Le soleil embrasait encore l'horizon de sa lumière de feu lorsque Aïdenn sortit de son lourd sommeil. Est-ce que je suis mort ? Fut la première chose qui lui traversa l'esprit. En effet, bien qu'il ne se souvienne presque de rien, il était presque sûre qu'il devrait l'être si il ne l'était pas déjà, mais il dût rapidement se rendre à l'évidence qu'il - plus ou moin heureusement - ne l'était pas. Ce qu'il était par contre c'est dans son lit, au milieu d'une chambre qu'il ne connaissait pas avec comme seule lumière celle des étoiles filtrant à travers les rideaux.
Soudain, quelqu'un frappa à la porte de la pièce.
- Aïdenn, est-ce que tout va bien ? La voix derrière la porte demanda. Elle semblait jeune et féminine, mais quelque chose dans son ton semblait presque oppressant.
- Oui oui ça va ! Aïdenn répondit. Il fut surpris par sa propre voix, et elle lui fit presque mal aux oreilles à cause de son fort volume. Ce n'était pas comme si il s'attendait à ce que rien ne sorte, mais tout de même.
- Normalement tu serait venu me réveiller il y a déjà plusieurs heures, tu sait. Ne me dis pas que tu commence à devenir un ado à ton âge tout de même ! Elle repris d'un ton amusé. Cette fois c'était sûre, il y avait quelque chose d'anormal qui se passait. Sans vraiment pouvoir expliquer cet élan de motivation, il se leva et s'habilla en vitesse avant d'aller rejoindre la voix.
Le salon était bien mieu éclairé que sa chambre. Les lumières des bougies et des lampes dans la rue rendaient possible le fait de ne pas trébucher sur les nombreux petits trucs et machins qui jonchaient le sol. Malheureusement, la pièce était froide et l'air lourd à cause d'une fenêtre cassée un peu plus loin dans la maison, créant des courants d'air et faisant entrer de la poussière. Un peu plus loin, dans une sorte de petite cuisine, se tenait une grande femme qui chantait en préparant quelque chose sur un chauffeau à bois. Aïdenn reconnut la voix qu'il avait entendu derrière la porte et regarda la femme un bon moment avant qu'elle ne se retourne et le remarque. Elle avait de long cheveux noirs bouclés qui lui descendait jusqu'à la taille et la peau mat. Elle était magnifique et aurait presque eu l'air d'une elfe si elle avait eu des traits plus fin et une ossature moin prononcée.
Laissant ce qu'elle préparait au dessus du feu, elle s'approcha d'Aïdenn avec une lettre à la main.
- Tien, j'ai eu le temps d'aller chercher le courrier pendant que tu faisait la marmotte, lui dit-t'elle en lui tendant la lettre. L'enveloppe était simple, presque un peu trop. La signature était complétement illisible de là où il se trouvait. De façon général la lettre avait la même impression de mystère que la jeune femme qui lui avait donné, le coté elfique en moin. La lettre, au moin, n'avait pratiquement aucune chance de trouver cela bizzard si il commençait à parler de son réveil de ce matin, mais malheureusement aussi pratiquement aucune chance de lui répondre. Il la prit donc en murmurant un rapide " Merci " Avant de retourner dans sa chambre. Il s'installa sur son bureau et regarda la signature. C'était une langue qu'il savait lire, heureusement, bien qu'il n'ai aucune idée de comment tout cela se prononçait. Il l'ouvrit donc et pris le papier qu'elle contenait. Voici donc le texte de la lettre, traduit en français pour des raisons évidentes.
- À Aïdenn, avec mes excuses -
Pour des raisons qui deviendront trés vite évidentes, je ne pourrais pas rentrer pour encore quelque semaines. Vous trouverez tout ce dont vous aurez besoin dans le sous-sol et chez les Starlings, évitez simplement de voler leur marchandise, vous avez suffisamment d'argent pour l'acheter. Au fait, ne t'inquiete pas pour votre sécurité, Alisha est une excellente combattante et Grace devrait bientôt vous rejoindre. De toute façon vous ne devriez pas être en danger, le champ de force vous protégera. Malgré tout si cela venait à arriver n'hesite pas à demander de l'aide, je doute que tu soit capable de te defendre seul en ce moment.
