Ma mains passe rapidement sur la petit chaise rouge en bois. Je l'ai trouvé au fond de la cabane. Je ne sais pas vraiment pourquoi j'y suis allé. Je l'ai trouvée là accrochée, toute poussièreuse. Je passe mon chiffon imbibé de produit dessus comme pour réparer quelques chose. Mais le passé ne peut pas être réparé.
Dans la salle de la psy je dois imaginer que la grande Cerise vient arraché la petite à ses violeurs avant que ça ne se produise. Mais c'est impossible parce que ça c'est produit. Et faire ça revient à rabaisser ce qui c'est passé au rend de légère agression. N'empêche j'aime bien venir sauver la petite Cerise. Tirer violemment axel, le pousser, la prendre sur mon dos et passer cette porte magique qui nous conduit dans un autre monde. Une porte que seul nous voyons. Nous arriverions sur une plage d'Indonésie et je la prendrais dans mes bras. Ses larmes couleraient mais je lui dirai que c'est finis, que plus personne ne lui fera jamais de mal parce que maintenant je la protège. Nous profiterions de la douce caresse du vent, de la solitude, de la sureté qu'offre rarement la vie. Puis je l'emmènerait avec moi dans mon passé et son futur. Je lui montrerai les pyjamas party entre amis et mon premier baiser, je lui montrerai mon premier câlin avec ma sœur et les amis fantastiques que je me suis fais. Elle verrait aussi les moment dur, vraiment dur mais peu importe parce que elle verrait qu'elle a un futur . Elle verrait tout ce qu'elle aurait loupé si elle c'était suicidé . Mais elle a tenue 5 longues années . Et aujourd'hui elle est là sur cette terrasse.
La psy m'a demandé de faire ce que je regrette de ne pas avoir fais à l'époque. Comme crié mais crier dans ce collège n'aurai servit à rien car comme le dit Eve Ensler « n'attend personne, personne ne viendra. »
Voilà un récit décousus et sans grand sens apparent mais je suis las de raconter cette histoire. En quelques mois m'a vie à était bouleversée. Alors comment expliqué au monde qui je suis aujourd'hui. Qu'est ce qui me définit ? Avant c'étais ma folie, mon humour, ma joie de vivre, mon empathie. Aujourd'hui se sont mes viols, comme si je n'étais que ça, une victime. Mais comme tout les femmes violée je ne suis pas que ça. J'aime les animaux, le sport, j'ai un rire qu'on qualifie de " cris d'un phoque qui se coincent la queue", j'adore les câlins et rêvasser. Et même si je suis détruite depuis des années parce que des hommes on décidé que je ne méritaitpas le respect dut à chaque être vivant je continu de vivre, je sens mon cœur battre, et je compte bien virevolter comme avant.
Je ne sais pas qui je suis sans le viol, le premier fût à l'âge de 3 ans or qui sait ce qu'il est à cet âge. Mais grâce à tout ce que j'ai vécu je peux comprendre beaucoup de souffrances différentes. (il faut voir le positif dans la vie).
C'est drôle comme chaque viol vous transforme différemment. Les premiers m'on rendu en colère, violente, et celui de 5ème m'a rendu faible et docile ayant peur du conflit.
J'aimerais qu'on parle plus de nous dans les séries et films, après tout ça arrive à beaucoup de femmes et partout. C'est vrai les héroïnes de ses series, connaissent le deuil, la pauvreté, les tentatives de meurtres mais rarement le viol, alors series, films, parlez de nous femmes de l'ombre, battante de tout les jours, montrez comme nous brûlons de vie et souffrons à la fois.
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Juste moi .
Non-FictionLes mots en vracs d'une fille qui a pas toujours eu une vie facile .
