Par ou commencer ?

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H

Je passais par un petit chemin avec ma petite sœur dans les bras. Elle bavait sur mon épaule. Il faisait très sombre et très froid. Je cherchais un endroit assez potable pour y passer la nuit. Notre ancienne cabane a été détruite par un groupe d'hommes.

Nous passons dans une petite ruelle très étroite. Je marchais dans de la boue qui éclatait sur mon pantalon. Mon voile volait sur le côté a cause du vent. Elle à finit par dormir sur mon épaule. Sa fait exactement deux heures que je marche. J'ai les jambes en feux. Mes yeux me brulent, je ne sens plus mes bras. Malgré le faite qu'elle ne mange pas, elle pèse beaucoup.

J'essaye tant bien que mal de garder les yeux ouverts pour ne pas m'endormir. La fatigue prend le dessus. Après quelques heures de marche nous sommes enfin arrivées devant une petite maison en bois, qui semble inhabitée. Nous n'allons sûrement pas entrer mais nous nous sommes installer devant la porte. Un petit toit nous protégeait de la pluie qui s'acharnait sur nous. J'ai finis par m'assoir et je l'ai mise sur mes genoux. Elle dormait comme un bébé.

Mes yeux se fermaient tout seul, j'ai décidée de dormir. Je lui récite une petite Surate et je finis par m'endormir.

———

Le lendemain je me réveille par des rayons de soleil qui éclatait sur mon visage. Je lève la tête et l'aperçois qui s'amusait par terre. Je souffle de fatigue et me lève enfin, pour une nouvelle journée. Je me dirige vers elle et la porte dans mes bras, pour continuer notre chemin. Aujourd'hui, j'ai décidée d'aller au marché situé à l'autre bout de la ville.
Je n'allais pas acheter des choses, mais j'allais faire la manche.

Main droite à occupé par elle, main gauche occupée par les casseroles et mes bouteilles d'eaux que j'ai d'ailleurs remplit dans le port. Mes bras me brûlaient. Je décide de m'arrêter au bout d'une demi heure pour boire de l'eau. Le soleil tapait sur le village. Selon mes calculs, nous devons être là bas dans dix minutes.

Je m'accroupis par terre pour l'a faire boire. Je lui fait boire et elle me sourie de toutes ses dents. J'ai bu quelque gorgées pour lui en laisser. Je la range et je continue mon chemin.

Nous sommes enfin arrivées là bas. Le marché était remplit de monde. Sa criait de partout. Tout le monde s'agitaient, criaient, couraient pour je ne sais quelle raison. Je me suis dirigée dans le fin fond du marchée. Les passants allaient nous donner plus d'importance car c'est là qu'ils s'arrêtent pour boire ou manger quelque chose.

Je m'installe par terre et elle dans les casseroles. J'étais épuisée, j'en avait marre. Même elle était du même avis.

Moi: Pourquoi tu es triste ?

Elle: Lui ou ?

Moi: Je sais pas.

Elle: Il est malade je crois.

Moi: Oui sûrement.

Elle: Mmh.

Moi: Kheir In Sha Allah.

On parlait du marchand qui normalement, était là tout les jours. Mais apparemment il a des problèmes de santé. Sa m'a fait quelque chose au cœur. Il avait le cœur sur la main ce monsieur. Il nous donnait tout le temps des pièces. Il invoquait Allah pour nous. C'était un sucre, un homme formidable. Il compte beaucoup pour moi. Il est très gentil, j'espère sincèrement qu'il ira mieux In Sha Allah.

Nous sommes restées une bonne heure assise par terre. Nous avons pu récupéré quelques pièces. Comme tout les jours quoi. Je me suis levée pour aller me laver les mains dans le puit.

Bahiya Where stories live. Discover now