Pour toi

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        « Bon, il y a deux solutions. Soit tu arrives à oublier se qu'il c'est passé, dans les moindre détails, soit tu apprends à vivre avec. Mais tu ne peux plus revenir en arrière. Ce qui est fait, est fait.»

Ses paroles marines dans ma tête, j'ai l'impression que ses mots sont écrit au plafond. A ce putain de plafond que je fixe, qui est en train de tourner.

        Oublier... C'est pas si facile. Quand on veut absolument oublier quelque chose, on n'arrête pas d'y penser. On se dis : oublie, n'y pense pas, c'est pas sain. Et du coup on ressasse sans arrêt. C'est impossible de se forcer à ignorer quelque chose. Pourtant vivre avec ça... je ne peut pas. J'ai tellement peur, honte. Je ressent mille émotions et aucune d'entre elle n'est positif.

Mais pourquoi j'ai fait ça ? Rien ne va là-dedans. Je ne suis pas comme ça normalement. Je suis quelqu'un de bien, assistante sociale. J'ai des amis, une famille géniale. Mais la tout de suite, je ne suis pas quelqu'un de bien, du tout.

Il faut que j'en parle, non que je me repentisse. J'ai un besoin urgent de sentir que ce que j'ai fait n'est pas mal. Voleuse de bébé n'est pas du tout quelque chose qui est censé me qualifier. Je ne suis pas ce genre de personne.

Ho mon dieu, je suis horrible. Je me redresse en position assise et fixe un nouveau point invisible sur le mur. Je reviens à la réalité quand j'entends des cris provenir de la chambre d'à côté. Je me relève doucement, toujours en piteuse état et suit les bruits jusqu'à la pièce d'à côté. Je me penche au-dessus du berceau qui trône au centre de la pièce et regarde ce magnifique bébé qui est dedans. La petite c'est arrêté de hurler dès qu'elle a vue mon visage. Elle c'est mise à rigoler, à faire des petits bruits absolument adorable. Comme un oiseau qui gazouille. Elle est tellement mignonne. Je l'attrape et l'emmène dans le salon. Je lui fais des tonnes de bisous sur tout son minuscule corps. J'embrasse ses petites mains et ses petits pieds potelets. Je m'enivre de son odeur de bébé. C'est doux, c'est rafraîchissant comme odeur. Je suis littéralement tombé sous le charme de ce petit être. Je ne devrai pas. Elle a peut-être de la famille qui la recherche, des personnes proches de ses anciens parents. Je ne sais pas quoi faire. Je continue de regarder le bébé, je contemple ses magnifiques yeux noisettes et ses tous petits cheveux roux. C'est le plus beau des enfants, je n'arrête pas de repenser à tout ce qu'il sait passé ces derniers jours.

Comment est-ce qu'on a pu laisser un petit être au milieux d'un incendie ? Mon meilleur ami, Gary a été envoyé en mission sur un incendie. En tant que pompier il a du intervenir, il c'est introduit dans la maison pour vérifier que personne n'était à l'intérieur. Et tout ce qu'il a trouvé c'est ce petit bébé. Il l'a sortie de là et l'ont conduit directement à l'hôpital. Gary m'a appelé immédiatement. « Evy tu prends tes clés et tu sautes dans ta voiture. Je suis à l'hôpital. » J'ai tellement paniqué que je suis partie le rejoindre en tee-shirt culotte (qui est à proprement parlé, mon pyjama). J'ai dégringolé aux urgences, paniqué j'ai crié son nom comme une hystérique. Il est apparu à l'angle d'un couloir tout tranquillement. Il m'a juste regardé et il a éclaté de rire en voyant mon look très adapté à la situation. Il en pleurait de rire alors que moi je ressentais de la haine. Il m'a foutus une peur d'enfer. Il m'a alors expliqué ce qu'il se passait. J'ai alors du rencontrer le médecin en petite culotte. C'était la pire soirée de travail au monde. Et niveau crédibilité, j'ai tout perdu. Malgré ma tenu sexy, le médecin m'a conduit vers l'enfant, ce petit bébé. Et juste en la regardant, j'ai senti un truc. Quelque chose de ravageur. J'ai eu l'impression que mon être m'envoyait un message. Que tout l'amour dont je suis dotée c'est concentré pour une seule personne.

Normalement je suis censée emmener l'enfant dans un orphelinat un fois que le médecin c'est chargé de vérifié que tout allait bien. Mais, quand j'étais sur la route, au lieu de continuer tout droit, j'ai enclenché mon clignotant et j'ai emprunté la route vers chez moi. Le bébé dans le siège auto, je les ramené chez moi sans signalé l'existence de cette enfant à mes patrons. J'ai volé un bébé. Le lendemain Gary est venu chez moi, pour s'excuser et il a vu la petite. Je n'avais jamais vu un visage devenir aussi blanc en moins de 2 secondes. Il a crié, puis il a bugué, il a bafouillé tout un tas de mot, et c'est assis puis c'est relevé, puis c'est rassis. Il a fixé l'enfant, la pris dans ses bras, l'a éloigné de lui puis la rapproché. Ensuite il me l'a donné et il a continué à me fixer. Il n'a jamais été aussi bizarre. Quand Gary a enfin ouvert la bouche pour prononcer une vrai phrase il m'a demandé si avoir des seins étaient douloureux. Ça n'avait aucun sens et encore maintenant, ça n'a pas de sens. Il n'a pas chercher à comprendre pourquoi j'avais fais ça, il m'a conseillé de bien prendre soin d'elle et de toujours lui apporter le plus de bonheur. Mais voilà une semaine que c'est arrivé et je n'arrête pas de m'inquiéter. Jamais il m'aurait venu à l'esprit de prendre un bébé et de l'emmener avec moi.

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⏰ Last updated: Jul 16, 2019 ⏰

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Par amourWhere stories live. Discover now