Prologue

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"Ce n'est pas un jeu miss Joseph.
- Ai-je dit que c'en était un, monsieur le lieutenant ?"

Cela fait deux jours qu'ils me retiennent ici, je sais qu'ils croient que c'est moi qui l'ai fait. Je suis sûre qu'il n'attendent que ça ; que je lâche un aveux, ne serait-ce qu'implicitement.
Depuis sa disparition soudaine et étrange, ils ne cessent de chercher un coupable. Cela fait maintenant quatre mois et ils n'ont toujours aucune preuve. Ils auraient dû classer l'affaire mais quand ils s'agit de fils d'hommes riches et blancs c'est une tout autre histoire.

"Avez vous une idée de ce qui a pu lui arriver ? Quelqu'un qui lui aurait voulu pour quelque chose ?
- Hm je ne suis que la meilleure amie de Sara moi, c'est elle sa copine, vous n'avez qu'à lui demander. Hoo j'ai oublié, elle est morte, c'est pas de chance."

Tout ce qui c'est passé est de sa faute à lui seul. Tout allait bien avant qu'elle ne le rencontre ; Sara était bien sans lui. Personne ne lui en voulait, en tout cas pas que je sache, mais moi oui. Je lui en voulait de tout mon cœur. Aujourd'hui encore je lui en veux ; je lui en veux de lui avoir parlé, de lui avoir dit qu'il l'aimait car sans ça tout ça ne serait pas arrivé.
Je sais pertinemment tout ce qui se passe ici. Quand je suis arrivée, deux policiers se tenaient derrière la porte d'entrée. Une femme vêtue d'un tailleur noir se tenaient derrière un comptoir avec un chignon impecable. Je suis sûre qu'elle a sûrement déjà couché avec l'homme en face de moi vu les regards qu'ils se lançaient quand elle inscrivait mon nom. Après la porte brune se trouvait une immense salle dans laquelle plein de bureau groupés en quartiers sur lesquels des hommes et des femmes tentaient désespérément de faire des liens entre des faits les unes sûrement aussi absurdes que les autres. Puis s'en suit d'un avec de nombreuses portes noires. On me fit entrer dans l'une d'elles et depuis je n'en suis pas sortie. Salle d'interrogatoire dit-on; on m'y aurait torturée presque.

"Miss Joseph, je ne souhaite que comprendre ce qui c'est passé.
- C'est pour cela que vous m'accusez de meurtre?
- L'avez-vous tué ?
- Non. Je ne l'ai pas tué, non."

Je ne l'ai pas tué. Je n'ai pas pu.

"Alors racontez moi tout depuis le début."

Meurtre GustatifStories to obsess over. Discover now