Apparition

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Nuit. La pluie réveilla Adam. Et peut-être autre chose. Il se tourna dans son lit pour regarder son réveil : 2:37 indiquait le cadran, en lettres rouges lumineuses. Il s'énerva, et se retourna en enfouissant sa tête dans son coussin : Plus que 4 heures de sommeil.

Il avait vraiment soif, et fut obligé de se lever pour aller chercher quelque chose à boire.

Adam était un jeune homme aux cheveux bruns, et aux yeux marrons, avec des proportions normales. Quelqu'un de banal en fait.

Il vivait avec ses parents dans une grande maison située aux abords d'une petite ville. Leur porte d'entrée donnait sur la rue ainsi que sa fenêtre, qu'il n'oubliait d'ailleurs jamais de fermer. Il n'aimait pas cette maison ou, en tout cas, il n'aimait pas y être seul.

Il jura : il avait oublié que la lumière du couloir avait disjonctée quelques jours auparavant. Il faisait noir.

Ce n'était pas la peur qui le dérangeait, il était d'un naturel confiant et courageux, mais plutôt le risque de s'exploser le doigt de pied sur le coin d'un des nombreux meubles du couloirs. Ou du moins, c'est ce qu'il se plaisait à imaginer.

Ces meubles que sa mère semblait aimer entasser dans toute la maison s'empilait dans le salon, le couloir mais aussi dans les chambres. Ils créaient comme une présence qui, sûrement, devait la rassurer mais qui rendait parfois Adam nerveux.

Pas à pas, il avançait. Doucement, car une maison abandonnée à un adolescent depuis plus de deux jours peut être un véritable champ de mines - il pensa qu'il s'était quand même assez bien débrouillé. Le tressautement du parquet sous ses pas le faisait frissonner.

Arrivé dans la cuisine, il appuya sur l'interrupteur qui blanchâtrait dans l'obscurité et fut soulagé de voir la lumière s'allumer.

Il but d'une traite un verre d'eau du robinet, un verre qui traînait dans l'évier, et le reposa négligemment sur le comptoir. Trop négligemment. Il repartit et le verre tomba, se brisant en morceaux dans un fracas épouvantable qui résonna bruyamment dans le silence.

Mais il retourna se coucher et finit sa nuit d'un sommeil lourd et collant.

{...}

Le jour entrait par sa fenêtre. Il ouvrit les yeux, une seconde, puis les referma, mais la stridulation de sa montre-réveil l'obligea à bouger. Il était 7:00. Il se leva, et marcha, embrumé.

Dans la cuisine, il vit les morceaux du verre et il se détesta pendant un instant.

Puis il relativisa et attrapa ses céréales, à bout de bras, en se disant qu'il nettoierait ça plus tard. Il regarda son lait, pendant une demi-heure, puis il finit de se préparer tout en suivant distraitement une série sur son téléphone.

8:04, il est en retard. Il se dépêche, enfile ses baskets, sort, claque la porte, un tour de clef et court jusqu'à son lycée.

Il ne mit que quelques minutes à arriver en courant mais lorsqu'il arriva toute sa classe était déjà assise.

A part ça, sa journée se déroulait normalement : les cours l'ennuyaient, il discutait avec son meilleur ami, Jules, et draguait discrètement une fille qu'il connaissait depuis maintenant quelques mois, Léa.

Jules et lui parlaient avec des signes entre eux, les autres les prenaient sûrement parfois pour des fous.

Léa était une fille un peu tordue parfois : elle rigolait pour rien ou faisait des réflexions bizarres. Mais ce côté fou ne lui déplaisait pas.

En Français, étant placé au fond de la classe, il s'endormit et entra dans un rêve très agréable :

{...}

Onirisme InconscientOnde histórias criam vida. Descubra agora