• Prologue •

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Lieu : Inconnu
Date : Vendredi 17 mai 2024
Heures : Inconnue

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Il n'y a rien par la fenêtre. Rien à la porte, rien dehors et rien à l'intérieur. Que moi. Pourtant je ressens un sentiment d'appréhension, je ressens ce sentiment. J'entends cette voix qui me répète sans cesse la même chose "Fuis. Maintenant". Mais rien. Je suis tétanisée.

Enfouie sous la couette, à regarder la porte, je suis submergée par la noirceur de la pièce, les rideaux fermés, tous les appareils coupés. Aucun bruit à part les battements de mon cœur qui s'accélèrent et qui se font plus forts, de plus en plus, à chaque minute qui passe. J'ai les larmes aux yeux, je ne peux même pas bouger d'un millimètre. Mon petit frère avait raison, j'aurais dû aller avec eux.

J'ai essayé mainte et mainte fois de trouver mon téléphone pour appeler de l'aide, je sens que quelque chose cloche, mais impossible de le trouver. Toutes les horloges de la maison ont disparues. Mon ordinateur ne donne plus l'heure ni la date, comme le micro-onde, le four et les réveils.

Je sens des perles de sueur dégouliner le long de mon front, passant par mes tempes et mes joues. Comme des larmes que mes yeux ne peuvent laisser sortir. Mon cœur s'accélère encore plus, pourtant il n'y a aucun bruit, mais je sens une présence. Cette présence, cette personne. C'est elle. Ou devrais-je dire lui.

Plus le temps passe, plus je me demande "ne suis-je pas juste paranoïaque ?". Je tremble, de la tête aux pieds. Chaque petits nerfs est tendus, prêt à réagir. Mes yeux se déplacent de la fenêtre fermée à la porte de ma chambre, mon dos plaqué contre le mur. Je ne peux toujours pas bouger, même si j'essaie du plus profond de mon corps. Rien ne bouge, comme si le temps était figé.

Pensant qu'il n'y a absolument rien, je sens mon corps se relaxer, me laissant bouger légèrement. Je déplace la couverture de mon corps d'un revers de la main, laissant mes jambes vêtues d'un simple short cycliste à l'air libre, à la vue de chaque recoin de la chambre.

Sentant mes poils s'hérisser, je me fige à nouveau, les muscles de mon corps tendus face à la froideur de la pièce. Je frissonne et commence à me demander si c'était une bonne idée de sortir du dessous de mon chaud et épais plaid.

Je prends une bouffée d'air, toujours tétanisée. Mais je me relève de mon plein gré. Je fais un pas en avant et sens les larmes montées de nouveau, me demandant si je devrais retourner dans mon lit. Cependant une voix dans ma tête prend les devants et avance encore.

J'entends le parquet siffler une fois que je suis à quelques pas seulement de la porte. Je retiens ma respiration et met la main sur ma bouche, faisant pression pour retenir un cri de sortir. Je sais qu'il est là ! Je le sais..il m'attends. Je le vois déjà avec un sourire pervert accroché aux lèvres. Je frissonne de dégoût et ferme les yeux, me forçant à contenir mes larmes.

Je ne peux imaginer son visage, étant un visage que je n'ai jamais vu. Je ne peux que penser à un homme. Un homme répugnant avec un sourire jusqu'aux oreilles. Je reste fixe, ne bougeant pas d'un millimètres.

Commençant à faire un autre pas en avant, je me fige une fois de plus, cette fois je ne peux me retenir. Je sanglote douloureusement, me crispant de la tête aux pieds, et laisse le début d'un cri silencieux sortir.

Je sens une larme couler le long de ma joue, puis j'éclate en pleurs. Des pleurs silencieux. Ma tête est douloureuse comme le reste de mon corps, mon dos faisant extrêmement mal à cause de mes muscles si tendus. J'observe le bas de la porte, dans le petit espace laissant passer la lumière du couloir, mes yeux fixés sur la silhouette ne pouvant être que lui. Je sens mon cœur être compressé et ma respiration devenir saccadée

Not That Far • FrançaisStories to obsess over. Discover now