Des larmes perlaient le long de tes joues. Tes cheveux étaient mouillés, ton uniforme aussi. Encore une fois, les pestes de ton lycée t'avaient humilié(e) devant tous tes camarades qui se moquaient nonchalamment de toi et te filmaient. Ton téléphone était au sol, avec ce qui était sensé être son écran, éparpillé en plusieurs petits morceaux, tout comme le seul souvenir qu'il te restait de l'amour de ta vie avant son décès : un collier en or avec une petite plume sur laquelle ton prénom et le sien étaient écrits. Il était cassé en deux, et la plume était tordue. Cette fois-ci fût la fois de trop. Ta tristesse s'était transformée en rage. Tes poings étaient serrés, et tes larmes avaient cessé de couler. Tu avançais en regardant la leader du groupe, celle-ci continuant à sourire comme une abrutie.
"Je vais te tuer. Je vais te tuer. Je vais te tuer." Cette phrase faisait des échos à chacuns de tes pas dans ta tête.
- "Où vas-tu comme ça ? Te plaindre au directeur ? Pauvre petit bout de chou."
Les rires s'intensifiaient. Ta soif de vengeance aussi.
Un bruit sourd avait retentit dans le couloir. Tout le monde s'était tut.
Les sourires étaient à présent remplacés par une expression de terreur.
Le corps de celle qui t'avait malmené(e) pendant tant d'années, glissait lentement contre un casier. Son crâne avait été fracassé, et une mare de sang se formait sur le parquet.
Tu étais l'auteur(e) de ce crime atroce. Un sourire en coin s'était formé sur ton visage. Un sentiment de fierté avait envahi tout ton corps. Tu regardais ceux qui se moquaient de toi quelques minutes auparavant du coin de l'oeil.
-"À moins que vous ne vouliez finir comme elle, je vous conseille fortement de supprimer toutes ces vidéos que vous avez posté au lieu de m'aider quand cette connasse m'harcelait sans cesse. Compris ?"
Ils acquièscèrent et supprimèrent a tour de rôle les dîtes vidéos.
Tu ramassais le collier de ton âme soeur ainsi que sa plume, et rentrais chez toi, comme si rien de tout ça n'était arrivé. Le lendemain, plus personne n'osait te regarder dans les yeux, tu étais enfin respecté(e). Tu caressais du bout de tes doigts la plume dorée en souriant avec tendresse.
"J'ai réussi mon amour, je me suis vengé(e). Je t'ai vengé(e)."
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Vengeance.
Ficção GeralLa fois de trop. La rage qui monte. De la terreur. Une satisfaction incontrôlable.
