C'est ici que tout recommence !

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🖋️ Aide à la lecture :

* Pensées *
Narration et actions
- Dialogue du lecteur
- " Dialogue des autres personnages "

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* Si seulement quelqu'un pouvait me sortir de cette vie... *

Voilà désormais 4 mois que tout s'effondre autour de moi, depuis que mon petit ami m'a largué en fait. Il m'avait demandé une somme d'argent importante pour l'aider et je n'ai appris que plus tard, malheureusement, qu'en réalité il me trompait avec mon meilleur ami. Sa seule raison de rester à mes côtés n'était autre que de me ruiner. Après ça, mon patron m'a viré et je n'ai plus assez d'argent pour payer mon loyer depuis deux mois, d'où la raison pour laquelle je suis là, assis, à attendre dans la banque que mon conseiller me dise que mon compte est clôturé. Quelle vie de merde, si seulement j'avais été moins naïf... peut-être que je devrais juste me jeter d'un pont après ce rendez-vous, après tout plus rien ne me retiens, ni famille, ni amis, ni biens...

Perdu dans mes pensées, des voix et des cris me ramenèrent à l'instant présent et, sans même pouvoir comprendre, un homme masqué me poussa face contre terre en criant :

- " TOUT LE MONDE A TERRE, LE PREMIER QUI BOUGE JE LE CRÈVE COMME UN CHIEN !!! "

Pétrifié et choqué je ne bougeais pas d'un poil, à croire que je ne voulais plus mourir. Un des braqueurs était plus imposant que les autres, sa carrure et son assurance le détachait du lot. C'était lui qui commandait et je n'avais pas besoin de le connaître pour comprendre ce sentiment de soumission qui grandissait en moi. Captivé par cet homme, je le fixais du regard avec peur et curiosité jusqu'à ce que ses yeux se fixent dans les miens. Je baissai immédiatement le regard, tétanisé, il m'avait vu, il allait me tuer... J'entendis ses pas résonner au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient de mon corps, et, tremblant comme une feuille, lorsqu'il s'arrêta près de moi, je me mis à prier pour que les dieux m'épargnent. Était-ce ma punition pour avoir pensé mourir quelques instants plus tôt ? Jamais je n'aurais cru pouvoir placer tant d'espoir en des dieux.

Il s'accroupit près de moi et je sentis sa main glisser dans mes cheveux avant de les saisir et de tirer ma tête en arrière, m'obligeant à le regarder droit dans les yeux. Des larmes se mirent à couler silencieusement et mon corps entier tremblait face à cet homme. La peur était visible dans mon regard et je pouvais l'imaginer sourire de satisfaction sous sa cagoule. Persuadé que mon heure avait sonné je fermai mes yeux afin de ne pas voir la mort, l'homme me releva sans grande délicatesse et, attendant qu'il me tue, je gardai mes yeux fermés. Je pouvais sentir mes genoux se toucher tant je tremblais.

- " Toi, tu viens avec moi alors sois sage si tu espères vivre encore quelques heures ~ "

Mes yeux s'ouvrirent, alternés entre la peur de ce qui allait m'arriver et le soulagement de pouvoir rester en vie. Une fois que ces hommes eurent pris l'argent dans le temps imparti, je fus poussé jusqu'à une trappe, le grand musclé ne me lâchait pas du regard. Après avoir escaladé l'échelle de secours, le groupe et moi sommes arrivés sur le toit, j'obéissais aux ordres par peur de finir jeter du toit, je n'aurais jamais imaginé pouvoir mourir de cette façon et cette idée ne m'attirait pas vraiment. Mes sentiments étaient flous en moi, la montée d'adrénaline, la peur et la tristesse m'empêchait de réagir et de résonner de façon rationnelle. Un hélicoptère au-dessus de nos têtes envoya une échelle en corde et je fus poussé à grimper, l'échelle n'était pas stable et j'avais peur de tomber. Plusieurs fois l'homme en dessous de moi me fit accélérer en me laissant imaginer toutes les tortures qu'ils me feraient subir si je n'accélérais pas, ce n'est qu'une fois dans l'engin que je pus reprendre mon souffle. J'étais là, assis entre ces hommes cagoulés et deux d'entre eux commencèrent à parler à celui qui m'avait pris avec lui*

