BETTY

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Au volant de ma Coccinelle WW jaune canari, je mis mon clignotant pour tourner à gauche. En face de moi, arrive une Triumph Spitfire, jaune moutarde capote baisée. Les cheveux au vent, une magnifique blonde met son clignotant pour prendre la même rue que moi. Comme le veut le code de la route, je la laisse passer, prêt à m'engager derrière elle. Elle dut freiner car deux dames traversaient sur le passage piéton. Je constatais alors qu'un de ses feux stop ne s'allumait pas.

Lorsqu'elle redémarra, j'attirais son attention avec force coups de klaxon et appels de phare, lui faisant signe de s'arrêter. Ce qu''elle finit par faire. Frein à main serré, je descendais et  m'approchais d'un pas décidé.

- vous avez un feu stop qui ne s'allume pas à l'arrière lui dis-je

- ah me répondit-elle surprise.

- c'est dangereux ajoutais-je, vous pourrier vous faire percuter par derrière ajoutais-je avec un petit sourire narquois... ça surprend quand on ne s'y attend pas...

Elle descendit de voiture. Elle était habillée d'un jean délavé et d'un simple débardeur. Sa poitrine, orgueuilleuse, me fit saliver. Ses longs cheveux blonds descendaient sur ses épaules. A part un trait noir discret soulignait son regard, aucun maquillage sur son visage. Elle n'en  n'avait pas besoin. Elle était magnifique.

- ça mérite que je vous offre un café pour vous avoir abordée un peu cavalièrement lui dis-je, croisant les doigts pour qu'elle accepte.

- merci, car c'est vrai qu'on ne sait pas quand ça ne marche pas. Là, je n'ai pas le temps pour le café, mais si vous voulez, d'accord pour cet après midi.  Disons 16 heures au parking des plages du Mourillon.

Elle n'a pas froid aux yeux me dis-je surpris qu'elle accepte aussi facilement.

- je n'ai pas le temps non plus, je suis attendu chez un client. D'accord, 16 heures sur le parking. Avec la couleur de nos voitures et vos cheveux blond et les miens blanc on ne peut pas se rater.

Nous avons redémarrés l'un derrière l'autre. Au bout de la courte rue, elle s'engagea dans un passage desservant un ensemble de garages. Elle me fit un signe de la main alors que je poursuivais ma route.

Je n'en revenais pas de ma bonne fortune. Je crois que c'est la première fois que je drague une fille comme elle. Une vraie bombe. Je fantasmais comme un malade.

Je m'étais fait un planning pour la journée. A l'époque, j'étais visiteur médical. J'étais chargé par un Laboratoir Pharmaceutique de visiter les médecins pour les inviter à prescrire les produits de mon Laboratoire. Discuter avec eux des bienfaits qu'en tiraient ses patients.

Je modifierai ce soir en rentrant à la maison, mon planning du lendemain pour rattraper les  visites que je vais rater cet après-midi.

A 16 heurres précises, alors que j'entrais sur le parking, je la vis dans mon rétroviseur. Un bon point pour elle. Elle est à l'heure. J'avais craint, à un moment, qu'elle ne vienne pas. Manque de confiance en moi ? Possible. Il faut dire que les allumeuses étaient Légion à cette époque.

Nous avons bu un verre ensemble et avons pris rendez-vous pour le lendemain. Nous savions parfaitement l'un et l'autre ce que nous allions faire. Elle me donna l'adresse d'une amie proche qui lui prêtait son appartement.

Le lendemain, à l'heure prévue, je frappais à la porte.

- entres me dit-elle

La porte fermée, nos lèvres s'unirent pour un baiser enflammé. Mes mains partent explorer son corps avec avidité.

J'avais tellement faim de la posséder que je la mettais nue en quelques secondes. Je me mettais nu et la rejoignais sur le lit.

Reprenant sa bouche, mes mains jouaient avec sa superbe poitrine, agaçant les tétons, les pinçant, les mordillant alors que ma main descendait vers sa chatte.

B comme BETTYWhere stories live. Discover now