Mes mains glissent lentement le long de la cuisse de ma nouvelle protégée. Le petit scalpel trace de belles lignes creuses qui se teintent doucement de rouge foncé. La merveilleuse symphonie de ses cris de douleur me parvient aux oreilles, me provoquant un sentiment de satisfaction intense. Je prends mon petit instrument métallique pour l'essuyer et le troquer contre un petit ciseau doré fraîchement aiguisé. Je regarde un instant la ligne que j'avais tracé au scalpel qui partait du bassin jusqu'au genoux et décide de changer mes plans.
Je repose mes ciseaux et attrape un marqueur pour dessiner de petits repères espacés de 10cm chacun sur la ligne.
Je reprends donc mon scalpel pour tracer des lignes perpendiculaires à la première au niveau de chaque marque, créant ainsi quatre bandes de peau bien délimitées.
Je continue ces lignes tout autour de la cuisse en prenant bien soin de ne pas couper plus loin que l'épiderme.
Je me recule un moment pour admirer mon travail et Bethany semble être soulagée un instant, quelle belle toile.
J'ouvre la sangle qui lui tenait la cuisse que je travaillais pour attacher cette dernière à la verticale et terminer mon œuvre. Tout d'un coup elle panique et commence à m'assaillir de questions en m'appellant Terence, elle commence sérieusement à me faire perdre patience.
J'attrape un écarteur et le lui place sur la bouche.
« Voila ma belle, maintenant tu ne me déconcentrera plus dans mon travail mais je pourrais toujours entendre tes doux cris. »
Elle ouvre grand ses yeux de surprise, quels beaux yeux verts...Je m'en occuperai plus tard.
Mon regard balaye mes outils et tombe sur une petite pince argentée.
« Tu sais Bethany, je n'utilise cette pince que pour les grandes occasions, tu peux en être flattée. »
Je nettoie soigneusement mon outil et replace mes lunettes sur mon nez.
« Ça va un peu picoter mais ne t'en fais pas, tu peux crier personne ne t'entendra. »
Elle se débat et essaye de se détacher violemment à l'entente de ma dernière phrase, une vraie battante. Décidément elle est vraiment parfaite.
« Ne te fatigues pas voyons, c'est encore long et si tu t'endors je ne peux pas te garantir que tu te réveilleras. »
Avec le scalpel je soulève légèrement l'extrémité d'une bande de peau, je pince cette dernière pour la retirer calmement. Même si mon œuvre ne fait que s'agiter. Heureusement que ses cris ne sont pas désagréables.
« Tu sais que si tu bouges, tu vas abîmer mon travail et je vais devoir le refaire sur l'autre jambe? »
Mes mots ne furent pas vain, au contraire elle se calma instantanément, ce qui me permit de retirer la première bande, puis la deuxième....et cætera. De la salive entourait la bouche de ma dulcinée qui respirait maintenant bruyamment.
« Mais voyons Bethany? Où sont passés tes manières? »
Je retire son écarteur, récupère mon petit mouchoir en soie et essuie ses lèvres roses et pulpeuses. Tout chez elle est magnifique, j'ai déniché une perle rare.
Tout à coup, elle me mords l'index sauvagement.
« Détachez moi ! Le vrai Terence n'aurait jamais fait ça ! Vous utilisez son apparence pour me casser psychologiquement. Vous êtes un monstre, détachez moi, maintenant.
- Oh ton côté bestial prend le dessus, interessant. Cela dit, tu m'as mordu et tu va devoir en payer les conséquences.
-Fermez la et relâchez moi. »
ŞİMDİ OKUDUĞUN
We see you in your mirrors, humans
KorkuTerence n'est pas réellement Terence. Enfin Bethany le pense. Ou peut-être que c'est l'inverse ? Qui sait après tout chacun sa vision des choses je ne suis qu'un spectateur après tout.