- " Tu te rends compte de ce que tu viens de faire ? Prendre cet idiot avec nous ne servira à rien... Regarde-le, ça aurait pu nous tuer de le prendre ! "

- " Il a raison, ce gamin est tellement chétif que tu n'en tireras rien. Maintenant qu'on est sorti de là on n'a qu'à le jeter en dehors de l'hélico et rentrer, les flics trouveront son cadavre et ils se démerderont. "

Le chef d'équipe me dévisagea avant de répondre, des larmes silencieuses coulaient à nouveau sur mes joues. Ces mots, que j'avais trop souvent entendus, me blessaient. J'avais honte... Face à eux j'étais ridicule... Ils avaient raison et je ne voulais pas encore une fois voir de la pitié dans les yeux de ceux qui me regardaient. Si seulement quelqu'un avait pu me regarder comme un homme ne serait-ce qu'une fois... J'essuyais mes larmes avec ma manche en mordillant ma lèvre, rassemblant le peu de courage et de dignité présent en moi avant de parler d'une voix faible et serrée.

Vous avez raison... Je ne vous serais d'aucune utilité. Jetez-moi quelque part ou abattez-moi. Je n'ai plus l'intention de vivre dans tous les cas, je n'ai plus envie de me battre...

Le regard toujours rivé vers le sol j'attendais leurs réactions et, après un bref silence, le chef se mit à parler.

- " C'est moi qui ai décidé de le prendre avec nous. S'il avait mis la mission en péril je l'aurais abattu mais ce n'est pas le cas puisque la mission a réussi. Il n'y a aucune raison de débattre sur les choix que j'ai faits. Une fois arrivé vous prendrez votre butin et nos chemins se sépareront. Ce gars vient avec moi et n'interfère en aucun cas avec notre marché, donc laissez-le. Quant à toi, ne pense pas que tu vas mourir si tôt, je vais avoir besoin de toi vivant. "

Son regard perçant s'ancra dans le mien et mes gros yeux surpris devaient bien indiquer ma surprise. Jamais je n'aurais imaginé qu'un homme aussi imposant que lui puisse me défendre moi, la pauvre merde invisible. Malgré que je trouve louche le fait qu'il est besoin de moi je ne dis rien de plus et resta assis sagement jusqu'à la fin du trajet. Une fois arrivés, on me mit une cagoule sur la tête avant de m'attacher les poignets dans mon dos. Ils avaient serré les liens et c'était douloureux, un petit gémissement plaintif passa la barrière de mes lèvres mais personne ne desserra mes liens. Je ne sais pas combien de temps j'ai attendu mais après de longues minutes, peut-être une vingtaine, je fus poussé et manquai de trébucher. J'avais un peu peur, qui était en train de me poussé ? Et où est-ce qu'on m'amenait ?

-  qu-qu'est-ce qui se passe ? Où est-ce que vous m'amenez ?

Mes questions restèrent sans réponse puis je me sentis soulevé, je lâchai un léger cri de surprise en essayant de me blottir contre la personne qui me portait afin de ne pas tomber. Il me lâcha quelques secondes après et je l'entendis ricaner. Quelque chose claqua près de mon oreille ce qui me fit sursauter, j'étais allongé sur le côté et en bougeant un peu je sentis une paroi contre mes pieds, j'étais coincé dans quelque chose et rapidement la peur s'empara de moi, me faisant trembler. Après quelques instants, j'entendis un moteur démarré et je compris que j'étais dans le coffre de celle-ci, des larmes chaudes perlaient le long de mes joues à cause du surplus d'émotions et de peur en moi, où est-ce qu'on était en train de m'amener? Et surtout, qu'allait il m'arrivait... ?

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