Un vacarme dans la cuisine me tire une fois de plus de ce bref moment de paix. Je me lève directement et me dépêche de me préparer, je fais mon lit et ouvre mes volets puis je vais dans la cuisine en courant. Je sursaute lorsque je l'entends arriver dans la cuisine.
« Pourquoi ce n'est toujours pas prêt ?! »
Je reçois un coup dans les mollets, je grimace de douleur mais ne dis rien. Je m'active à préparer le petit déjeuner puis je me prépare un sandwich pour ce midi. Alors que j'attrape quatre tomates-cerises, une douleur au niveau du crâne me fait lâcher ce que j'ai dans la main.
« Un sandwich te suffit. »
Je ne relève pas et commence de partir, dans le couloir je croise ma mère, elle me fait un bisous sur le front puis se dirige vers la cuisine. Je soupire et par dans ma chambre, je récupère mon sac et ma veste puis me dirige vers le collège. Ainsi commençait chacune de mes journées. À peine réveillée et déjà brusquée. Un véritable calvaire qui continuait la journée. Je m'assois à ma place, au milieu de la salle. Comme je m'y attendais, des écritures sur ma tables, des moqueries qui retentisses à l'arrivée de certaines personnes.
« Bah alors, t'es toujours pas morte toi ? » Des rires retentissent. « Et répond quand on te parle ! »
Je ne dis rien et reçoit un coup dans le tibia. Par chance le professeur est en avance aujourd'hui ce qui stop directement ces idiots qui vont à leur place. Les cours se passent comme ils doivent se passer, mais les intercours eux étaient horribles.
La semaine dernière, alors que j'avais une plaie qui s'était ouverte, j'ai couru aux toilettes, mais des idiotes de ma classe ont décidés de condamner la porte des toilettes, impossible de sortir. Je suis restée là pendant quatre heures. C'est long quatre heures. Cette fois ci je fais bien attention à ne pas être vue. Mais par malchance, je suppose, une fille d'une classe voisine m'a vu et m'a suivit. Elle ne m'a rien fait, encore heureux, mais je suis de nouveau bloquée. J'observe autour de moi, une fenêtre, je suis sauvée ! Je sors donc par la fenêtre et me retrouve dans la cours du lycée. Merde. Je cours rapidement afin que personne ne me voit.
« Lory-Lee ?! » Non c'est pas moi, laisse moi, tu ne m'as pas vu...
« Lory-Lee qu'est-ce que tu as ?! » hein ? « Eh ! Retourne toi, qu'est-ce qu'il t'arrive ?! »
Je me retourne et voit Josh, mon grand frère, je cours dans ses bras et pleure.
« Qu'est-ce qu'il se passe ? » Je lui fais un grand sourire « Ce n'est rien, je me suis fait ce matin contre mon lit c'est tout ! » Il soupire et me porte « Aller hop, à l'infirmerie ! » Je blêmie, l'infirmerie ? Non ! Surtout pas ! « Non non non ! C'est bon, ce n'est rien Jo' ! »
Il me regarde inquiet, je le rassure du mieux que je peux et lui dit qu'il faut que je retourne en cours rapidement. Il m'accompagne tout de même devant ma salle de cours puis me fait un bisous sur le front avant de partir. Je souffle quelques secondes avant d'entendre du bruit derrière moi, et merde. Je me retourne et vois l'idiote qui m'a enfermée dans les toilettes, elle discute avec d'autres filles de ma classe, je suis presque certaine qu'elles parlent sur mon dos.
« Et t'as vu, y a un lycéen qui vient de partir, tu sais qui c'est ?
- Mais oui ! C'est Joshua, le capitaine de l'équipe de volley ball !
- Quoi sérieux ?!
- Oui, il est seulement en première en plus !
- Mais qu'est-ce qu'il fait avec elle ? - Tu ne l'es pas à vu ?! Ils se sont embrassés !
- Quoi ?! »
Je décide de vite rentrer dans la salle avant de subir un mauvais quart d'heure. Heureusement la sonnerie retentis et notre professeur principal arrive.
« Bonjour tout le monde ! Je viens rapidement avant que votre cours ne commence pour vous faire passer une annonce. »
Silence totale dans la salle.
« Il y a déjà plusieurs mois des signalements de violences ont été fait dans des classes de quatrième. C'est pourquoi je vous invite, si vous êtes témoins, à nous dire qui en sont les victimes et qui créent ces violences. Bien entendu vous resterez anonyme. Si vous ne voulez pas venir par peur, nous mettons à disposition une boîte dans laquelle vous pourrez inscrire tout ceci. La boîte se situe dans la vie scolaire mais il y a une ouverture vers l'extérieur. »
Il soupire et regarde plusieurs élèves dans la classe. « J'espère réellement que mes élèves n'en font pas partis. Sur ceux, je vous laisse et n'hésitez pas à venir en parler à des adultes si vous êtes victimes.»
