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Chapitre I

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  J'ai toujours eu peur de ce que me réservait l'avenir. Malgré tout je n'ai jamais baissé les bras devant quelconques épreuves. Sauf ce soir là. Je m'étais montré imprudente et j'en avais payé le prix. Suite à cela, j'ai pris la décision de vivre en Californie avec ma grand-mère, Marie.

  Mais maintenant je n'ai plus le choix, je dois retourner vivre avec mon père à Washington, plus précisément dans une petite ville appelée Forks. Il y pleut plus que partout ailleurs au États-Unis mais elle n'en reste pas moins fascinante. Ma mère, qui n'était pas du même avis, l'avait fui en emportant ma sœur jumelle Bella. Depuis elle revenait tout les étés, mais je ne l'ai pas revu depuis que je suis parti chez ma grand-mère.
  C'est trois dernières années, mon père, Charlie, m'avait appelé que pour mes anniversaires et Noël. En aucun cas, il ne le faisait pour prendre de mes nouvelles. Et maintenant c'est vers Forks que le train m'emmène, pas que cela me déplaise mais un tas de souvenirs douloureux y sont restés.
  Entre Oakland et Seattle, le trajet dure vingt-et-un heures, auxquelles s'en ajoute trois dans un bus jusqu'à Port Angeles, puis une jusqu'à Forks en voiture. Autant le train ne me dérange pas, mais j'appréhende la route en compagnie de mon père. Il avait été à la hauteur, il avait paru réellement heureux quand je lui ai dit que je revenait. Il m'avait déjà inscrite au lycée et m'a promis de m'aider à trouver une voiture. Mais ça n'allait pas être facile. Je l'avais abandonné sans lui donné d'explications logique en lui balançant les même mots horrible que maman quelques années plus tôt. De plus, je ne suis pas du genre à meubler une conversation, ou je ne le suis plus.
  Quand j'arrive à Port Angeles, il pleut. Je me met immédiatement à sourire, l'odeur de la pluie m'avait manqué. Mais je le perd en sortant du bus. Autant la pluie me met de bonne humeur, autant le froid me rend désagréable. Sans grande surprise, mon père m'attend avec le véhicule de patrouille. Charlie Swan est le Chef de la police de Forks. Je me rappelle que j'adorais accompagné mon père pendant ses patrouilles, bien que celui-ci ne m'emmener pas souvent. A chaque fois nous avons passé un très bon moment.
  Mon père me fait une légère accolade, d'un seul bras, lorsque, étrangement, je ressent le besoin d'avoir un vrai contact. J'entreprends de le prendre dans mes bras ce qui le surprend un instant, malgré ça il ne met pas longtemps avant de me serrer à son tour.
__ Tu m'avais manqué Lia, dit-il en souriant et en se décollant de moi. Tu n'as pas beaucoup changé. Comment va Marie ?
  Voilà à peine cinq minutes que je suis arrivé et les souvenirs douloureux reviennent dans mon esprit. Je dois me montrer forte, après tout, elle n'aurai pas voulu que je me laisse abattre un seconde fois.
__ Je suppose qu'elle va bien. Toi aussi, tu m'avais manqué papa.
  Je n'ai que quelques sacs, la plupart des vêtements que je portais en Californie n'était pas assez chaud pour l'Etat de Washington. J'avais mis de côté de quoi m'acheter des vêtements chauds mais la plupart de mes économies sont partis dans le billet de train, ainsi que celui du bus alors je n'ai pas pu prendre grand chose. Le tout entre aisément dans le coffre de la voiture.
__ Je t'ai décoté un bonne voiture, m'annonça t-il une fois nos ceintures bouclées. Elle tira comme un gant. Pas chère du tout.
__ C'est quel type de voiture ?
__ En fait c'est une camionnette à plateau. Une Chevrolet.
__ Ou l'as-tu trouvé ?
__ Tu te rappelles Billy Black de La Push?
  La Push est la réserve indienne située sur la côte. J'y allais pratiquement tout les jours avec mon meilleur ami d'enfance, Jacob Black. Malheureusement je n'ai pas eu de nouvelles de lui depuis mon départ précipiter d'il y a trois ans. Il faut dire que je n'ai pas non plus essayé de le rappeler.
