« Laisse-moi entrer. », dis-je d'un ton qui se voulait à n'amener aucune réplique. Pourtant, cette petite humaine me regardait avec un air de défi que je ne lui connaissais pas. Un air si sûre d'elle que si je n'avais pas été si impatient, j'aurais certainement ri de son audace. Après tout, qui était-elle pour se comporter de la sorte avec moi ? À quoi jouait-elle avec moi alors qu'elle savait pertinemment que si je le voulais, en un quart de seconde, je pouvais mettre un terme à sa vie ?
Je laissais mon regard errer sur sa personne et réprimais un grognement de satisfaction. La brunette portait une robe noire lui arrivant à mi-cuisses et le léger courant d'air frai qui venait d'envahir son porche m'indiquait de la plus délicieuse des façons qu'elle ne portait pas de soutien-gorge. Tant mieux, les choses iraient plus vite ainsi, même si étrangement, en partant de chez moi tout à l'heure, j'avais plutôt penser prendre énormément de temps à m'occuper d'elle à notre retour. Je continuais mon inspection et remarquais la paire de talons vertigineux qui me faisait grimacer intérieurement pour la douleur dont elle allait souffrir tout au long de la soirée. Mais qu'importait ! J'aurais plutôt été agacé si elle n'avait pas fait d'efforts pour moi.
Et tout le monde savait qu'il ne fallait pas irriter quelqu'un comme moi. Il valait mieux mettre toutes les chances de son côté pour être apprécié ou du moins, toléré par les membres de mon espèce. C'était une simple question de sécurité et de bon sens.
Cette fille savait y faire malgré sa timidité évidente. Cette fille savait comment charmer en un regard bien qu'elle n'en ait pas l'air. Cette fille savait qu'elle était en danger mais elle s'offrait à moi sans rien laisser paraître de sa peur. Peur que je sentais légèrement dans le liquide appétissant qui coulait dans ses veines. Mais ce que je retenais de plus dans l'odeur de son doux nectar, c'était le désir puissant qu'elle éprouvait pour ma personne. Bien entendu, elle n'était pas la seule à me trouver séduisant et à m'imaginer avec elle dans le moment le plus intime que deux personnes pouvaient partager mais cela semblait différent avec elle. Bien plus différent qu'avec toutes ses mijaurées qui avaient tenté de me séduire avec leurs atouts physique que certains auraient pu trouver agréable. Pour ma part, je n'aimais pas les aguicheuses et cette fille qui était devant moi ne l'était absolument pas !
J'énonçais une seconde fois ma demande alors qu'elle refermait la porte derrière elle, me fixant toujours du regard. Je dévoilais la parfaite rangée de mes dents avant d'inspirer profondément et d'avancer d'un pas pour la bloquer entre mon corps et la porte d'entrée de sa petite maison. Un sourire ravi s'installa sur mes lèvres lorsque j'entendis la peur affluait un peu plus dans ses pores et que son rythme cardiaque s'emballait. Le pouls à la base de son cou dénudé s'affolait tragiquement et je léchais mes lèvres en avançant un peu plus mon visage vers le sien.
Dieu qu'elle sentait bon ! Comment avais-je pu passer à côté de cela depuis ces trois derniers mois ? Je l'ignorais mais j'avais bien l'intention de rattraper le temps perdu, plus tard dans la soirée. Sentir cette douce liqueur de plus près. Aspirer sa peau dans l'espoir de l'humer un peu plus encore. Et peut-être la goûter, si l'envie m'en prenait… Après tout, je le pouvais. Elle serait à ma merci d'ici quelques heures et je ne doutais pas du contrôle que je pourrais avoir sur son petit corps tentant. Elle me le demanderait elle-même, d'ailleurs. Elle me supplierait de la goûter…
Et en ma qualité de gentleman, je ne pourrais pas refuser !
« Tu crois que c'est une bonne idée de me provoquer ? », susurrai-je à son oreille alors qu'une de mes mains passait délicatement dans son cou. « Et crois-tu qu'il est intelligent de la part d'une petite humaine sans défense, de sortir aussi peu… couverte ? ». J'insistais sur le dernier mot en frôlant sa carotide de ma langue, touchant la chaleur de sa peau, savourant du mieux son délicieux flux sanguin. « Après tout, je ne suis pas n'importe qui… Je suis un vampire. »
YOU ARE READING
Mords moi sans Hésitation (FINI)
Vampire"Je sais que je ne devrais pas éprouver ce que je ressens pour lui. C'est dangereux mais il est là et il m'obsède.." Une pensée bien étrange dans le brouhaha de la salle. Cette insignifiante humaine parlerait-elle de lui ? Edward le saura bien assez...
