Introduction

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Quand il lui disait qu'elle lui manquait beaucoup, elle lui répondait:

– Regarde vers le ciel, loulou.

Et alors il regardait vers le ciel, et il ne voyait rien, et il lui disait qu'elle lui manquait encore beaucoup. Elle lui répondait:

– Tu n'as pas regardé vers le ciel, loulou?

Et il lui disait que si. Alors elle se faisait du souci.

– Et tu ne te sens pas mieux?  

– Non. il murmurait d'une voix désemparée. Ce n'est pas le bon ciel que je regarde. 

Elle soupirait, cramponnée au téléphone.

– On se voit dans trois semaines.

Il soupirait, cramponné à sa voix.

– On se voit dans une vie.

Elle grimaçait. Il grimaçait.

– Regarde encore vers le ciel. conseillait-elle de nouveau. La terre est très loin de lui. En comparaison, toi de moi pas tant que ça, si?

– Il n'y a pas de ciel.

– Comment ça?

– Le soleil n'est que le reflet déformé de ton sourire.

Elle souriait, illuminant l'espace qui les séparait d'un halo de bonheur.

– Je t'aime.

Il l'aimait aussi.

– Les étoiles scintillent mille fois plus dans ton regard.

Les yeux de la fille brillaient plus fort, remplis d'éclats de rêves et de chatoiements d'espoir.

– Je t'aime. elle répétait, et les anges le chuchotaient en un écho céleste.

Il l'aimait aussi.

– Je t'aime aussi.

Et ensuite, il levait la tête vers le haut, vers une voie lactée terne face à l'image du visage qui flottait sous la lune de son âme. Et il demandait, le cœur comprimé par l'étau de la brume:

– Mais comment on fait pour exister sans un vrai ciel?

Une larme coulait sur la galaxie d'une joue, pépite de cristal échappé d'un firmament distant.

– On attend. On s'attend.

Le ciel de ton visageStories to obsess over. Discover now