__ Oui évidemment.
__ Il s'en servait pour aller à la pêche l'été.
  Je me rappelle des longues après-midi de pêche à attendre l'heure de repartir à la maison. Jacob et moi accompagnons son père mais pas par plaisir. Généralement c'était pour nous punir ou juste pour nous éloignés de la ville.
__ Il est cloué sur un fauteuil roulant, maintenant, continua mon père, il ne peut donc plus conduire. Il m'en a demandé un prix très raisonnable.
__ Que c'est-il passer pour qu'il soit dans cette état ?
__ Il s'est retrouvé paralysé suite à des complications due à son diabète.
__ Oh je vois... De quelle année date la voiture ?
Rien qu'à son expression, je comprends qu'il n'avait pas prévu que je pose la question.
__ Euh, Billy a sacrément bricolé le moteur... Elle n'est pas si vieille que ça tu sais. Il l'a achetée en 1984, me semble-t-il, enchaîna-t-il.
__ Neuve ?
__ Euh, non. Je crois que c'est un modèle du début des années soixante, avoue-t-il, piteux. Ou de la des années cinquante, mais pas plus.
__ Papa, je n'aurais pas les moyens de payer un garagiste si il y a un problème...
__ Ne t'inquiète pas, Lia, cet engins est comme neuf. On en fabrique plus des comme ça, aujourd'hui.
  "Cet engins" Ça promet.
__ C'est quoi pour toi pas chère ?
Après tout, c'est la seul chose sur laquelle je ne peux me permettre de me montrer difficile.
__ Euh, laisse moi te l'offrir chérie. Une sorte de cadeau de bienvenue.
Il me jette un coup d'œil plein d'espoir. Une voiture gratuite. Rien que ça !
__ Tu n'es pas obligé, papa. J'avais prévu d'en acheter une.
__ Fais moi plaisir. Je veux que tu te sente bien, ici.
  Il se concentre de nouveau sur la route. Mon père a toujours eu du mal à exprimer ses émotions. C'est donc en fixant le pare-brise que je réponds :
__ C'est vraiment très gentil, papa. Merci, c'est un super cadeau.
__ Euh, de rien, marmonna-t-il, gêné.
  Nous échangeons encore quelques mots sur ma vie en Californie, et la conversation s'arrête la. Ensuite, nous contemplons le paysage.
  Rien n'a changé. Tout est vert : les arbres, leurs troncs couverts de lichen, leurs frondaisons dégoulinant de mousse, le sol encombré de fougères. Même l'air qui filtrait à travers les feuilles avait des reflets verdâtre. Je me met à sourire légèrement, Forks m'avait manqué.
  Nous finîmes par arriver chez papa. Il vit toujours dans la maisonnette de quatre pièces achetée avec ma mère aux premiers (et seuls) jours de leur mariage.
  Devant la maison est garée ma nouvelle voiture. D'un rouge délavé, elle est dotée d'ailes énormes et bombées ainsi que cabine rebondie. J'en tombe amoureuse, j'ignore si elle roule, mais je m'y vois déjà. De plus, c'est une de ces bêtes en acier solide qui résiste à tout, de celles qui, en cas de collision, n'ont pas une égratignure alors que le véhicule qu'elles ont percuté sont en pièces détachées sur le sol.
__ Elle est géniale, papa ! Je l'adore ! Merci !
__ Ravi qu'elle te plaise, bougonna-t-il, embarrassé par ma joie.
  Je ne met pas longtemps à transporter mes affaires à l'étage. J'ai la chambre à l'est, celle qui donne sur la forêt. Elle m'est familière, ayant passé mon enfance dans celle-ci. Le plancher, les murs grisâtre, le plafond incliné, les rideaux en dentelle, tout est resté intact. Les seuls changements que mon père a fait est de mettre un lit double et un bureau un peu plus grand. Sur ce dernier trône un ordinateur d'occasion, la ligne du modem agrafé sur la plinthe jusqu'a la prise du téléphone le plus proche. La chaise à bascule sur laquelle j'avais passé des heures à lire des romans n'a pas non plus bougé.
  Il n'y a, sur le palier, qu'une salle de bains ainsi que l'ancienne chambre de Bella. Je m'introduis doucement. Je suis surprise de la voir meublée. On dirait qu'elle est habité. Je fronçe les sourcils et redescend avec la ferme intention de questionner mon père.
__ Papa, pourquoi la chambre de Bella a l'air d'être habiter ?
  Je me stop net en voyant le doux visage de ma sœur. Je ne peux pas le croire, depuis quand est-elle ici.
