Au passage, ouais, les titres seront toujours aussi claqué au sol.
Seize heure sonnait quand je regagnai ma place au fond de la classe. Mes écouteurs branchés cachés par ma capuche que la froide journée d'hiver recommandait. J'avais posé mon sac sur la chaise à côté de moi pour être sûre d'être tranquille, et tout était parfait. Puis il est arrivé. Cheveux en bataille, tee shirt en plein hiver, jean troué et baskets spongieuses, j'avais en face de moi Kris. Kris était mon meilleur ami depuis notre naissance. En fait mes parents et les siens se connaissaient depuis leurs vingt ans tous issus de la même promotion, ils travaillaient au même endroit et habitaient juste en face. Donc, disons que j'ai plutôt dû faire avec lui. Il est plutôt grand et assez énergique, c'est à dire trop. On raconte que l'on est comme la nuit et le jour, et en apparence c'est vrai. Plutot calme, froide et bonne élève je semble être l'exacte opposée de la boule d'énergie turbulente qui s'était assise à côté de moi. Mais ce n'est pas vrai. La preuve étant mes écouteurs et mon téléphone.
Tandis que l'on sortait nos classeurs ma playlist commença.
Le professeur parla de l'ion d'helium ou quelque chose comme ça. Mon pied battit la mesure et mon regard dériva vers la fenêtre. Les gouttes d'eau tapaient contre celle-ci, semblant même vouloir la briser. Un grêlon sans doute perdu l'abima légèrement et des morceaux de verres glissèrent sur la table. Je les chassai rapidement. Et alors que la musique finissait je remarquai le regard légèrement énervé du professeur. J'enlevai discrètement mes écouteurs et pu entendre la phrase qu'il s'obstinait à répêter.
"La fenêtre est elle vraiment plus intéressante que mon cours mademoiselle HOPE ?"
Fou rire général.
Je n'avais qu'une seule envie ; remettre mes écouteurs et mettre ma musique à fond. Qu'est ce que mes parents fumaient quand ils ont choisi mon nom ? Retrouverai-je un jour dans le grenier un vieux CD de bob marley ? J'en suis quasiment sûre. À moins évidemment qu'à la place je trouve un trente-trois tours. Peu importe. Je m'excusai et me reconcentrai sur le cours, ce qui n'était pas facile par ailleurs. Au bout de dix minutes j'abandonnai, remis la musique et contemplai la neige qui avait à présent remplacé la pluie. Je suivai des yeux la chute d'un des flocons, quand un autre attira mon regard ; il restait bloqué à quelque centimètre de la fenêtre. Je regardai à un autre endroit mais le flocon semblait suivre mon regard. Après plusieurs essai, je compris qu'il ne semblait pas ! Il le suivait vraiment ! Le professeur cria quelque chose mais j'étais tellement concentrée que je n'écoutais et ne voyais plus rien à part le flocon. Mon cerveau me semblait en feu et mon corps grelotait mais je n'arrivais pas à détacher mon regard. Les flocons s'accrochaient à lui, formant petit à petit une boule de neige de la taille de la fenêtre. Dans un dernier effort, sans savoir exactement ce que je faisais, je le balançai contre la vitre qui explosa dans une miryade de bouts de verres. Puis, épuisée, je m'écroulai.
"H ! H ! Hého ?"
Difficilement j'ouvris les yeux, pour découvrir le visage paniqué de mon ami Kris.
"Oh putain de merde tu vas m'expliquer ça !
- co... "je me raclai la gorge" comment ça ?
- je sais pas ? Peut être pourrais tu commencé par.... la boule de neige qui a explosé une vitre ?
- Euh... c'est pas moi ?" Je détournai mon regard, légerement gênée.
Kris leva un sourcil (chose dont il était très fier par ailleurs)
"Je sais que les cours de monsieur braillard (le surnom qu'on lui avait donné) sont chiants ! Mais de la à péter une vitre !
- j'ai pas de pouvoirs psychiques.
-..... je sais, mais je faisais comme si."
Kris soupira. De nous deux, c'est lui le plus rêveur, toujours les yeux accrochés aux étoiles, la main sur un crayon et des écouteurs dans les oreilles. Peut-être que pour une fois, j'aurais bien aimé être comme lui. Mais bon....
