𝑰𝒓𝒆𝒏𝒂🧚🏾♀️.
Le lendemain, je me suis levée avec un mal de tête bien prononcé.
Les fêtes me faisaient toujours le même effet malgré le fait que je n'ai pas bue.
Pendant que je remettais ma vie en question, j'ai entendue deux voix graves dans le salon.
Ce n'était sûrement pas mon père, je me suis donc levée pour voir qui était là-bas, certainement mon frère avec un de ses amis chômeurs.
Sans oublier ma capuche, j'avais une de ses tête.
Avant d'y aller, je me suis dirigée dans la salle de bain et j'ai fais le nécessaire.
Une fois fini, je me suis dirigée dans le salon.
Plus j'avançais, plus les voix étaient fortes.
Une fois dans le salon, j'ai vue mon frère et un gars assis face à face.
Un noir, avec des yeux marrons clairs, de longs cils noirs, des cheveux bouclés noirs, et malgré le fait qu'il soit assit, j'ai aperçu qu'il avait une grande taille...
Bon, c'était clairement Andry, à part si je devenais bigleuse.
Alejandro - Irena ?
Ça m'a réveillé d'un coup.
- Mh ?
Alejandro - Ça va ?
- Ouais et toi ?
Alejandro - Tranquille.
- Mh.
Un blanc...
J'ai donc décidé de prendre la parole.
- Ça va toi ?
J'ai regardée Andry en disant ça.
Andry - Tranquille et toi ?
- On est là hein.
Andry - La gueule que t'as, c'est toujours pareil après les fêtes.
- J'te permets pas, faire la fête toute la nuit c'est pas mon fort.
Andry - J'ai vue ça, t'as une tête incroyable.
On s'est mis à rire, mais j'avais trop honte, j'étais à peine présentable.
On s'est regardé dans les yeux pendant un moment, Alejandro était au milieu de tout ça.
Alejandro - Bon les amoureux, vous avez finis ?
- Orh c'est bon, j'y vais. À la prochaine, Andry.
Andry - À plus.
Je me suis retournée pour me rediriger dans ma chambre.
𝑨𝒏𝒅𝒓𝒚🤌🏽.
Je l'ai vue se retourner, elle avait un short gris...
Elias n'avait pas si tort que ça finalement.
𝑰𝒓𝒆𝒏𝒂🧚🏾♀️.
Je me suis rallongé sur le lit, j'étais épuisée de la soirée d'hier.
Mais pendant que j'étais dans mes pensées, mon téléphone a sonné.
C'était ma mère.
- Allô ?
Maman - Mh, cómo estás ?
- Bien y tú ?
Maman - Bien, gracias Dios. Dónde está tu hermano ?
(Il est où ton frère ?)
- En el salón.
Maman - Ponlo al teléfono, por favor.
(Passe le moi, s'il te plaît)
- Okay.
Je me suis relevée en direction du salon.
Une fois dans le salon, j'ai dis:
- Alejandro, mama quiere hablar contigo.
(Alejandro, maman veut te parler)
Je lui ai donné mon téléphone et je me suis assise sur le canapé pour pouvoir entendre leur conversation.
Andry était toujours là d'ailleurs.
Alejandro - Allô ?
Maman - Mh, ça va ?
Alejandro - Tranquille hein, tu parles bien en espagnol avec Irena, nan ?
Maman - Ouais.
Alejandro - Mais quand c'est avec moi, ton fils préféré, le premier né, l'enfant prodige et miraculeux, tu parles français.
Il se jette des fleurs, c'est vraiment un chômeur professionnel et célibataire.
Maman - Tu comprends l'espagnol, toi ?
Alejandro - Bah ouais, j'ai fais huit ans d'espagnol, c'est pas pour juste savoir dire: "mi apellido es Alejandro", quand même. Et puis c'est pas comme si tu maitrisais le français.
Il venait de confondre "apellido" et "nombre".
Maman - Mh, está bien.
Alejandro - Sinon tu voulais me dire quelque chose ?
Maman - Ouais, esperó que mi casa está limpia.
(J'espère que ma maison est propre)
Alejandro - Bah ouais.
Maman - Ninguna chica en mi casa, está claro ?
(Aucune fille dans ma maison, c'est clair ?)
Elle connaissait son fils mieux que quiconque.
Alejandro - Bien sûr, tu devrais surtout dire ça à ta fille.
- Tu mens pourquoi ?
Maman - Irena ?
- Maman.
Maman - Que quiere decir eso ?
(Ça veut dire quoi ça ?)
- Nada, eso no es verdad.
(Rien, c'est pas vrai)
Je le regardais avec de la haine dans les yeux, il savait ce qu'il faisait.
Maman - Esperó por tú eso no es verdad.
