J'ai grandi sans figure paternelle. Je sais que c'est direct mais c'est comme ça.
On va dire que mon père est parti le jour de mes 6 ans et qu'il n'a jamais pris de nouvelles depuis ce jour.
Et pourtant maintenant je suis en première au lycée de ma ville: maria costa.
Une ville fabuleuse où tout le monde sans fou de vous.
En clair je déteste cet endroit rempli de fille parfaite et de mec trop con pour ne pas voir qu'elle drague tous ce qui a de la testostérone dans le corps .
Les amis je ne sais pas ce que sait. J'en ai jamais eu à vrai dire. Je suis trop "naturel" . Pour les filles populaires et trop bizarres pour les gens normaux.
Les seuls qui s'intéressent à moi ce sont les mecs.
C'est vrai que malgré mon côté étrange dû au manque de testostérone dans ma vie, je suis plutôt belle.
Mais les garçons ne m'ont jamais réellement intéressé. Je ne dis pas que je ne souhaite pas trouver l'amour un jour, mais pas maintenant, pas ici.
Je connais ses mecs depuis que je suis petite et je ne peux m'imaginer sortir avec l'un d'entre eux.
En entendant qu'un miracle me tombe dessus,je reste assise par terre dans le couloir du lycée sur le carrelage froid qui n'a pas été lavé depuis 3 mois vu sa couleur.
J'observe les gens passer espérant qu'il ne me remarque pas.
J'aime être seul, perdu dans mes pensées les écouteurs à fond sur mes oreilles.
Mais j'avoue que de temps en temps j'aimerais ne plus l'être.
Ce côté indépendant me vient de ma mère, elle n'arrêtait de me répéter durant mon enfance qu'on était mieux seul avec soi.
Aujourd'hui elle a rencontré Paul et a oublié cette idée.
Moi non.
J'ai grandi comme ça, pour moi c'est normal.
La sonnerie de fin de cour retentit. Et au fait, oui j'ai séché les cours.
Je me redresse et reprend mon sac avachi sur le sol .
Je me précipite vers la sortie en espérant ne croiser personne. Mon vélo est accroché à un vieux poteau tout rouillé à cause du temps humide omni présent toute l'année. L'air humide colle mes vêtements à ma peau au fur et à mesure que je pédale.
J'habite dans une petite maison à une quinzaine de minutes de mon lycée.
J'adore ma maison. Je peux enfin me retrouver réellement seul et être moi-même.
Je dépose mon vélo sur le seuil de la porte et cours dans ma chambre. La première chose que je fais c'est de jeter mon sac contre le mur, d' enlever mon pull, et de me coucher sur mon lit en étoile de mer.
Je respire profondément.
- enfin les grandes vacances !
Dis en me relevant et en mettant mon disque de musique préféré dans mon lecteur de cd.
J'adore Céline Dion.
- chez moi les forêts se balancent et les toits grattent le ciel...
Je chante a tu tête, et danse jusqu'à ne plus sentir mes pieds.
Voilà qui je suis réellement.
La porte s'ouvre et ma mère entre en chantant.
- j'irai où tu iras, ouh ouh, mon pays sera toi...
J'aime ma mère. Elle me ressemble tellement. Aussi bien mentalement que physiquement. On pense pareil et agissons de la même manière.
Elle au moins ne me trahira jamais.
Elle finit par éteindre mon lecteur.
- c'est l'heure de manger rose. C'est Paul qui a préparé le repas.
J'enfile mon haut de pyjama et me dirige vers la salle à manger.
Paul est gentil mais plutôt féminin sur le bord. Je croyais qu'il était gai au début, mais je me suis apparemment trompé.
Je mets la table en regardant ma mère et mon beau-père s'embrasser.
- vous êtes dégueulasse ! Dis-je en tirant ma mère pour qu'elle s'assoit. Elle rigole.
J'aime la voir heureuse. Après que mon père soit parti elle est entrée en dépression. Ça a été très compliqué. Elle va chez le psychiatre tout les lundis. Aujourd'hui elle va mieux. Et je remercie Paul de la rendre heureuse au quotidien.
Elle a trouvé l'amour.
Je m'assois et Paul apporte le plat de lasagne.