__ Surprise, me dit-elle, mal à l'aise.
  Je ne perd pas une seconde de plus et la prend dans mes bras. Je la serre si fort que j'ai peur qu'elle suffoque. Malgré moi, une larme coula le long de ma joue. On se détacha pour se contempler mutuellement. Elle avait tellement changé. D'abord, elle avait grandi puis ses formes féminines s'étaient développer. Elle était tellement belle. Bien que l'on soit jumelle, ma sœur et moi sommes très différentes. J'ai les cheveux noir de notre père et les yeux bleu de notre mère tandis qu'elle a les cheveux brun comme notre mère et les yeux marron de notre père.
__ Mon dieu, Lia tu est magnifique, dit-elle.
__ Et toi donc, tu est resplendissante. Tu m'a manqué Bella, énormément.
__ Toi aussi Lia. Ça allait faire 4 ans que nous nous étions pas revu.
  Quand j'étais chez ma grand-mère, je n'avais donné de nouvelles que très rarement. Tout le monde savait où j'étais mais je n'avais pas la force de m'expliquer alors j'avais préféré leurs dirent que je n'avais pas le temps de leurs rendre visite.
__ Que dit tu d'aller rattraper le temps perdu en allant discuter dans ma chambre ? Comme autrefois.
__ C'est une idée géniale, allons-y, me dit-elle, enjoué.
  Mon père a regardé la scène avec un léger sourire. Je peux même apercevoir une larme couler sur sa joue. Mais il ne l'admettra sûrement jamais.
Bella et moi nous installons confortablement sur mon lit puis nous commençons à parler de nos vies respectives. Elle était arrivée l'année dernière à peu près le même jour que moi aujourd'hui. Son année n'avait pas été de tout repos. Elle avait failli mourir à cause d'un accident de voiture. Le garçon au volant avait perdu le contrôle de sa voiture dû au verglas recouvrant le sol. Elle avait également fait la recontre de la famille Cullen et était éperdument tombée amoureuse de l'un d'entre eux. Un dénommé Edward. Malgré que j'eu passé toute mon enfance ici, je n'ai jamais entendu parler d'eux. D'après Bella, ils sont arrivés un ans avant elle. J'étais déjà en Californie ce qui explique pourquoi je ne les connais pas.
  Après avoir brièvement parlé de ma vie à Oakland, nous nous sommes mis à rangé mes affaires. Mes vêtements rangés dans la vieille commode en pin surmontée d'un miroir, j'emporte ma trousse de toilette dans la salle de bain pour me débarrasser de la crasse du voyage. Bella était retourné dans sa chambre après avoir reçu un message.
  Tout en démêlant mes cheveux mouillé, je m'examine dans la glace. Peut-être que c'est la lumière qui fais ça mais je me trouve pâle. On dirait que je n'ai pas dormi depuis des siècles. Ce qui n'est pas totalement faux. Mes nuits n'étaient pas très réparatrice, je l'admet. Avec le stress du lendemain qui monte gentiment en moi, j'allait, encore une fois, passé une sale nuit.
  Le lycée de Forks n'accueille que trois cents cinquante-sept élèves (trois cents cinquante-huit à présent). Bien que j'ai grandi ici, je ne me suis jamais vraiment fait d'amis. Sauf Jacob qui m'a tout de suite accepté et pris sous son aile, bien qu'il est un ans de moins que moi. J'espére seulement que personne ne viendra me parler. Mais c'est sans compter sur Bella qui a envie de me présenter à la famille Cullen.
  Je sens que la journée qui m'attend demain va être riche en émotions et qu'il faudra que je me montre courtoise avec les autres élèves du lycée, même avec les plus immature. Je vais devoir prendre sur moi, chose que je me suis habitué à faire pendant trois ans.

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*Les éléments des chapitres viennent de la traduction des livres de Twilight.
*L'histoire sera semblable à la vraie mais cela sera vu par Lia.
*Certains scènes seront ajouté et d'autres supprimer de l'histoire originale.

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⏰ Last updated: Apr 15, 2021 ⏰

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