(J'espère pour toi que c'est pas vrai)
- Alejandro, yo esperó por ti que tu le dijiste.
(Alejandro, j'espère pour toi que tu lui as dit ?)
Maman - Decir qué ?
(Dire quoi ?)
- Que tiene dejó Hisaé sólo la noche de anoche.
(Qu'il a laissé Hisaé seule la nuit dernière)
Là, elle a commencée à bien crier sur lui et j'ai sourit malicieusement, j'aimais être une peste avec ce bouffon.
Alejandro - Orh c'est bon, elle allait pas crever.
Maman - Tú eras la que morirá.
(C'est surtout toi qui va mourir)
Alejandro - Bref, vous rentrez quand ?
Maman - Antes del curso de Irena.
(Avant le stage d'Irena)
Alejandro - Dans un mois ?
Maman - Tienes un problema con eso ?
(Ça te pose problème ?)
Alejandro - Nan même pas hein, mais envoie des sous, nan ?
Maman - Qui t'as dit que j'étais ta banque ?
Alejandro - Un peu quand même, tu travailles à la banque.
Maman - Et alors ? Bon Irena, mira en el cajón.
(Regarde dans le tiroir)
Je me suis levée en direction du tiroir.
En ouvrant celui-ci, j'ai vue pas mal de billets.
Alejandro - Passes-en.
Maman - Elle va rien te donner du tout, c'est pour elle et sa sœur.
Alejandro - Et moi ?
Maman - T'as vingt ans, tu travailles, donc débrouille toi.
Alejandro - Mais et alors ? J'peux avoir une somme, nan ?
Maman - Touche à un billet que j'ai laissée et tu verras.
Alejandro - Tu vas faire comment ? Vu que j'suis en France et toi en Colombie.
Maman - Tu veux que je change la date de retour pour te frapper ?
Alejandro - Nan c'est bon, reste où t'es.
Maman - Bon, dónde es tú hermana ?
Alejandro - Dans sa chambre, j'crois.
Maman - En cinco segundos, si no le veo aquí-
(Dans cinq secondes, si je la vois pas-)
Alejandro - C'est bon, j'te la passe, attends deux secondes.
Il s'est levé pour se diriger dans la chambre d'Hisaé.
Pendant ce temps, j'étais au salon avec Andry, il riait de la situation parce qu'il connaissait très bien ma mère.
- Ça va ?
Andry - Ouais, ta mère est toujours aussi à cheval sur Alejandro.
- T'inquiète, c'est juste une embrouille comme une autre.
Je lui ai fait un petit sourire.
- Sinon, t'es venu voir mon frère pourquoi ?
Andry - Rien de fou, il m'a juste appelé pour me remercier.
- Remercier pour ?
Andry - Pour t'avoir raccompagné.
- Ah oui, j'avais zappé.
Il me regardait dans le fond des yeux, il le faisait tout le temps, c'était pour ça que je n'aimais pas être avec lui quand j'étais petite, il est intimidant pour rien.
- Tu détailles ?
Andry - Nan, c'est quoi cette question sortie de nulle part ?
- J'te pose la question comme ça, c'est ton métier ?
Andry - Pas du tout.
Il n'avait pas l'air convaincant.
- Dis la vérité, tu suis les traces de ton père ?
Ça se voyait qu'il mentait.
Andry - Bah...
𝑨𝒏𝒅𝒓𝒚🤌🏽.
À quoi bon lui mentir ? Son père est pire que mon père et moi combinés.
- Bah... ouais.
Irena - J'me disais.
- Après, j'suis discret dans mes affaires.
Irena - Ça c'est sûr, comme ton père quoi.
- Et toi, tu suis les traces de ton père et de ta mère ?
Irena - En quelque sorte, j'suis en filière de gestion et finance, mais j'apprends de temps en temps avec mon père.
- Toujours aussi papa gâteau avec Nana ?
Elle a cachée son visage, c'était son surnom, je ne l'appelais jamais comme ça devant son frère, il allait me tuer sinon. C'était le genre de frère un peu protecteur, surtout son père, il pouvait tuer pour ses filles.
Irena - Toujours, mais je pensais que t'avais oubliée ce surnom.
- Jamais, ça te va très bien.
Irena - T'es vraiment métisse, c'est pas possible, t'es tellement relou.
- T'es métisse aussi, japonaise va.
Irena - T'es algérien, tu m'appelles "Nana", tu veux que j'te rappelle comment on t'appelais ?
- Dis-moi.
Irena - Euh... j'ai oubliée, mais t'inquiète, je trouverais.
- On m'appelle "Andry" ou "monsieur Saïdi".
Irena - D'accord, monsieur Saïdi.
La conversation s'est fini là.
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🤌🏽.