Un ciel gris. De la pluie. Un feu de camp grossissant. Je jette des livres à l'intérieur. Au feu ces livres de malheur! La pille de livres réduit. Puis disparaît dans les flammes. Il ne me reste plus que mon encrier et ma plume. Je vide le premier dans le feu qui ne cesse de gagner en puissance. Et maintenant, ma plume. Une magnifique plume d'oie, taillée par un maître. Cette plume qui, partout, m'a accompagnée, je dois la laisser brûler. Ma fidèle amie, compagne de toujours, je dois l'abandonner, la laisser partir. Je dois abandonner tout ce qui a fait ma vie jusqu'ici. Mes livres. Puis ma plume. Plume qui ne m'a jamais abandonnée. Plume qui, oui, me manquera...si je la jette au feu. Je n'en ai pas le courage. J'ai la main au dessus du feu, ma plume commence à roussir au bout. Mes larmes redoublent. La chaleur et les larmes me brûlent les joues et les yeux.Je ne peux pas. Tourner la page et tout abandonner. C'est impossible. Je ne peux pas. Mes livres au feu. Les derniers exemplaires. Mais ils ont fait tant de mal. Je ne voulais pas. Je dois corriger tout cela. Pas seulement m'effacer des mémoires des gens. Cette plume... Je la ramène vers moi. Et je parts en courant, les yeux pleins de larmes, la pluie battante me faisant mal. Mais je dois partir. Loin. Juste m'en aller. Tout corriger. Et pour cela, je dois garder en tête ce mot qui résonne : Paix.
VOCÊ ESTÁ LENDO
Un malheur à réparer
ContoComme c'est encore une nouvelle, je ne mets pas de description mais si vous ne comprenez pas le sens caché, la réflexion qu'on peut avoir derrière, etc. n'hésitez pas à poser des question! J'essaierai d'y répondre au mieux!
