qui est cette fille qui le scrute du regard ?
avec son air insouciant,
ses cheveux brillants,
ses yeux lumineux.
cette fille de bourge que toute la fac adore.
Madame sans histoire.
lui touchant le bras en riant aux éclats,
rougissant à ses côtés,
replacer sa mèche blonde de sa main fine et gracieuse.
elle m'énerve cette madame parfaite.
fille de riche,
blonde, fine, sportive, cheerleader.
tout est parfait.
pour lui.
je sais que d'un côté il mérite une fille comme ça.
pas une fille comme moi, terne, pâle, cheveux noirs comme une sorcière.
habillé de noir, chaînes, bagues et toute la panoplie du pack de « gothique »
la « satanique » ou « la transparente » comme ils aiment si bien me décrire.
pour ne pas vous mentir, je m'en branle total.
je m'en fiche que tout ce qu'ils pensent, ça ne m'atteindra jamais.
mais Il, est une exception.
il est l'exemple parfait qui casse tout.
j'ai un fort caractère, mais quand il est dans les parages, tout ça disparaît.
je me soucis de chacun de mes gestes, ne voulant pas paraître encore plus bizarre.
quand nos regards se croisent, j'ai juste envie d'être cette fille parfaite.
qu'il puisse me regarder et avoir mille étoiles dans ses yeux.
mais dans la vraie vie..
rien n'est comme ça.
je continue de l'observer partout.
à 18h, au portail de la fac, trainant un peu avec ses amis, tout aussi parfait, et puis leur dire au revoir et prendre le bus numéro 7.
il se met toujours à la même place, derrière à gauche, une place avant une maman et son enfant.
il met ses écouteurs, et tape son doigt contre sa cuisse en rythme de sa musique préféré.
il regarde ses réseaux sociaux, et 3 minutes 25 plus tard, change sa musique.
il descend, du pied gauche, mais avant laisse passer une vielle dame qu'il salut poliment.
il prend le métro A34,
et met une musique qui dure 2 minutes 39,
il enlève ses écouteurs et appelle quelqu'un.
une fille.
qui sait? j'en sais foutrement rien.
à la sortie du métro, il met une autre musique, passe devant la fleuriste, qu'il salut en souriant.
passe devant la garderie, où il récupère sa petite sœur.
il lui tient la main et traverse un passage piéton en sautant sur les traits blancs avec elle en rigolant.
il achète du pain et sa sœur en pique un morceau.
arriver devant chez lui, il ouvre le portail, retire ses écouteurs, enlève ses chaussures et celles de sa sœur et rentre en fermant la porte.
il est 20h quand il sort pour étendre son linge.
il fume une clope, et rentre chez lui.
à 22h, la lampe de sa chambre s'allume et ses rideaux ne sont toujours pas tirés.
il se déshabille et met un teeshirt XL, ouvre la fenêtre pour fumer une clope encore une fois.
vers 22h30, il ferme sa fenêtre.
se brosse les dents, dans sa salle de bain juste en face de sa fenêtre.
à 23h, il ferme ses rideaux.
le lendemain matin, à 6h il tire ses rideaux, les cheveux en bordel.
il râle et descend sûrement pour se préparer.
à 7h15, il est en retard.
il part avec une tranche de pain dans la bouche en disant au revoir à sa famille.
il prend le métro, puis le bus.
arrive à la fac, salue tout ses amis et sourit de toute ses dents.
chaque jour, chaque soir.
il fait ça.
je l'ai observé.
....
fermez la un peu ! je l'ai pas suivi !
on habite en face l'un de l'autre.
... j'ai juste le même trajet que lui.
putain j'commence à devenir folle je parle toute seule..
je l'aime tellement, il est autant un exemple qu'un dieu pour moi.
mais qui se soucie d'une fille comme moi.
on est chiens et chats.
c'est comme ça.
d'un côté, j'aime le fait qu'il ne me parle jamais, qu'il ne connaît même pas mon existence, qu'il ne porte aucune attention envers moi.
faudrait pas qu'il sache que je veux ses yeux.
je préfère l'illusion de l'avoir.
et puis, ça sera plus facile pour l'oublier.
je ne pourrais que m'enfuir devant lui, je ne saurais que rougir.
et je ne serais pas comment lui dire.
folle de toi.
j'ai des photos de lui dans mon téléphone.
une où il est avachit contre un poteau, car il avait loupé son bus.
une où il s'étouffe de rire avec des amis.
une où il est neutre, pensif.
une où il sourit, de son sourire ravageur.
et quand je continue à scroller, il y a une photo de moi et ma sœur.
moi.
à côté de lui.
pâle, qui sourit comme une truie, et rigole comme une hyène.
on a pas la même vie.
on se côtoiera jamais.
alors je continuerais à t'imaginer m'enlacer, m'embrasser, arriver avec moi, main dans la main en me présentant à tes amis.
la petite blonde qui flirt avec lui ayant une rage que il est trouvé son âme-soeur.
oh oui, je continuerai encore et encore.
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hey ! voilà enfin une histoire — retenez vos soupirs merci— on a enfin réussi à la sortir.
les autres chapitres sont prêts mais on attend un peu *Emma se fait du vent avec des billets de 500*
merci de laisser un vote si vous aimez bien ce début ;)
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Jalousie.
Teen Fictionfrustrant, parano. ceci (contrairement à nos histoires habituelles) n'est pas un one ou two-shot.
