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- Je suis Dever Ebison, j'ai seize ans. Je vis en Nouvelle-France. 

La femme en face de moi se raidit en entendant le nom de mon pays. Je lui tend ma carte TEC, qu'elle me prend des mains violemment. Les traits de son visage sont dures, et je sens la froideur dans sa voix. Quand elle me rend ma carte, que je range aussitôt dans l'une des poches de mon blouson, elle ne m'accorde même pas un "aurevoir", et elle passe à la personne suivante.

Elle doit venir d'Edomne ; là-bas, les gens méprisent les autres pays. L'Edomne a été créé lorsqu'un séisme a frappé le monde entier en 2083, séparant certains pays en deux. La France a été le plus touché de tous, séparée en trois, et ayant aujourd'hui des lieux invivable où tout les déchets sont déposés. La plus grande partie restante de la France a été renommé la Nouvelle-France ; les deux autres parties, qui sont trop polluées et pas assez verdoyantes pour y accueillir la vie, n'ont jamais eu de nom, alors les gens les appels les Terres perdues. La Nouvelle-France n'est pas un pays très riche, au contraire, il est l'un des plus pauvres. Mais si l'on voit la pauvreté comme au début des années 2000, alors il reste fortuné.

Aujourd'hui, en l'an 2123, la vie a reprit son court, mais en plus mouvementé. Des découvertes incroyables ont même eu lieu durant le séisme de 83 ; des corps de ce que nous appelons des Entités ont été trouvés dans les failles, et nous savons à présent qu'il y a une centaine de ses créatures humanoïdes qui ont été tué pendant la catastrophe. Nous ignorions seulement d'où elles venaient et leurs réels capacités. Cependant, en 2098, les chercheurs sont parvenus à trouvé une réponse : 

Les Entités sont dans nos gènes depuis toujours, seulement, elles se sont réveillé lorsque la pollution est devenu extrêmement importante. Ils ont aussi trouvé pourquoi certaines étaient plus grandes que d'autres ; leurs gènes étaient plus accentués, ce qui rendait plus dangereux et sensible les Entités. Depuis cette découverte, nous faisons très attention à ne pas aller dans des endroits pollués, et les scientifiques ont trouvés comment savoir si nous avons de forte chances d'être "réveillé". D'où le TEC, Teste d'Entité Connue, que tout le monde dois passé le premier mois de ses seize ans... Et c'est mon cas ; je viens de m'y inscrire.

Il n'y a pas grand monde qui doit le passer ce mois-ci ; avec un peu de chance, je pourrais avoir une place proche de la scène.

Je me faufile vers l'entrer de l'établissement parfaitement gris, fait d'une matière presque indestructible qu'ils ont absolument souhaité utiliser. Des questions par dizaines se baladent dans ma tête ; très peu de personnes savent ce qui arrive vraiment quand quelqu'un est dit Entité, et le stresse commence à monter en moi. Il fait bien jour à cette période de la journée, et étant donné que nous sommes lundi et que pas mal de gens sont à l'école ou au travail, j'accède facilement à la porte, habituellement caché par la foule.

J'entre d'abord dans un grand hall, et je peux voir quelques élèves de mon lycée nés le même mois que moi, pâles et tremblants. Puisque ce sont de ceux qui m'insultent beaucoup, je leur aurait bien fait remarquer que je n'ai pas aussi peur qu'eux, mais je ne tiens pas à mentir ; je ne suis même plus sur de ce que je ressens, là, tout de suite. Alors je me fais petite, comme d'habitude, ce qui n'est pas très compliqué en vue de ma taille de collégienne.

Le hall ce remplit lentement de jeunes, et durant deux heures je reste là, à attendre. Enfin, un homme en uniforme de garde nous fait signe de le suivre, et il n'a pas besoin de le demander deux fois. Je suis dans les premières à entrer dans la pièce où tout va ce passer, et je commence même à avoir mal au ventre et des envies de vomir. Et si j'étais une Entité aux gènes prononcés ?

Il y a un petit millier de chaises devant une longue scène en bois, et je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi ils font un bâtiment si solide, et la scène si fragile. Elle a d'ailleurs l'air neuve, certainement à cause d'une Entité incontrôlable qui a tout fracassé, une de plus.

Je parviens à me trouver une place au deuxième rang de chaises, entre deux garçons qui paraissent ce connaitre ; quand je m'assoies, ils échangent des regards incompréhensibles, sur les limites pervers. 

Je parie qu'ils viennent d'Ynnote, avec leurs esprits mal-saints...

Ne me laissant pas déconcentré des propos du garde pour autant, je fais attention de garder mes distances comme il est possible.

Au bout de dix minutes, le temps pour tout les jeunes de trouver une place, une femme, visiblement armée d'un pistolet qui m'est inconnu, monte sur la scène et commence un discours qui prend encore plus de temps, mais qui s'avère intéressant. Elle nous réexplique le séisme de 83, et pas mal de choses que l'on sait déjà.

- C'est donc pour cela que vous êtes ici, afin de passer ce fameux teste, conséquent sur la vie de nous tous. 

Le silence le plus total est la seule chose qui accompagne les résonnances de la voix portante de la femme dans la pièce. Elle frappe alors des mains deux fois, invitant quatre autres gardes à la rejoindre, tous plus armés les uns que les autres. Mais quelque chose m'interpelle ; ils portent tous des masques, et en passent un à la femme, qui l'enfile sans perdre de temps. Les uniques fenêtres sont fermées, et la seule source de lumière provient des néons. L'air, aussi, est humide tant il y a de monde. L'ambiance est peu rassurante, avec toute ces questions sans réponses et ces inquiétudes persistantes.

C'est alors que je comprend ce qui va arriver, mais trop tard.

Un gaz verdâtre commence à ce répandre rapidement dans un sifflement, provenant de tout les recoins de la pièce. Les deux garçons à côté de moi s'affolent, mais je reste sereine. Après tout, pourquoi ils feraient ça si c'était dangereux ?...

Tout le monde ce met à tousser, moi y compris, en respirant le gaz à l'odeur nauséabonde. Après peu de temps, la salle est pleine de celui-ci, et je ne peux plus voir à un mètre. Je sens alors mes poumons me bruler, et mon cœur s'accélère. Respirer devient douloureux, et ma gorge est tellement asséchée qu'un goût de sang se répand dans ma bouche. Même mes yeux, mi-clos, me brûlent et ma vision est floue. Cette situation devient insupportable, et je me demande si c'est prévu ainsi. Je sens des brûlures se former sur ma peau, en particulier sur mes mains et dans mon dos, ce qui n'est pas logique puisque je suis vêtue d'un t-shirt et de mon blouson.

Je ne peux plus tenir comme ça ; je perd le contrôle, et mes yeux se ferment.


~ Hey !

J'espère que ce premier chapitre de DEVER vous aura plus. En tout cas, je tiens à vous prévenir que je ne serais pas régulière sur la publication des chapitres, par manque de temps. Le lycée, tout ça... Je suis certaine que vous autres, lycéens des générations 2005-2004-2003, me comprendraient. Il y en a du boulot ! Bref, désolé pour les fautes que j'aurai pu faire (il y en a surement puisque je suis la première de la classe en grammaire, si on commence par la fin !), et je vous souhaites de bonnes lectures sur Wattpad ! 

À bientôt ! One.  ~

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⏰ Last updated: Oct 23, 2020 ⏰

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Dever - OneWhere stories live. Discover now