Chapitre 1 - Les Oreilles Rondes

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Dans une clairière paisible, baignée de lumière dorée filtrant à travers les feuillages, deux enfants riaient aux éclats. Le vent faisait danser les feuilles et les rires s’élevaient comme une musique légère dans la forêt.

Un garçon au visage espiègle courait entre les arbres. Ses cheveux blonds en bataille volaient au gré de sa course, et ses grands yeux marron pétillaient d’énergie. Il s’appelait Ronnie. À ses côtés, une petite fille à la peau brune et aux cheveux courts et bruns le poursuivait, déterminée à l’attraper. C’était Luz.

Ronnie (en riant) — Tu n’arriveras jamais à m’attraper !

Luz (essoufflée mais souriante) — C’est c’que tu crois !

Ils finirent par s’écrouler dans l’herbe, haletants, un sourire accroché à leurs lèvres.

Ronnie (curieux) — Dis Luz… Ça fait quoi, de vivre avec la Dame Chouette ?

Luz (avec un petit sourire rêveur) — C’est aussi génial que la dernière fois que tu m’as demandé. Eda est un peu folle, mais… c’est la maison.

Ronnie — La chance. Moi j’suis coincé à l’école… Et pire, dans la filière Abomination. Comme Amity Blight, t’sais ?

Luz (taquine) — Les abominations ? Vraiment ? C’est ton style, ça ?

Ronnie (grimace) — Nan. Moi j’veux toucher à toutes les formes de magie. Pas rester coincé dans de la boue vivante…

Luz (légèrement triste) — Toi au moins… tu peux faire de la magie.

Ronnie (regardant le ciel) — Un jour, toi aussi tu pourras. J’en suis sûr.

Luz (souriante, touchée) — Merci de croire en moi…

Un silence doux s’installa. Puis Ronnie se redressa, un air malicieux sur le visage.

Ronnie — Hé, regarde ce que j’ai fait.

Il retira doucement son bonnet. Luz écarquilla les yeux.

Deux petites oreilles parfaitement rondes remplaçaient ses anciennes oreilles pointues.

Luz (étonnée) — Hein ?! Attends… C’est une illusion ?

Ronnie — Non. C’est… une abomination. Je les ai modelées moi-même.

Luz (les larmes aux yeux) — Tu… tu as fait ça pour moi ?

Ronnie (détourne les yeux, un peu gêné) — Ouais. Bon, ça fait encore un peu mal… mais c’est supportable.

Luz (émue) — Merci, Ronnie.

Le soleil déclinait lentement. L’or du ciel se teintait d’orange.

Ronnie — Allez, il commence à se faire tard. Je dois rentrer.

Luz — Moi aussi… Oh ! Ton bonnet ! Je l’ai gardé.

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