Chapitre 1

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-Tu as tout ce qu'il te faut? Demande mon père se servant un café.

Assise à la table devant mon bol de céréales je lève les yeux en hochant brièvement la tête. Il s'avance vers moi dépose un baiser sur le haut de ma tête et quitte la maison sans rien ajouter de plus. Depuis la mort de ma mère, mon père est devenu une personne très renfermée, focaliser sur son travail. Cela fait maintenant deux ans et pourtant j'ai toujours l'impression que la douleur est la même.

Je me lève, dépose mon bol dans l'évier et part me préparer. Je monte l'étage et ne peux m'empêcher de m'arrêter devant cette porte en bois où est gravé «Parker», un faible sourire apparaît sur mon visage. De mes doigts je suis la gravure en ayant les larmes aux yeux. Je les essuie vite et me presse dans ma chambre. J'attrape ma tenue préparée la veille et me change.

Je me précipite ensuite vers l'entrée, je mets mes chaussures et ferme la porte à clés derrière moi. J'ai l'avantage d'avoir mon permis depuis peu alors je n'ai pas besoin de me dépêcher pour prendre le bus.

Je ne suis pas retourner au lycée depuis quatre mois environ. Le jour où j'ai appris sa disparition c'était un peu trop lourd à accepter et mon père avait besoin de quelqu'un pour lui, il a vite repris le travail étant donné qu'il est policier. Il se doit de le retrouver et se donne corps et âme pour. J'ai donc passé quatre mois à faire mes cours à distance. Ma dernière année de lycée va être longue sans lui.

Après avoir mis cinq minutes à trouver une place libre, je me gare et descend de ma voiture. Revoir des centaines de personnes me met la boule au ventre mais il faut que j'obtienne mon diplôme et il faut surtout que je réapprenne à sociabiliser. Je n'ai plus vraiment d'amis, ma meilleure amie et d'ailleurs ma seule amie à déménager il a plus d'un an en France, je n'ai plus trop de nouvelle d'elle de toute façon.

Je prends une grande aspiration, et entre dans le lycée. Rien a vraiment changer et heureusement, ça me permet de reprendre mes repaires. Je me dirige vers mon casier et pose les affaires dont je n'aurais pas besoin. Donc pour résumer je n'ai aucun retard niveau cours, j'ai toujours mon emploi du temps fixe, il me reste plus qu'à faire comme si je n'étais jamais partis.

La sonnerie retentis, je me presse d'aller dans mon premier cours et de m'installer au fond de la classe, je passerais peut-être inaperçue comme ça.

**

Je ne pensais pas que tout allait être si déprimant. Les professeurs, les cours, les personnes, tout. Je pensais que ça allait me changer les idées, que je penserais à rien mis à part les cours mais c'était tout le contraire.

La fin des cours à sonner, c'était tellement long que j'ai hésité à m'en allait après le déjeuner mais il faut que je tienne le coup et qui c'est peut-être que je me ferais de nouveaux amis, si le contraire arrive tant pis. Je subirais.

Je sors de l'établissement en cherchant mes clés mais je n'arrive pas à mettre la main dessus. Je les ai pourtant rangé dans mon sac alors pourquoi tout à coup elle décide de disparaître? La tête plongée dans mon sac je percute sans faire exprès une personne. Je ne sait pas si c'est moi qui l'ai bousculé trop fort ou si la personne à de la force mais je ressens une douleur à l'épaule.

-C'est pas possible, je grommelle.

Toute mes affaires sont par terre maintenant.

-Désoler je ne t'ai pas vu. Dit-il en ramassant ce qui est tombé.

J'aperçois du coin de l'œil qu'il a retrouvé mes clés.

-Ce n'est pas grave, au moins je n'ai plus besoin de m'embêter à chercher ces foutues clés.

Je me relève et regarde à qui je parle. Ses cheveux sont ébouriffés et d'un noir foncé. Ses yeux sont encrés dans les miens. Un tatouage longe le long de son cou je sais pas trop ce que c'est mais ça le rend tellement sexy. Il paraît plus vieux que tous les autres garçons que j'ai croisés aujourd'hui.  Je comprends mieux la raison de ma douleur à l'épaule, il doit faire de la musculation ou quelque chose de similaire. Il tend sa main ou son poser mes clés. Je les récupère. Le frottement de nos deux mains me parcourent la chair de frissons.

Il s'excuse une dernière fois avant de repartir. Je ne l'ai jamais vu auparavant il a dû arriver quand je suis partis. Je ne sais pas qui est ce garçon mais je sens au fond de moi une impression étrange. Je secoue la tête et reprends ma route vers la voiture.

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