- Signé la grosse Kathlyn -
Bien qu'il n'avait aucune idée de ce que la moitié de la lettre disait, au moin il savait qu'il était potentiellement en danger mais que quelqu'un allait bientôt venir, bien que c'était presque les seuls conclusions qu'il ai pu en tirer.
- Et tu ne te demande même pas qui sont ces gens ? Lui demanda une voix d'un ton moqueur.
- Est-ce que tu viens juste de lire dans mes pensées ? Lui repondit Aïdenn avec sa propre question.
- Je suis dans ta tête, bien sûre que je peut lire dans tes pensées
- ... Quoi ?
- T'es vraiment pas une flèche toi...
- Non mais vraiment, tu veux pas sortir de ma tête un instant ? J'ai pas vraiment envie d'avoir quelqu'un qui peut observer mes pensées un peu coquines sans que je le remarque.
- Désolé mais en tant que pièce d'or magique invisible je ne peut pas sortir de ta tête. Pour ça j'aurais besoin de ne pas être attachée à toi afin de pouvoir me téléporter ailleur... Par contre je peut me taire si tu veux, mais cela ne serait pas préfèrable étant donné que tu ne sait rien de ce monde il se peut bien que tu te retrouve dans un fossé avec trois flèches dans le dos si je ne t'explique pas comment les choses marchent par ici.
- Et tu compte m'expliquer si je te vend pas parce que tu est une pièce en or magique qui parle ?
- Oui, c'est à peu prés ça. Mais ne pense pas que c'est la seule façon dont je peut te rendre la faveur...
- Est-ce que tu vient juste de dire que-
- Je veux dire que je peut faire de la magie.
- Génial, quelle genre de magie ?
- Le genre de magie qui te font voir tout ce que les gens ont fait de bien ou de mal dans leurs vie. Tu serait surpris de à quelle point ça peut être utile dans beaucoup de situations. Seul petit problème, tu ne peut pas voir ce que tu as fait ou les autres gens qui utilisent un œil de dieu dans l'immédiat. Mais ce n'est pas grave, tu sait déjà que tu n'as rien fait de mal, pas vrai ?
- D'accord, j'accepte tant que tu m'aidera. Par contre si tu décide de me trahir je te vendrais pour devenir riche.
- Je ne vois pas pourquoi je te trahirais, ta tête est plutôt confortable.
Le soir venu, La femme - qui s'appelait Alisha, si il interprètait bien la lettre - alla ouvrir la porte à une autre femme aux cheveux noir. Ces derniers étaient lisses et sa peau pâle et elle ne voyais probablement pas beaucoup le soleil, si il existait dans ce monde. Toute la journée avait été passée sans qu'il ne se montre ou que les étoiles changent de place. Selon la voix dans sa tête, qui était au final bien une pièce d'or magique qu'il était le seul à pouvoir voir, le soleil ne se levait jamais ici. Apparement, la jeune femme qu'Alisha avait fait entrer était Grace, une des personnes dont parlait la lettre. Elle n'était pas trés commode mais elle savait faire un peu de magie, malgré le fait qu'elle soit humaine. La journée se finit lorsque des cavaliers aux visages couverts par la capuche de leurs pèlerine sonnerent le couvre-feu. Aprés cela, toute les lumières furent éteintes, les volets fermés et verrouillés tout comme les portes puis tout le monde partit se coucher.
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Adieu à la réalité
Fanfiction( Peut être lue sans connaître le materiel d'origine ) Murielle, Lileght et Aïdenn ont tous plus d'un point commun malgré le fait qu'ils n'en aient aucune envie. En effet, ils se sont tous retrouvés embarqués dans la même histoire sans issue, destin...