Sur ces mots le professeur par et laisse place au professeur qui doit nous faire cours. À l'intercours, plusieurs personnes me regardaient d'un mauvais œil. Ne vous inquiétez pas, je ne ferais rien qui pourrait mettre vos petites vies en danger, je ne tiens pas à mourir.
La fin des cours arriva bien vite. Comme à mon habitude je pars assez rapidement puis j'attends Josh à quelques rues de chez notre père.
Il arrive, attrape mon sac et le porte sur son épaule. Il me regarde bizarrement.
« Qu'est-ce qu'il y a ? J'ai quelque chose sur le visage ? ».
Il rigole légèrement, « Non, mais ce soir tu ne viens pas chez papa ? »
Je réfléchie, mince, j'ai oublié que ce week-end j'étais chez lui !
« Ah si, je viens !
- Mais tu n'as pas ton sac pour ce week-end !
- Pas grave, j'ai des vêtements propre chez papa.
- Et les cours ?
- T'inquiètes pas, maman travaille pas le lundi, je lui demanderais de me les amener au collège !
- C'est pas très sérieux tout ça. T'es sûre que ça se passe bien avec maman et son copain ?
- Mais oui, t'en fais pas ! »
Je lui mets une petite tape sur l'épaule en rigolant, il change donc de sujet. Nous rigolons tout le long du trajet. Mais arrivé devant la maison de papa, je remarque la voiture de cet ordure, je perd légèrement mon sourire.
« C'est pas la voiture du copain de maman ?
- Si, je vais voir, je reviens ! »
Il entre dans la maison, mais je sais qu'il est directement allé dans le salon pour voir ce qu'il se passe. Quand à moi je m'approche de la voiture. La vitre se baisse et ce visage qui me dégoûte tant apparaît. Il me jette un sac dans le ventre, il en profite pour me donner un coup plutôt fort sur l'épaule.
« La prochaine fois évite d'oublier tes affaires. T'auras une correction en rentrant. ».
J'acquiesce sans rien ajouter et il part. Je cours vers la maison, Josh me regarde d'un œil étrange mais ne dit rien. Je cours dans le bureau de mon père et me jette dans ses bras.
« Oh ma chérie ! Comment tu vas ?
- Super ! Et toi papa ?
- Mieux maintenant que j'ai ma poupée avec moi ! »
Je rigole avec lui. Mon père je ne le vois qu'un week-end sur deux, donc deux fois par mois, une semaine sur deux pour les vacances. C'est très long d'attendre pour le voir mais à chaque fois je me dis que c'est deux jours de répit et c'est un bonheur immense qui m'envahit ! Mais je dois faire très attention à ne pas avoir de bleus apparent sinon ils vont s'inquiéter.
Comme chaque vendredi soir chez mon père, Josh m'aide avec mes devoirs tout en faisant les siens. J'aime tellement passer ces moments avec mon frère, ils sont si agréables que j'aimerai qu'ils ne s'arrêtent jamais.
Mais malheureusement ils s'arrêtent chaque lundi matin, jusqu'au prochain week-end.
« Lo ?
- Oui ?
- Pourquoi elles te regardaient méchamment les filles devant ta salle de classe ?
- Parce que j'étais avec toi.
- Comment ça ?
- Bah elles t'aiment andouille !
- Ouais bah non merci, ce genre de fille n'est pas pour moi ?
- Pourquoi, elles sont super belles pourtant !
- Elles sont beaucoup trop superficiel.
- Qui n'est pas superficiel dans ce monde...
- C'est vrai, mais bon, les goûts ça ne se contrôle pas !
- C'est vrai. »
On continue ainsi, des rigolades entre deux exercices etc, jusqu'à ce que notre père nous appelle pour qu'on mange. Le reste de la soirée était toujours le même, on allait tous les trois dans la petite pièce cinéma et on choisissez trois films.
Celui qui était tiré au sort dans la casquette était celui que l'on regardait. La plupart du temps c'était des dessins animés ou des films humoristiques, si ce n'était pas de l'humour c'était de la science-fiction. Ce soir c'est la science-fiction qui a gagné ! On regarde The Maze Runner !
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Parle !
Non-FictionHarcèlement, un mot fort, qui a beaucoup de conséquences. Lory-Lee, adolescente de 14 ans harcelée pendant trois ans par ses camarades mais également victime de maltraitance par son beau-père pendant cinq ans. /!\ Cette fiction porte sur un sujet qu...