Autrement dit mon préféré.
Ils me regardent et n'osent pas manger.
- que se passe-t-il ?
Rien ne sort de leur bouche. C'est étrange et à la fois effrayant.
- maman ?
Elle finit par se racler la gorge.
-rose, j'ai reçu un message de ton père.
Je sens mon coeur s'arrêter. Comment ça un message de mon père.
- on parle bien de celui qui m'a abandonné ?
- il veut se rattraper.
Je la regarde. Je ne comprends pas qu'entends telle par la.
- il a une maison en Guadeloupe, il aimerait que tu y passes les vacances.
Je regarde Paul comme ci c'était lui le coupable.
- il m'a demandé si tu pouvais le rappeler pour qu'il t'explique toute l'histoire.
Ma mère fouille dans la poche de son jean et sort un papier froissé.
" 0736827302": le numéro de mon père.
- c'est a toi de décider rose, tu as 16 ans maintenant.
Non, c'est une mauvaise blague. Pourquoi voudrais t'il me revoir, me parler.
10 ans se sont écoulés.
Je monte dans ma chambre en courant. Les larmes glissant le long de mes joues . Ma main refuse de lâcher le bout de papier.
Je saisit mon portable et entre le numéro inscrit.
Un bip.
- ne répond pas! S'il te plaît !
Deux bip.
Je tremble.
- Hallo?
Le silence surgit. C'est la voie de mon père, je la reconnais.
- Hallo? Dis t'il à nouveau.
- Papa?
Plus rien, on est paralysé. Éjecté hors du temps.
- Rose ! Si tu savais comme je suis content que tu m'ai appelé.
- pourquoi tu veux reprendre contact? Dis-je d'un ton froid.
Au fond de moi je lui en veux encore d'être parti et d'avoir détruit notre famille.
- rose, tu es ma fille, je t'aime. J'ai été un con. J'aurais dû prendre de tes nouvelles.
- accélère, chez moi il est 23 heures.
- j'ai appris que j'avais un cancer. D'après les docteurs il me reste environ deux ans. Ceux qui est énorme comme temps. Je ne veux pas mourir sans m'être réconciliée avec ma fille.
Les larmes coulent de plus en plus vite. Mon père a un cancer. Je sais ce que c'est d'avoir un cancer. Ma grand-mère a été diagnostiquée et est morte deux jours après. Lui a la chance de rattraper ses erreurs.
- d'accord. Dis après un silence de mort.
- merci ma puce , je suis vraiment désolée pour tout ce que j'ai fait. Bisous.
Je raccroche sans même dire au revoir.
Je m'écroule sur mon lit et enfonce ma tête dans mon coussin pour étouffer le son de mes pleurs.
Je le déteste. Pas de m'avoir abandonné. Du moins pas entièrement. Mais de reprendre contact avant de mourir. J'ai toujours espéré qu'il m'appellerait et qu'il reviendrait mais ce n'est jamais arrivé.
J'essuie mes larmes à l'aide de ma Manche qui finit rapidement trempée.
Je descends retrouver ma mère qui est comme tout les soirs en train de regarder un film avec Paul.
Il mette pause au film lorsque j'arrive.
- je vais y aller.
Ma mère regarde Paul. Elle ne s'attendait pas à cette réponse.
- papa a un cancer, il va mourir dans 2 ans maximum, je ne veux pas qu'il meurt en regrettant de ne plus m'avoir jamais revu.
Elle oche la tête pour me donner son accord.
Mon téléphone retentit.
- c'est lui, il m'a donné son adresse.
Ma mère sert la main de Paul. Je sais qu'elle a peur. Peur que je sois triste à nouveau de la perte de mon père.
- je pars dans 1 Semaine, je rentrerai le 27 août pour la rentrée en terminale.
Elle oche la tête. Ce silence me donne la chair de poule.
- bonne nuit !
- bonne nuit ma puce!
Je fixe pendant au moins une heure le message que mon père m'a envoyé sur lequel est écrit en gros son adresse.
Je n'arrive pas à y croire, je vais revoir mon père.
Des tonnes de questions se heurtent dans ma petite tête.
Pourquoi avoir fait ça? A t'il changé ? M'aime t'il encore?
