Célia
15 octobre
Assise sur le sofa, je contemplais les gouttes de pluies faisant la course le long de la fenêtre. Ma respiration contre celle-ci faisait de la buée et je m'amusais à faire des smileys tristes. Malgré mes talents de dessins qui se limitaient à des bonhommes bâton avec deux traits pour les yeux et une courbe pour le sourire, je me reconnaissais très bien à travers ce visage triste. Oui, je crois que je pouvais me qualifier comme une de ces personnes qui voient toujours le mauvais côtés des choses et qui déprimaient pour tout et pour rien à la fois. Je n'étais ni dépressive, ni pessimiste mais "une personne en manque", avait décrété ma psy. Elle avait aussi dit que ça passerait avec le temps mais bon les psy peuvent se tromper car cela dure depuis quatre ans maintenant et je ne pense pas que mon état de "manque" changera, à moins qu'elle ne sache faire revenir les morts à la vie. Ma mère est morte quand j'avais 13ans et depuis ce fameux 17 juillet où le cancer l'a emporté, je n'est plus jamais été la même. Ma psy avait raison sur un point, j'étais bien "en manque", ma mère me manquait. Sa perte avait creusé un trou béant en moi et je me sentais vide et lourde à la fois. Mon père aussi n'était plus le même mais lui réussissait à surmonter la pente, il le devait de toute façon, pour le bien et la sécurité de la ville car il était le shérif, "shérif Bunt", c'est comme ça qu'on l'appelait, en dehors de la maison, même moi sa fille, je devais me résignée à ce titre en publique. Nos relations s'étaient dégradées ces dernières années. J'admets que je ne faisais pas d'efforts mais lui non plus à ce que je sache. Depuis la mort de maman, je crois qu'il a arrêté de me considéré comme sa fille et je suis restée au pied de cette pente pendant que lui, la gravissait petit à petit.
Perdue dans mes pensées, je n'avais pas entendu la sonnette de la maison, enfaîte, je ne suis même pas sûre que la personne qui tambourinait à la porte en ce moment même, ait sonné. Je n'attendais pourtant personne, en même temps, avec le peu d'amis que j'ai, je ne peux pas dire que j'ai une vie sociale. Mes seuls amis sont les membres du club du journal du lycée, et encore, j'exagère, il n'y en a que quatre maximum qui doivent m'apprécier, les autres ont sois pitié de moi, sois je les ennuie à tirer la tête tout le temps. Bref mes quatre sois disant "amis" ne viendraient quand-même pas un samedi après-midi me rendre visite, ils ont sûrement bien mieux à faire. D'habitude, j'aurais laissé la personne toquer à la porte jusqu'à qu'elle ne s'en lasse. Mais l'intensité avec laquelle celle-ci frappe la porte me laisse à penser que c'est important. Je retire mon plaid de mes jambes et me lève pour ouvrir la porte. La personne tambourinait toujours, agacée, j'ouvre la porte brusquement. Je crois que mon agacement s'est envolé dès que je l'ai vu..... LUI!
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Le fin mot de l'histoire
Mystery / ThrillerCélia 17 ans, une jeune fille discrète et passionnée de romans policiers va voir sa petite vie solitaire chamboulée quand un garçon vient sonné chez elle avec les mains ensanglantées. Mais ce n'est pas n'importe quel garçon, c'est Nathan! Nathan so...
