Chapitre 2:

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Je pousse la porte avec détermination, décidée à lui montrer que je n'ai pas peur de lui, que je suis une femme avec une grande force de caractère. Je m'avance vers le bureau avec grâce et prends place dans le siège en face de lui, bien droite mais décontractée à la fois. Je dissimule ma peur, mon manquez de confiance en moi enfin bref, mes sentiments.

-Bonjour, lui dis-je simplement.

-Bonjour Leïla, comment vas-tu aujourd'hui? Me demande mon père en me regardant droit dans les yeux, comme si il cherchait à sonder mon âme, à découvrir mes pensées les plus profondes.

-Je vais trés bien merci, répondis-je en esquissant un petit sourire poli, tu m'avais demandé?

Je désirai en finir vite et sortir rapidement de cette pièce trop blanche, trop moderne, trop froide à mon goût. Et puis droit au but, telle était la devise de mon père.

Il fut satisfait de ma réponse, puisqu'il s'enfonça dans son fauteuil, porta un doigt à ses lèvres et me sourit, les yeux pleins de malices.

-Aujourd'hui ma fille, est un grand jour, m'annonça-t-il, notre deumeure a le privilège d'acceuillir un homme important et puissant, Monsieur Duvègne, descendant d'une longue lignée d'aristocrates aussi vieille que la notre.

Ce nom m'étais totalement inconnu mais je ne laissais rien paraître. J'avais tout d'abord peur que mon père ne décide de me faire rencontrer cet homme uniquement pour enrichir mon carnet d'adresse, mais je doutais alors qu'il me convoque uniquement pour m'annoncer cela aussi officiellement dans son bureau. Et puis ce n'étais pas une trés grande nouvelle, ni un trés grand jour par ailleurs...

-Quelle est la raison de sa visite? Demandais-je alors, essayant de rester de marbre et de ne pas satisfaire de trop ma curiosité.

Mon père se leva, visiblement satisfait que je lui pose la question, et commença à marcher de part et d'autres de la pièce, comme je l'ai vu si souvent le faire avec ses clients potentiels, histoire de les intimider. Il prenait aussi un malin plaisir à faire durer le supense, tel un manipulateur de haut niveau, ou bien un écrivain de romans policiers.

-Oh ce n'est pas pour affaire Leïla, et je suis persuadé que tu n'es même pas concernée directement par sa visite.

Soulagée, je réponds alors:

-Alors pourquoi me déranger pour de telles futilités?

Il prit ma chaise par derrière et se pencha sur moi. Je me sentis me raidir, j'avais l'impression d'être la proie et lui le prédateur et je savais qu'il le savait.

-Je pensais plutôt, murmura mon père, que tu pourrais l'acceuillir, ainsi, cet homme pourrait te rencontrer, et tu pourrais assisster à la réunion afin que tu puisses voir comment se déroule un entretien professionnel. Mes affaires ont prit un autre tournant, qui fait que ton apprentissage commence plus tôt que prévu, mais cela n'est pas bien grave, c'est même plutôt bénéfique je pense pour toi comme pour moi et donc mes affaires.

Ne sachant pas quoi répondre, mon père se rasseya à son bureau :

-Tu n'as de toutes façons, pas tellement le choix Leïla, Monsieur Duvègne va arriver d'un instant à l'autre, je t'invite donc à l'attendre au rez-de-chaussée et à me l'amener dans le salon. Tu seras gentille.

Et il me raccompagna à la porte, sans que j'ai pu dire quoi que se soit.

Je me résigne donc à satisfaire ses désirs et aprés tout, cela ne peut pas me faire tant de mal que ça.

A peine arrivée en bas des escaliers, la sonnette retentis. Je vis Peter, le portier, un homme d'une vingtaine d'années arrivé il n'y a pas trés longtemps et donc nouveau dans le service, se précipiter vers la porte et l'ouvrir.

Un amour de criminel...Where stories live. Discover now