Chapitre 1

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Je fais partie de ceux que cette terre n'ont pas voulu porter, ceux qui n'ont pas eu d'enfance, qui ne vivent pas l'instant présent et qui ne font pas de projets d'avenir.
Ceux qui sont nés pour mourir, nés pour les emmerdes.

Parfois je regarde la lame d'un couteau, parfois je regarde le vide et je me dis que je pourrais tout arrêter moi-même. Mais la vie c'est comme un livre. Quand tu ferme à cause d'un chapitre merdique, tu connais pas la suite et du coup tu loupes sûrement quelque chose d'inattendu . Alors je ne vis que pour ça, que pour les prochains chapitres. Mais le côté fun avec ma vie c'est que ça n'a jamais été autrement. Il n'y avait pas de début heureux. Et je ne rêve pas de fin heureuse, je veux seulement une fin qui diffère du début.

J'essaie de dormir. Un sommeil profond m'aiderait peut-être à oublier à quel point ma vie est un vaste abîme .

Je ris à cette idée. Je n'ai pas de vie. Quelqu'un qui a une vie serait sûrement assis au salon devant la télé. Ou alors serait en train d'engueuler sa petite soeur ou alors se ferait remonter les bretelles par les parents.

Peut-être que c'est pour racheter tout ce que j'ai pu faire sur cette terre que je vis encore.

Peut-être que c'est pour elle.


Oui c'est pour elle. Seulement pour elle.
Et puis pourquoi me racheter au fait? Ça n'aurait pas pu en être autrement. Je suis né pour les emmerdes. Et puis quoi ? On est tous d'accord que l'humain est le produit de son milieu.
Un milieu c'est pas forcément un endroit fixe, c'est le cadre qui te suit que tu sois à l'autre bout du monde ou non. Ce sont tes démons, c'est ce que tu vois en ouvrant et en fermant les yeux.
Mon cadre à moi est de couleur rouge, peinte d'un mélange de sang, d'amertume et de pleurs.
De meurtres et d'angoisses.

Les autres sont sûrement déjà arrivé. Ça doit faire plus de 4 heures que j'ai passé les portes de cette villa.
Comme j'ai été la première arrivée et que les autres ont fait un voyage plus long que le mien je ne les ai pas encore croisé.

Ils seront 11. C'est tout ce que je sais.


On toque à ma porte. Je ne répond pas. Je suis pas d'humeur aux présentations.

Mais je vois quand même une petite tête brune passer le pas de la porte.
Je l'examine.C'est un garçon qui doit avoir 17 ans environ.

Il se racle la gorge et remonte ses lunettes.

- Euh... Salut. Ma chambre est juste à côté de la tienne. On se réuni tous, en bas, ce serait sympa que tu viennes.

Il referme la porte.
Je souffle puis je me lève lentement.

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En effet quand je descend au salon il y a plein de tête qui dépassent les canapés.

Je reste dans l'encadrement de la porte. J'hésite à avancer.

L'un d'eux se met debout. Il est dos à moi. Il est très grand. Il prend la parole

- Nous savons tous que les responsables ne veulent pas que nous connaissons nos vrais noms. Que nous n'ayons un quelconque rapport l'un avec l'autre si ce n'est de garantir la sécurité de tout le monde.

Je m'avance et m'assois à une place libre près du seul noir de la pièce. Les autres me dévisage quelques secondes mais leur attention se reportent très vite sur le blond debout au milieu de la pièce. Le gars continue.

Un ticket pour l'enferStories to obsess over. Discover now