Demain dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, tu partiras
Vois-tu , je sais que tu nous attend
Que ce sois par les airs, le bâteau ou ton TER , on te poursuivra.
Depuis longtemps on espère demeurer loin de toi, vide de tyran.
Tu marcheras la tête baissée au milieu des huées
Sans regret, sans aman , on te lynchera
Unanimement, magnifiant une telle sédation
Triste, paumé, le dos courbé, le jour sera pour toi comme la nuit .
Il ne s'agira ni d'une chasse à la sorcière ni d'une justice partiale
Non loin des fleuves de pleurs qui n'ont pas encore tari...
Au milieu de ton mitard, Si loin de la demeure de mère Mbindiss..
Raisonnera davantage Fagn Fagn Fagn...
Refuge tu chercheras où ne fusse soleil
Ainsi tu crieras pensant à Ouley...
Et quand je passerais à Kédougou,
J'y déposerai un plat de Haako..
Au nom de Néddo ko banddum...
Xallima-Ndiollor