Cette nuit-là, je n'arrive pas à trouver le sommeil.
J'ai l'impression d'être à la fois dans un rêve et un cauchemar. Comme si quelqu'un me jouait un mauvais tour.
J'ai l'impression que rien ne va.
Et j'ai le pressentiment que quelque chose va se produire mais je n'ai encore aucune idée de ce dont il s'agit.
J'ai fini par trouver le sommeil 10 minutes avant de me lever.
Pour ma mère c'est obligé de se lever tôt si on veut réussir dans la vie
Je me relève après quelques étirements et allume mon lecteur cd.
J'adore Céline Dion. Et oui je suis addict.
- ma puce , tu es levé! Hurle ma mère de la cuisine.
- oui!
Je fonce dans mon placard et en sort un jean taille basse et un haut débardeur blanc nacré.
Pour une fois il a l'air de faire beau dehors.
Je me précipite en dehors de ma chambre.
Ça sent les pancakes.
Je cours dans les escaliers manquants de tomber à de très nombreuses reprises.
Je déjeune rapidement avant de retourner dans ma chambre. J'attache mes cheveux en demi chignon. Et maquille le dessus de mes yeux bleus avec du fard à paupières nacré.
J'enfile mes converses et cours dans la salle de bain.
Je suis quelqu'un de très spide.
Soudain la sonnette du bas de la porte retentit.
- Ma puce! C'est pour toi!
Qui vient chez moi à cette heure. Je n'ai pas d'amis.
Je descends pour une fois lentement les escaliers. La sonnette retentit à nouveau.
- J'arrive ! Dis je.
J'attrape la clé et observe la photo de famille dont mon père a été arraché et remplacé par Paul.
La sonnette retentit de plus belle.
J'ouvre la porte.
- je n'y croit pas , c'est toi maria ?
Je sotte dans les bras de la jeune fille face à moi.
Maria est là, elle est venue me voir après de longues années sans s'être vu.
- salut rose! Dit elle l'a voi écrasé.
A oui, au fait, maria est ma seule cousine et amie dans ce monde. C'est rare qu'elle vienne ici.
- qu'est ce que tu fais là?
Elle se décale et laisse apparaître une jolie porche de l'autre côté de la route.
Maria est clairement beaucoup plus riche que nous.
Son père est médecin cardiovasculaire se qui donne un bon salaire en fin de mois.
- ta mère m'a appelé pour que je vienne sauver ta valise pour la Guadeloupe. Si j'ai bien compris c'est un cas totalement désespéré mais je pense qu'on peut encore la sauver. Dit elle sur le ton de l'humour.
Je lance un regard sombre à ma mère.
- elle a exagéré, elle n'est pas si mal. J'ai mis des pantalons des chemises et des bottines.
Elle m'arrête et tire mon bras de force pour que je monte dans la porche.
- c'est pire que ce que je pensais! C'est une situation d'urgence vitale.
- non vraiment ya quoi de mal avec mes tenues.
Elle me regarde de haut en bas. Je me sens mal et pourtant j'ai l'habitude de me faire juger.
- en Guadeloupe, à cette période, il fait 40 degrés.
Je fais les gros yeux en entendant cette information et en repensant à mon polaire dans ma valise.
- on va aller t'acheter des fringues. Ta mère m'a donné 200 euros et j'en rajoute 150, ton dressing me fait trop de peine.
Je monte dans la voiture.
- direction le centre commercial! Dit-elle avant de démarrer la voiture.
Je sens que ça va être compliqué , je ne suis pas quelqu'un de dépensier dans la vie de tous les jours. Encore moins quand il s'agit de vêtements d'été. Sachant que je n'en ai jamais acheté du moi pas de mon plein grais.
Je sens que la journée va être longue mais plutôt cool . Du moins je l'espère au plus haut point. Croisons les doigts.
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ASUMMERLOVE 🌺❤️
Teen FictionRose est une jeune fille solitaire qui a grandi sans figure paternelle. Son père est parti quand elle avait 6 ans. Aujourd'hui elle en a 16 et celui veut reprendre contact avec elle suite de son diagnostic de cancer. Il lui reste moins de deux ans à...
