moi.

J'arrive enfin devant le portail de l'université, quand je vois une tête aux cheveux presque blancs sur un corps de mannequin. Je la reconnais de dos et l'interpelle. Elle fait volte-face et ses yeux de glace me dévisagent l'espace d'un instant.

-   Salut Ellie, la salue-je

-   Ha, Runa, désolée j'ai oublié de t'envoyer un message, alors j'ai préféré t'attendre devant la faculté.

-   Pas de soucis, comment vas-tu depuis la dernière fois ?

-   La routine, rien n'a changé

Plus clichée et banal comme conversation on ne peut pas faire mieux, ça ne me manquera donc jamais ce genre d'interactions.
Je soupire intérieurement et sur ce, nous nous dirigeons vers l'amphithéâtre pour assister à la présentation du programme de cette année. En chemin, nous échangeons quelques mots sur la pluie et le beau temps. Tout en se demandant comment se passera cette année.

RUNA Stories to obsess over. Discover now