"Hélàs, mon statut de troll m'empêche d'acceder à la classe de sorcier ! Fis-je avec un grand sourire
- tu as totalement tort ! C'est juste tes points d'alchimie et d'imagination ! Seuls les pauvres humains n'ont pas accès à la sorcellerie !" Répliqua-t-il en me donnant un leger coup de coude. Je rigolai et me levai, mon regard parcourant l'infirmerie du regard pour trouver mes chaussures et mon sac pour partir au plus vite. Caché au fond d'un casier, je les prit et partis, écoutant à moitié les blagues de Kris. Je regardai ma montre, il était 16h30. Bah, je pouvais bien rater un cours ou deux. Ou trois. Je me glissai dans la cours et me hissai par dessus la grille rouillée.
"Est ce que tu fais souvent ça ?! Me demanda Kris
- Non ! Mais je connais la hauteur et la sodilité, t'inquiètes ! Tu peux le faire !
- mouais. Je pense que j'y arriverais mieux si je fonçais tout simplement dedans.
- j'ai essayé, ça marche pas
- tu pèse vingt kilos Hope !
- trente ! Bon, t'y vas ou t'y vas pas ? Je vais pas t'attendre très longtemps !"
Il grogna et escalada la grille. Arrivé à côté de moi il soupira
"Ça aurait été plus simple si je l'avais juste enfonçée."
J'éclatai de rire
"Oui, mais ça aurait été moins drôle !
- comment ça ?!
- rien...rien..."
Il me fit les gros yeux, puis, incapable de rester serieux deux minutes, explosa de rire. Je le joignit et pendant dix minutes, littéralement toute la ville devait nous entendre rire. Après ce fou rire on decida de rentrer. Sur le chemin, précisement sur la place, on aperçu nos parents, entrain de vendre des bonbons à la citrouille, pour le début d'halloween. Notre ville était vraiment byzarre. On devait être la seule à faire cette tradition américaine et surtout commercial. Mais en même temps avec la meilleur confiserie de toute la france tenu par les parents de deux enfants parfaits ! Oui, très clairement LA confiserie était tenue par nos parents. La mère de Kris et la mienne s'occupaient de la création et nos deux pères s'occupaient de la vente. Ça aurait pu être cool, si ils n'avaient pas appelé leur boutique :
Kris&Hopecompagnie. Non mais sérieusement ! Bref, On se souhaita de bonne vacances et je rentrai chez moi. Je montai les escaliers et poussai la porte de ma chambre.
"Home sweet home !" Disait mon père. Moi c'étais plutôt "Home stupid Home !" Et je ne comprenai pas pourquoi. À chaque fois j'étais triste, alors que notre maison faisais quatre étages, et que ma chambre était un palais ! Enfin.... bref.
Je lisais des comics enfermée dans ma chambre depuis a peu près deux semaines, quand Kris toqua à la fenêtre. Littéralement. Je levai la tête et me retrouvai face à une hache, beaucoup trop de cachet de faux sangs, des lentilles de contact, des fausses canines et Kris déguisé en zombie fantôme.
"Bouh ! Alors prête ?
- laisse moi le temps de l'enfiler et c'est bon !...
- bon bah, à dans une heure !" Je le frappai au coude et me changeai
Après avoir pris mon costume et l'avoir enfilé je me glissai par la fenêtre à la suite de Kris. Si halloween était extremement présent ici, pour mes parents et ceux de mon ami, c'était autre chose. Jamais, ils n'auraient voulu que l'on sorte la nuit tombée. Alors disons....que l'on contournait les regles. Enfin, on ne faisais rien de mal, juste aller au concours d'histoire et remporter la première place.
Et traîner dans la forêt jusqu'a 3 h du matin. On partit en direction du collège pour le concour. Alors qu'on arrivait à la place la cloche se mit à sonner. On synchronisa notre pas sur le tintetement de celle-ci. L'horloge sonna douze fois. Et alors que l'on était au centre de la place, j'aperçu un éclat de verre.
"PUTAIN DE MERDE !!!"
On se fit percuter de plein fouet par une roulotte et, si Kris allait bien, moi, je roulai jusqu'à la fontaine où je m'arretai violemment. Tandis que je me relevai difficilement, avec l'aide de Kris, quelqu'un avait sorti la tête de la roulotte et nous regardait les yeux grands ouverts. On s'approcha d'elle.
"Bonjour ! Bienvenue au magasin des étranges, je suis Bett, la marchande de jours fériés, que puis-je faire pour vous ?
- ça on avait compris que t'étais bête" me chuchota Kris. Je lui donnai un coup de coude et on explosa de rire.
"DONC, que puis-je faire pour vous ?" Redemanda insistement Bett.
"Excusez-moi... Bett ? Demandai-je
- je vends de tout. Dit-elle
- c'était pas la question. Dit Kris
- oh ! Désolée !
- ça t'arrive souvent d'apparaître de nulle part pour renverser des gosses ?! Continua-t-il
- eh bien, non, pas si souvent que ça. La plupart du temps ça se passe bien. Et... attendez ?! Je suis où ?
- bienvenue à vifdo. Dis-je
- OH MERDE ! PUTAIN, putain, putain.
- on peut vous aider ? Demanda-Kris faussement poli
- OUI ! J'aurais bien besoin d'une fenêtre !
- d'une fenêtre ? Dis-je étonnée
- tu rigoles ! Dit-Kris hilare.
- oh ! C'est pas bien, c'est pas bien, ça craint trop !!! Ça doit être un cauchemar !" Elle se pinça fort et grimaça de douleur, puis soupira.
"Vous vendez quoi au juste ? Demandai-je
- MAIS OUI ! Oh ! Dieu merci ! Parfait !
- on peut nous expliquer ? Repliqua Kris
- vous etes des clients ! Aller venez ! Je sais que vous avez pas d'argent mais je vous dédommage pour le renversement, qu'est ce que vous voulez ?"
Je souriai en voyant le visage de Kris s'éclairer. Je regardai de plus près la marchande et sursauta de surprise. Elle avait une robe blanche, surmonté d'un manteau de cuir abimé. Elle avait de multiples poches remplis de piece d'or, de stylo friction et de briquet. J'aperçus même l'une de ses poches bouger. Mais le plus étrange était sa tête. Elle avait les joues rouges et les yeux bleus, un air passionné et un petit sourire en coin. Elle portait aussi un chapeau de sorcière trouée. Mais ce n'était pas ça le problème. Non, le problème c'était son bandeau. Il était rouge et jaune et se perdait dans ses cheveux en bataille. Et au centre de celui-ci, sur le front de Bett, Il y avait un œil. Un œil méchanique. Il clignait, et suivait des yeux Kris. Je frissonnai.
"Et toi H, tu veux prendre quoi ? Me demanda Kris la bouche pleine.
- hum.... vous vendez....
- oui.
- alors, je prendrai....
- tiens." Elle me tendis des têtes brulées, des chaussures neuves, un jogging et un chien doudou gigantesque.
"Ouah... co...mment tu fais ?
- désolée je dois y aller !"
Elle sortit une fenêtre et la brise violemment. En un clin d'œil, il n'y avait plus personne.
On resta pendant de longues minutes bouche bée. Je me frottai les yeux plusieurs fois pour vérifier que ce n'était pas un rêve. Je clignai des yeux et remarquai un petit prospectus. Je le pris et le lu. Kris lu pardessus mon épaule.
HOWHERE ! LE PREMIER ÉTABLISSEMENT S M E C !
SI VOUS LISEZ ÇA, ALLER AU CLOCHER ET ATTENDER LES 13 COUPS DE MINUIT !
"Les 13 coups de minuit ? S M E C ? C'est quoi ce truc ?" Demandai-je.
"Kris ?" Je tournai la tête pour l'apercevoir courant vers le vieux clocher, trimbalant derrière lui un sac en cuir rempli de bonbon. Je soupirai et le rejoigni.
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Howhere
Teen FictionVillage paumé, collège ennuyeux, la vie de Hope et Kris est tout à fait banal, jusqu'au jour ou une mystérieuse vendeuse débarque, les emmenant dans un monde dépassant les lois de la physique, rempli de créatures incroyable, et de magie Ouais on dir...
